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ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

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ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA - Face The Music (1975)
Par BAAZBAAZ le 8 Décembre 2012          Consultée 1375 fois

Avec Face the Music, ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA connaît une première vraie rupture entre succès commercial et qualité artistique. Car si les ventes ne cessent de croître, cet album est par contre inférieur au précédent et marque un léger recul dans la créativité et l’inspiration. Il faut dire qu’il s’agit du cinquième que sort le groupe en cinq ans, et son contenu semble pâtir de ce rythme très soutenu. Côté public, tout va pour le mieux : disque d’or, puis de platine, deux singles qui caracolent dans les charts… Les Etats-Unis consomment avec délectation la musique de Lynne et même les Anglais commencent à se réveiller. Mais cette réussite masque alors le fait qu’ELO est plutôt dans une phase de transition.

Le style du groupe se stabilise et la dernière étape franchie par Lynne est l’abandon des dernières velléités progressives que l’on trouvait encore sur Eldorado. Le songwriter se déleste de son trop-plein d’ambition et se concentre sur l’écriture des chansons. Mais les fruits de cette évolution pop ne seront récoltés que sur l’album suivant. Pour l’heure, Face the Music apparaît surtout moins fou et excitant que son prédécesseur. L’orchestre est plus en retrait et la dimension symphonique débridée qu’on y trouvait s’est estompée. Ce nouveau disque est donc moins flamboyant, presque terne malgré des compositions souvent attachantes. Ce n’est qu’un an plus tard, avec le formidable A New World Record, qu’ELO offrira à nouveau un visage plus excentrique.

Face the Music est donc un disque coincé entre deux classiques. Vite composé et enregistré (à peine un mois), il est surtout destiné à maintenir l’attention du public. Les singles à succès qui en sont tirés sont d’ailleurs assez convenus : avec son groove démoniaque, « Evil Woman » est une chanson admirablement dansante qui incarne bien la formule ELO. Mais, dans le même style, on pourra lui préférer « Showdown » qui figurait sur On the Third Day. On sent que Lynne a clairement choisi de privilégier l’efficacité. Plus lente et ambitieuse, « Strange Magic » brille par son refrain délicieux et son ambiance très douce. Leur accueil enthousiaste à l’époque et leur postérité ne doivent pas faire oublier que le groupe n'est pas à son meilleur niveau.

L’ensemble de l’album est d’ailleurs du même calibre : agréable, largement supérieur à ce qu’ELO faisait à ses débuts (du moins pour qui préfère la concision pop aux élucubrations instrumentales sans fin), mais aussi un peu fade. Il y a de bons moments, tels ce « Waterfall » transcendé par les belles mélodies vocales des couplets ou ce « Nightrider » où l’on retrouve la verve symphonique d’Eldorado. Et même sans apprécier l’arôme country de « Down Home Town », le côté brouillon du virevoltant « Poker » ou la langueur un peu trop appuyée de « One Summer Dream », il faut admettre que ces compositions contiennent toutes de superbes choses. Mais elles sont aussi un peu bancales et révèlent un groupe en roue libre et pris d’une faiblesse passagère. Une petite pause avant de devenir millionnaires ?

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- Jeff Lynne (chant, guitares, claviers)
- Bev Bevan (batterie)
- Richard Tandy (guitare)
- Kelly Groucutt (basse)
- Mik Kaminski (violon)
- Hugh Mcdowell (violoncelle)
- Melvyn Gale (violoncelle)


1. Fire On High
2. Waterfall
3. Evil Woman
4. Nightrider
5. Strange Magic
6. Down Home Town
7. One Summer Dream



             



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