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- Style : Cheap Trick
- Membre : Roy Wood , The Move , Black Sabbath, Wizzard
 

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ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA - On The Third Day (1973)
Par BAAZBAAZ le 24 Novembre 2012          Consultée 1353 fois

C’est beau, une naissance. C’est quelque chose d’émouvant : La joie des parents, les premiers cris du nourrisson, la découverte du monde… On ressentirait presque (presque !) la même chose à l’écoute de On the Third Day, troisième album d’ELECTRIC LIGHT ORCHETRA au titre et à la pochette aussi mégalomaniaques que Jeff Lynne, le géniteur de ce bébé-là. Troisième album ? Mais alors de quelle naissance parle-t-on ? Du son, du style, de la patte ELO : c’est sur ce disque, le temps de deux compositions, que Lynne met enfin en place ce qui va être la marque de fabrique de l’un des groupes les plus vendeurs de la deuxième moitié des années 70.

Tout d’abord, il y a « Showdown », single paru en octobre 1973, soit un mois avant la sortie du disque aux Etats-Unis (les Anglais n’ayant été servis qu’après). La chanson ne figure d’ailleurs à l’origine que sur le pressage américain, signe que Lynne a compris quel public il devait chouchouter en priorité pour remplir son portefeuille. Cette sorte de R&B funky très propre et rehaussé de cordes insidieuses (et délicieuses) est crucial dans l’histoire d’ELO : il symbolise la découverte d’une formule ultra-efficace qui sera exploitée pleinement par la suite. Et puis il y a ce « Dreaming of 4000 » plus prétentieux, plus prog, mais où l’on entend les mélodies vocales et la magie rythmique qui feront bientôt la gloire du groupe. C’est vif, enlevé, débordant d’arrangements pétillants. Le beau bébé est une poule aux œufs d’or.

Cette naissance, quelque part, est une résurrection : celle de Lynne en tant que songwriter, qui se remet enfin du départ de Roy Wood. Paumé et divagant sur le disque précédent, il commence à se reprendre sur On the Third Day. Mieux, il compose enfin au lieu de bricoler des fresques pseudo-épiques embarrassantes. L’album est ainsi plus construit, plus cohérent. Il comporte des morceaux relativement courts, signe du retour à un format délibérément pop. Par-delà les années écoulées, l’ancien petit maître de THE IDLE RACE (qu’il faut avoir écouté si l’on veut comprendre les années 60) renoue avec l’art qu’il avait égaré.

La recette est imparable : arrière-plan beatlesien éhonté saupoudré d’arrangements inspiré de la musique classique, couplets et refrains aux petits oignons et production avenante et policée. Splendide. Mais qu’on ne s’excite pas trop, car sur cet album tout cela reste à l’état d’ébauche. Ce n’est qu’un avant-goût. La première partie du disque n’est pas encore débarrassée des scories qui tiraient ELO 2 vers le bas. On y trouve en effet une suite de compositions un peu invertébrées, pas forcément transcendantes. Mais il y a aussi suffisamment de jolies choses (« Bluebird is dead », « Oh No Not Susan ») pour mériter une écoute attentive. Les violons et violoncelles créent une atmosphère légère et enjouée que les plus délicats sauront apprécier.

Ajoutez à cela un instrumental sympathique bien qu’un peu godiche (« Daybreak ») et un épais glam-rock sans prétention sur lequel Marc Bolan de T. REX – vieux pote de Lynne et Wood – s’invite à la guitare (« Ma-Ma-Ma Belle ») et l’on obtient un album qui, sans être extraordinaire, ne comporte qu’une seule vraie grosse faiblesse : l’inutile sempiternelle reprise du « In the Hall of the Mountain King » d’EDVARD GRIEG, sorte de tarte à la crème de l’époque. Alors oui, le bébé est enfin là. Mais c’est encore une petite chose maladroite et trébuchante : On the Third Day est un disque mineur dans la discographie d’ELO, même si l’on sent que la machine est en route. Et les ventes ? Côté anglais, c’est un échec. Mais côté américain, l'accueil est meilleur. C’est un premier frémissement qui annonce les futurs grands tremblements de terre provoqués par le géant qui vient de naître.

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- Jeff Lynne (chant, guitares)
- Bev Bevan (batterie)
- Richard Tandy (piano, moog)
- Mike De Albuquerque (basse)
- Wilf Gibson (violon)
- Mik Kaminski (violon)
- Colin Walker (violoncelle)
- Mike Edwards (violoncelle)
- King Marc Bolan (guitare)


1. Ocean Breakup/king Of The Universe
2. Bluebird Is Dead
3. Oh No Not Susan
4. New World Rising/ocean Breakup (reprise)
5. Showdown
6. Daybreaker
7. Ma-ma-ma Belle Colin
8. Dreaming Of 4000
9. In The Hall Of The Mountain



             



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