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ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA - Secret Messages (1983)
Par BAAZBAAZ le 2 Février 2013          Consultée 1257 fois

1983… ELECTRIC LIGHT ORCHESTRA est toujours en vie. Et Jeff Lynne n’a rien perdu de ses ambitions délirantes si l’on considère que Secret Messages, à l’origine, devait être un double album. Mais l’idée n’intéresse personne et le label du groupe le force à faire preuve de plus de modestie. Un mal pour un bien ? Dans l’histoire du rock, de tels échecs ont donné des résultats fascinants : le Who’s Next des WHO ou le Setting Sons de THE JAM sont sans doute bien meilleurs – car plus concis et plus efficaces – que les projets démesurés et boursouflés que Townshend et Weller avait initialement en tête. Lorsqu’un songwriter devient mégalo, une leçon d’humilité peut s’avérer salvatrice… Hélas, dans le cas présent, il n’en est rien.

Avec Secret Messages, Lynne patine dramatiquement. A vrai dire, il n’a même plus assez d’inspiration pour remplir un simple disque d’une dizaine de chansons correctes. On n’ose alors imaginer la calamité sonore qu’aurait été un double album. Le déclin avait pourtant été enrayé par le surprenant Time, une audacieuse tentative de renouvellement musical qui contenait quelques compositions remarquables. Mais cette seconde jeunesse est éphémère et, deux ans plus tard, ELO prend un coup de vieux. En cette année 1983, tandis que MICHAEL JACKSON devient le maître du monde avec « Billie Jean » et que THE POLICE et MEN AT WORK déchainent les foules, le groupe voit s’achever le temps où il pouvait réclamer sa part du gâteau.

Tout n'est évidemment pas à jeter : « Loser Gone Wild » aurait sans doute pu être un hit avec son sympathique et inoffensif refrain (dans le même style que le « Kokomo » des BEACH BOYS), mais les couplets sont soporifiques. De même, « Bluebird » et « Time After Time » prouvent que l’infatigable Lynne, même au bout du rouleau, arrive encore à composer quelques sucreries pop légères et enjouées. Mais ce sont des plaisirs fugaces qui n’égalent en rien les merveilles dont regorgeaient A New World Record ou Out of the Blue. De plus, tout cela est noyé dans une masse de chansons flasques et impersonnelles qui, telles « Take Me On and On » et « Letter from Spain », sont trop convenues pour mériter la moindre attention.

Lynne a pourtant fait un gros effort d’adaptation aux années 80. Il a pris la mesure des évolutions techniques de son époque et excelle dans l’art de répondre aux attentes du public. Des chansons un peu mièvres comme « Stranger » (une ballade qui rappelle ce que fait FOREIGNER à partir d’Agent Provocateur) ou « Train of Gold » (très synthpop) sont parfaitement en phase avec l’air du temps. Mais ça ne fonctionne pas : trop de recyclage, de mélodies déjà utilisées sur les disques précédents … A moins de découvrir le groupe avec cet album, on ne peut échapper à l’impression d’avoir déjà entendu cette musique jusqu’à plus soif. Et en 1983, il y avait bien d’autres choses à faire que découvrir ELO avec Secret Messages…

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- Jeff Lynne (chant, guitares, claviers)
- Bev Bevan (batterie)
- Richard Tandy (guitare)
- Kelly Groucutt (basse)


1. Secret Messages
2. Loser Gone Wild
3. Bluebird
4. Take Me On And On
5. Time After Time
6. Four Little Diamonds
7. Stranger
8. Danger Ahead
9. Letter From Spain
10. Train Of Gold
11. Rock 'n' Roll Is King



             



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