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BIG COUNTRY - The Journey (2013)
Par GEGERS le 27 Mai 2013          Consultée 1898 fois

1999 – 2013 : 14 ans. Voici l'ampleur du trou béant qui sépare les deux derniers albums en date de BIG COUNTRY. En 14 ans, le groupe de rock écossais est devenu un groupe de survivants. Un groupe qui s'est accordé une nouvelle chance, en 2007, six ans après le suicide de son leader emblématique (et pour beaucoup irremplaçable) Stuart Adamson. Un groupe qui a survécu au départ d'un membre majeur en 2012, le bassiste Tony Butler, pourtant artisan principal de la renaissance du combo. Un groupe dont le nouveau leader, Mike Peters, a lui même des allures de survivant, puisqu'il a combattu et vaincu deux cancers. Le fait que BIG COUNTRY accouche, en 2013, d'un nouvel album, a donc déjà des allures de petit miracle. Le fait qu'il soit réussi au-delà de toute espérance n'est que la cerise sur le gâteau.

The Journey est un album de passionnés avant tout. A l'aube de la retraite, les deux piliers séculaires du groupe que sont le guitariste Bruce Watson et le batteur Mark Brzezicki n'ont plus de plan de carrière, et certainement pas de velléités commerciales, même s'il est certain que le premier album du groupe enregistré sans Stuart Adamson va attirer irrémédiablement un certain nombre de curieux, pas toujours très bienveillants, se plaçant à côté de l'ambulance pour espérer voir un peu de sang. Mais les vétérans avaient cet album en eux. Pas seulement les deux précités non, mais l'entité BIG COUNTRY dans son ensemble, puisque les cinq membres du groupe on participé à sa conception. Enregistré au Pays de Galles, dans un vieux bunker sans accès internet ni réseau téléphonique, The Journey se fait, sans prétention, de tout ce qui a fait le succès du groupe sur ses précédentes réalisations.

Naturellement, l'album sonne de manière plus propre, plus polie, que les premières sorties du groupe, marquées par le sceau d'un enthousiasme certain, malheureusement mis à mal par une production qui a mal traversé les ans. Il y a sur ce nouvel opus des références directes à The Crossing, album-fondateur et plus gros succès de BIG COUNTRY. La rugosité rock de « Home of the brave », dont la structure quasi-punk sur le refrain peut surprendre, renvoie directement au premier rejeton des Écossais, tout comme le survolté « Last ship sails ». Si les riffs de guitare sont plus affûtés, le groupe a pris le soin de conserver la ferveur et l'énergie brute de l'époque, tout comme Mike Peters, sans singer son prédécesseur, s'impose comme le meilleur successeur possible de Stuart Adamson. Le mid-tempo « Winter fire », à la fois plus posé et plus lyrique dans la teneur de son incroyable refrain, fait lui aussi un clin-d'oeil appuyé au glorieux passé de la formation. « In a broken promised land » et « Another Country », marqués par une basse ronde et prédominante et le fameux effet de guitare e-bow apprécié par Bruce Watson, et qui donne un son de cornemuse à la six-cordes, constituent pour leurs part des ambassadeurs de choix, à même de prouver la vigueur et la bonne santé du groupe malgré le poids des ans.

Si la nostalgie fonctionne à pleins tubes, BIG COUNTRY n'en a pas pour autant oublié d'évoluer, reprenant les choses là où Driving To Damascus les avait laissées en 1999. Le rock de la formation écossaise se fait ainsi plus maîtrisé, plus axé sur les mélodies et l'impact des riffs, mais reste inédit par sa capacité à faire cohabiter de multiples sentiments et ambiances contradictoires au sein d'un même morceau. « The journey », gros rock enjoué se fait également très mélancolique dans son texte, reprenant le thème de l'errance et du voyage, cher au regretté Stuart Adamson. Sachons apprécier « Hurt », rock introduisant une guitare acoustique et un clavier, agrémenté d'intonations country-folk, et qui permet à Mike Peters de faire une démonstration de ses (immenses) capacités vocales. Sombre ballade, « Angel and promises » est une pure merveille, dont « Hail and farewell », ballade finale délicate et empreinte d'une belle mélancolie, prend le parfait contrepied.

Il y a de la vie dans ce BIG COUNTRY. Les battants, à force de persévérance, ont finalement donné naissance à un album inespéré, exceptionnel dans sa variété, sa conception et son exécution. Ce tour de force est sans doute le plus bel hommage que les Écossais pouvaient rendre à Stuart Adamson, dont l'ombre ne cesse de survoler ces 12 titres, pour autant de pépites. Du tout bon pour découvrir ou redécouvrir le groupe, et une sortie d'ores et déjà essentielle d'un groupe décidément pas comme les autres...

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- Derek Forbes (basse)
- Bruce Watson (guitare)
- Mark Brzezicki (batterie)
- Mike Peters (chant, guitare)
- Jamie Watson (guitare)
- Tony Butler (basse)


1. In A Broken Promise Land
2. The Journey
3. After The Flood
4. Hurt
5. Home Of The Brave
6. Angels & Promises
7. Strong (all Through This Land)
8. Last Ship Sails
9. Another Country
10. Return
11. Winter Fire
12. Hail & Farewell



             



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