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FLORENCE + THE MACHINE - Ceremonials (2011)
Par MOONDREAMER le 28 Novembre 2011          Consultée 2778 fois

Florence Welch, chanteuse iconique du groupe Florence + The Machine, a vraiment toutes les clés en main pour marquer l’histoire musicale de la Grande-Bretagne : une voix exceptionnelle qui vibre de passion et d’énergie sur chaque chanson, un univers visuel créatif et mystérieux, un style musical à part sur la scène pop moderne et surtout, derrière elle, un premier album, Lungs, qui a su mettre à genoux l’ensemble des critiques outre-manche et enthousiasmer un public de plus en plus exigeant et blasé.

« Que d’enthousiasme dithyrambique, quelle pluie d’éloges pour une chanteuse comme tant d’autres ! Il ne peut qu’exagérer…» vous dites vous, vous qui n’avez jamais entendu parler de la jolie rousse. Et bien, je vous encourage à vous plonger dans une écoute attentive de Ceremonials, laissez moi vous guider !

Tout d’abord, ne soyez pas effrayés par les percussions tribales qui tonnent tout au long de l’album et vous remarquerez bien rapidement la délicate harpe parsemant chaque morceau de sa subtile empreinte. Et c’est cette alternance entre puissance et douceur, entre brutalité et raffinement qui est la véritable clef de voute du style si particulier qu’a su créer le groupe aussi bien sur cet album que sur le précédent.

Mais dès le morceau d’ouverture, « Only If For A Night », on remarque la différence entre Lungs et ses ambiances à la fois sombres, exotiques et animales : Ceremonials accorde une place bien plus importante aux chœurs et aux cordes frottées. L’album n’en est pas moins mystérieux que son prédécesseur mais en émane, grâce à ce léger tournant, un parfum de sophistication presque lumineuse (oui, ces deux mots semblent n’avoir aucun sens ensemble, mais écoutez l’album et vous comprendrez) ce qui n’est pas pour me déplaire.

Je dois tout de même vous avouer que cet album, je l’attendais au tournant : comment succéder à une première œuvre aussi impressionnante et bien composée, en gardant son identité sans pour autant se répéter ni décevoir ?

Eh bien il ne m’a pas fallu plus de quelques minutes pour que la vérité éclate indubitablement à mes yeux : le difficile cap du second album a été passé avec une aisance presque indécente pour Florence et ses musiciens.

« What The Water Gave Me », le premier single à avoir filtré des studios britanniques avait attisé ma curiosité : une mélodie tourmentée qui monte crescendo pour exploser dans une déferlante d’émotions mêlant percussions et voix, et toujours cette harpe qui me nargue à chaque écoute, moi qui voyait cet instrument comme dépassé et extrêmement limité…

Puis c’est au tour de « Shake It Out » de me dévoiler une autre facette de l’artiste, presque pop avec son refrain simplissime mais pourtant on ne peut plus efficace, sans pour autant renier ce qui fait les fondements et l’originalité du groupe : une instrumentation complexe mais jamais prétentieuse, une voix à tomber par terre et des paroles remarquablement travaillées.

Autre changement que j’évoquais plus haut : malgré le côté tourmenté de l’ensemble des compositions de Florence, cet album semble bien plus « radieux » que son aïeul. De « Breaking Down », et son air enjoué masquant une véritable mélancolie dans les paroles, à « No Light, No Light », porté par une orchestration galvanisante et héroïque, en passant par « All This And Heaven Too », véritable démonstration vocale de la chanteuse, sans oublier « Lover To Lover » et son piano virevoltant, près de la moitié des chansons de Ceremonials sont placées sous le signe d’une énergie rayonnante et contagieuse.

Aurait-elle enfin trouvé le bonheur ? Tant que le niveau des compositions tutoie les sommets, je ne m’en plaindrais pas ! Et puis ce second album contient également des chansons très sombres (« Never Let Me Go », « Seven Devils », « Leave My Body ») et l’univers mystique du groupe, loin d’être dénaturé par cette nouvelle orientation lumineuse, gagne en diversité et en profondeur.

N’ai-je pas encore mentionné « Spectrum » ? Sur de très timides débuts d’expérimentation électro se superposent dans un maelström de puissance et de joie la voix magistrale de Florence, harpe, violons, clappements de main, pianos, contrebasse et percussions : une parfaite synthèse de la direction prise par le groupe dans Ceremonials et de l’énergie dévorante animant chaque morceau. Un véritable coup de cœur !

Bref, je tire ma révérence à Florence + The Machine pour avoir réussi à reproduire le tour de force de sortir un album au sein duquel les perles côtoient les diamants et devant lequel on ne peut que s’incliner.

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   MOONDREAMER

 
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- Florence Welch (chant)
- Isabella Summers (celesta, choeurs, piano, cordes, synthétiseur)
- Mark Saunders (basse, guitare, percussions, choeurs)
- Rob Ackroyd (guitare)
- Christopher Lloyd Hayden (batterie, percussions, choeurs)
- Sian Alice (choeurs)
- Lisa Moorish (choeurs)
- Jack Peñate (choeurs)
- Jesse Ware (choeurs)
- Rusty Bradshaw (orgue, claviers)
- Paul Epworth (orgue)
- Nikolaj Torplarsen (piano)
- Tom Monger (harpe)
- Lucy Shaw (contrebasse)
- Ian Burdge (violoncelle)
- Max Baillie (alto)
- Sally Herbert (violon)
- Gillon Cameron (violon)
- Richard George (violon)
- Rick Koster (violon)
- Oli Langford (violon)
- Warren Zielinski (violon)


1. Only If For A Night
2. Shake It Out
3. What The Water Gave Me
4. Never Let Me Go
5. Breaking Down
6. Lover To Lover
7. No Light, No Light
8. Seven Devils
9. Heartlines
10. Spectrum
11. All This And Heaven Too
12. Leave My Body



             



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