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ENYA - The Memory Of Trees (1995)
Par MARCO STIVELL le 18 Avril 2013          Consultée 808 fois

Le début des années 90 pour ENYA est marqué par la sortie du merveilleux Shepherd Moons, sans doute son plus bel album ou en tout cas, le plus constant dans l'inspiration. L'année 1992 permet à l'artiste de rééditer son tout premier album, The Celts, bien que de nouveau il n'atteigne pas les records de ventes de ses successeurs. C'est en revanche le cas du quatrième bébé, The Memory of Trees. Quatre ans ont été nécessaires pour lui permettre de voir le jour, on pouvait espérer davantage de maturité encore de la part de l'artiste.

Si les Ryan imposent toujours leur marque à leur manière sur ce nouvel album, The Memory of Trees est, musicalement, le premier de sa discographie où ENYA fait tout par elle-même. Ce qui signifie que les voix, synthétiseurs et percussions électroniques occupent l'ensemble de l'espace sonore ; il serait vain de chercher cette fois-ci une quelconque trace d'instruments acoustiques genre cuivres ou vents celtes. On peut le regretter d'office car les invités ont toujours permis de rendre la musique d'ENYA encore plus vivante, mais la demoiselle a du talent et il serait injuste de ne pas lui donner cette chance d'exceller par elle-même.

Comme à l'accoutumée, ce disque s'ouvre sur la traditionnelle esquisse de piano accompagnée de nappes de cordes et de voix, donnant son nom à l'ensemble. Le thème glorieux y est une nouvelle fois splendide, et la présence de la fausse guitare classique apporte une note d'originalité dans ce son que l'on connaît pourtant si bien. Puis vient forcément le single numéro 1 de l'ensemble, "Anywhere Is". Cette mélodie syncopée et répétitive donne l'effet d'une marche, quoique conservant une tonalité enfantine et rêveuse (toujours ces "hmm" en fond). "From Where I Am" est une partie de piano toute simple, un de ces interludes dont la belle a le secret. Avec le mystique "Pax Deorum", ses nappes graves et son canon de voix fantomatiques, ainsi que la ballade nocturne "Athair ar Neamh" garnie de "oooh" et de cloches magiques, on se dit que l'album commence sous les meilleurs auspices.

"China Roses", souvent utilisée dans les publicités, n'a de chinois que l'imitation de flûte en bambou proposée en introduction. Ce titre offre en dehors de cela une très jolie ambiance mi-baroque mi-celtique et de manière suave, autre marque de fabrique. Puis vient le temps de l'incertitude, pour l'auditeur. La seconde partie propose en effet un lot d'idées restant bien sûr dans la lignée de ce que nous a toujours proposé l'artiste, mais en moins marquant. "Once You Hald Gold" et "Tea-House Moon" sont deux valses assez mignonnes avec beaucoup de voix de tête, des sonorités cristallines et même des percussions sourdes. "La Soñadora" a comme le veut le titre un côté hispanisant dans l'harmonie, mais toujours façon ENYA qui s'octroie le luxe d'une fine nappe d'orgue. "Hope Has a Place" se situe dans la fratrie des "On Your Shore", "Angeles"... ENYA n'a eu qu'à changer un peu les accords. Plus mémorable reste le deuxième single placé tout à la fin du disque, "On My Way Home". L'orgue y fait le lien avec le morceau précédent, mais on y rencontre aussi des vagues surprenantes de Fender Rhodes modifié, des cordes en pizzicato qui jouent comme une guitare sur le refrain, ainsi qu'un pont survolé par une flûte de pan et qui rappelle beaucoup celui de "Book of Days".

Globalement, si ce disque est toujours agréable et clairement satisfaisant pour une telle musique, il manque parfois un peu d'unité, dans la seconde partie surtout. ENYA assure la réalisation instrumentale avec brio et souvent de bonnes idées, mais l'absence d'éléments plus divers, pour ne pas dire humains se fait ressentir à certains moments. Quoiqu'il en soit, et même si je sais qu'ENYA n'aime pas ce langage, il est intéressant de remarquer que cette musique toute personnelle est en hausse dans les charts pour ces années 90 dominées par le rap et la techno, et elle le sera encore par la suite...

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   MARCO STIVELL

 
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- Roma Ryan (paroles)
- Nicky Ryan (production)
- Enya (chant, claviers, percussions)


1. The Memory Of Trees
2. Anywhere Is
3. Pax Deorum
4. Athair Ar Neamh
5. From Where I Am
6. China Roses
7. Hope Has A Place
8. Tea-house Moon
9. Once You Had Gold
10. La Soñadora
11. On My Way Home



             



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