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The BLACK KEYS - El Camino (2011)
Par A.T.N. le 6 Février 2012          Consultée 3058 fois

Désormais dans la cour des grands après l’excellent Brothers, les BLACK KEYS font le buzz et la sortie de leur nouvel album est, en lui-même, un événement dans la sphère blues-rock. C’est donc au milieu des oreilles affutées de millions d’aficionados de tous les continents que débarque El Camino et son mini-van Chrysler.

Le moulin démarre au quart de tour avec une corde de guitare grave et grasse qui sent l’huile de vidange, les pistons du batteur envoient la sauce, les claviers rigolards klaxonnent à tue-tête. Mais… mais… c’est limite jovial, tout ça ! C’est dansant ! Ce blues rapide qui donne la pêche, c’est du rock, ma parole ! Et que ça chorise avec des ‘wooo-ho-ho-hooo’ sur le refrain, communicatif en diable, gravé dans les oreilles en une milliseconde. A peine sortis de la ville, on est déjà en train de brailler ‘I’m a lonely boooooooy !!’ comme des demeurés.

Le temps de réaliser que ce titre d’intro est une tuerie monumentale, « Dead And Gone » met le pied au plancher. Comme s’ils étaient coursés par Roscoe P. Coltrane dans le comté de Hazzard. Et y a du xylophone, d’autres ‘oooh-oh-oh’, des breaks d’enfer, un solo crade par-dessus des claps. C’est monstrueux. Mais ils ont bouffé quoi ??

Livret en main, on pige : DANGER MOUSE is in da house. Le producteur/compositeur protéiforme (le mec capable de pondre des chefs-d’oeuvre de GNARLS BARKLEY à l’album Rome récemment, le petit génie écoeurant, quoi…), qui avait produit le single « Tighten Up » sur l’opus précédent, est désormais co-producteur sur El Camino, et surtout il co-écrit les 11 titres. Associé au duo, il insuffle un supplément de talent dans l’écriture et le son, la mayonnaise prend direct. L’ensemble a un côté LED ZEP pour la puissance, WHITE STRIPES pour le côté primaire des percussions, STONES pour l’évidence pop qui émane de quelques morceaux.

La route défile d’un morceau à l’autre, tout est immédiat, parfaitement balancé, avec mention particulière à « Run Right Back » et son lick de guitare qui cancane maladivement pendant que la section rythmique cavale à toute vapeur. Auerbach chante comme toujours, Carney tape comme jamais. Un sommet. « Nova Baby » est surprenant par sa bonne humeur, mais trouve parfaitement sa place en écho aux deux premiers. Les claviers additionnels du nouveau venu font merveille.

Difficile de trouver un moment faible (à part « Stop Stop » peut-être, vraiment trop pop et léger, pour le coup). Le blues lourd des BLACK KEYS est toujours en filigrane, ils ne renient rien de leur identité, mais en accélérant le tempo (il paraît que c’est parce qu’ils n’arrivent pas bien à jouer en live les morceaux lents de Brothers) ils saupoudrent leurs gimmicks gras d’une poudre pop-rock qui fait merveille. DANGER MOUSE transforme tout en or.

Un must !

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   A.T.N.

 
  N/A



- Dan Auerbach - Voix, Guitares, Claviers
- Patrick Carney - Batterie
- Brian Burton - Claviers


1. Lonely Boy
2. Dead And Gone
3. Gold On The Ceiling
4. Little Black Submarines
5. Money Maker
6. Run Right Back
7. Sister
8. Hell Of A Season
9. Stop Stop
10. Nova Baby
11. Mind Eraser



             



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