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 Simple Minds (1479)

SIMPLE MINDS - Real To Real Cacophony (1979)
Par ARP2600 le 6 Janvier 2014          Consultée 2208 fois

La progression de Simple Minds est fulgurante en cette année 1979. Après un premier album sans personnalité, ils se sont d'emblée remis en question, ont cherché leur voie et l'ont trouvée en sept petits mois. Il y a une nuance entre le fait de pasticher un groupe et le fait de jongler avec des influences. On ressentira pendant longtemps la présence de Magazine dans les albums des Minds mais elle se fait à la fois plus discrète et plus constructive dès le deuxième album, baptisé du nom étrange Real to real cacophony.

Celui-ci est en fait le condensé de deux titres de plages de l'album. « Du réel au réel », on n'aura certainement pas droit à des rêveries sur ce disque (1). Quant à la cacophonie, eh bien... n'allons pas jusqu'à accuser ceci d'être bruyant mais il est certain que le son est fort expérimental, tout comme les structures des chansons. Un album audacieux donc, bien que pas encore assez stable pour qu'on crie au chef-d’œuvre.

Le chant de Jim Kerr est en pleine mutation également. Sur ce disque, il commence à alterner avec bonheur les registres aigu et grave, les timbres buccal et guttural. Cette diversité fait sa force dans tous les grands albums du groupe. S'il ne chante pas toujours très juste, cette imprécision de hauteur choque rarement. Il a une manière étonnante de produire des notes indéterminées, par exemple sur « Citizen » mais aussi dans de nombreuses chansons ultérieures. Cette plasticité fait de lui un des chanteurs les plus talentueux de la new wave, sans en avoir l'air, qualité qui lui permettra de s'adapter sans aucune peine aux différents styles abordés par Simple Minds au cours de son histoire.

Les instrumentistes progressent aussi, mais plus difficilement. Répétons-le, Real to real cacophony est expérimental. Ils testent au cours des sept titres courts de la première face de nombreuses structures rythmiques et de nombreuses textures sonores, assez rudes d'ailleurs, au risque d'être par moments un peu ridicules, comme sur « Carnival ». Notons au passage « Factory », hommage évident à Kraftwerk (les deux mots veulent dire usine, et le style ne trompe pas). La deuxième face teste quant à elle des formats plus longs, avec beaucoup de bonheur. On y comprend sur « Premonition » quelle part de l'influence de Magazine va rester : celle du dance rock, la recette répétitive et hypnotique de « The light pours out of me ».

Les autres chansons longues de la seconde partie sont également à retenir. « Changeling » est unique dans leur répertoire, un genre de glam rock musclé mais bien mieux fichu que les singles de Life in a day. « Calling your name » est plus rapide, plus héroïque, un registre qu'ils n'aborderont plus avant Sparkle in the rain cinq ans plus tard. Quant à la conclusion « Scar », elle montre que le groupe a toujours eu en tête ses racines celtiques même si cela restera discret jusqu'à Street fighting years.

Malgré un début un peu désordonné, on se doit de considérer Real to real cacophony comme une première grande contribution de Simple Minds, la plus bizarre, la plus violente, on n'est pas bien loin de la face post-punk de la new wave. Certains pourront avoir un faible pour cette musique plus rugueuse, mais j'estime pour ma part qu'ils n'allaient faire que progresser artistiquement dans leurs publications ultérieures.

Note : 3,5/5

(1) Notons que l'édition de 2003 est incorrectement nommée Reel to real cacophony, tout comme la première plage « Reel to real ». Un problème d'homophones mais non, point n'est question de bobines de films ici.

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   (2 chroniques)



- Charles Burchill (guitares, violon, saxophone)
- Derek Forbes (basse)
- Jim Kerr (chant)
- Brian Mcgee (batterie, percussions)
- Michael Mcneil (claviers)


1. Real To Real
2. Naked Eye
3. Citizen (dance Of Youth)
4. Carnival (shelter In A Suitcase)
5. Factory
6. Cacophony
7. Veldt
8. Premonition
9. Changeling
10. Film Theme
11. Calling Your Name
12. Scar



             



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