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HOUSE OF X - House Of X (2014)
Par GEGERS le 25 Octobre 2014          Consultée 744 fois

“Take me to the house of... take me to the house of... X“ ! A chanter sur l'air du refrain du morceau “House of Jazz” d'AC/DC bien sûr. Marrant comme ce nouveau groupe britannique transpire le classic-rock, jusque dans son nom. Une petite minute... Ce “nouveau” groupe ? Pas vraiment. Si vous avez lu les épisodes précédents de la sage HOUSE OF X, vous savez déjà que, composé d'ex-membres du groupe UFO, ce combo a débuté comme tribute-band du groupe de Phil Mogg avant de se décider à composer son propre matériel. La démarche est louable, et n'est pas inédite, rappelons-nous Demon's Eye, groupe-tribute à Deep Purple qui a proposé en 2011 un album constitué de compositions personnelles.

Reste que, du coup, les HOUSE OF X ont maintenant tout à prouver. Un évident bagage technique et un pedigree enviable ne suffisent pas, le quartet doit faire ses preuves, comme tout jeune débutant désireux de faire carrière. Un premier EP, paru durant l'été, était parvenu à démontrer le potentiel du groupe en matière de compositions originales. Bien sûr, il s'agit d'un classic-rock “à l'européenne” (comment pourrait-il en être autrement), qui lorgne ostensiblement du côté du Michael Schenker Group et de UFO, les claviers en moins. Si Michael Schenker n'est pas de la partie, son aura plane sur cet opus, tant et si bien que le riff de “The road less troubled” est pétri de ses influences (ce riff typé 90's), bien que ce morceau ne soit pas à ranger dans le haut du panier d'un album qui propose par ailleurs des choses bien plus intéressantes.

Naturellement, les guitares de Laurence Archer sont au centre des débats. Celui qui joue sur un des albums les plus injustement méprisés de UFO (Hight Stakes and Dagerous Men) abat un boulot titanesque, tant en matière de rythmique que de soli. Ces derniers se font virtuoses mais toujours empreints d'une grande mélodie et d'un véritable feeling, en atteste l'instrumental “Rage”, véritable démonstration de force de quasiment 6 minutes, qui commence comme un classic-rock endiablé avant d'évoluer vers des sonorités bluesy de grande classe.

Le groupe montre rapidement deux facettes : celle de vieux briscards remplis d'énergie et désireux d'en découdre, et qui le prouvent en balançant du riff vindicatif et de la rythmique décoiffante : “No more tequila” et “House of lies” témoignent d'un combo affûté, et frappent fort notamment, pour le deuxième, grâce à un solo dantesque. Et puis, il y a ces titres plus lents, plus sombres aussi, qui laissent le temps aux ambiances de s'infuser, aux mélodies de s'insinuer dans les esprits. Dans le genre, la reprise de “Martian landscape” fonctionne à merveille. Signé Peyronel et publié originellement sur l'album de UFO No Heavy Petting (1975), ce titre aux paroles désabusées et peu tendres envers l'espèce humaine se voit savamment placé en milieu d'album. Autre grand moment, le lent et heavy “Alive”, qui mêle tradition et modernité avec une réussite insolente. Le titre qui clôture l'album, “Millions”, se voit quant à lui doté d'une sympathique montée en progression (notamment au niveau du refrain) qui en fait une excellente manière de mettre fin aux débats.

Les légers défauts (le manque d'originalité, le chant parfois approximatif de Danny Peyronel) ne nuisent en rien à l'impact de ce premier album des HOUSE OF X. Au contraire, ces légers écueils renforcent l'aspect nostalgique de cette entreprise, même si le son du groupe se veut tout à fait d'actualité, et ne sonne pas plus daté que ce que la scène classic rock propose actuellement. Une bonne douzaine de compositions riches et variées, qui raviront les amateurs de guitare autant que ceux qui regrettent la perte de l'identité hard rock de UFO au profit d'un blues-rock certes convaincant mais trop pépère pour convaincre pleinement. Une sortie aux allures de réussites et qui, espérons-le, marque le début d'une collaboration fructueuse entre ces quatre musiciens qui, décidément, ont bien fait de remettre le couvert.

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- Danny Peyronel (chant, claviers)
- Laurence Archer (guitare)
- Clive Edwards (batterie)
- Rocky Newton (basse)


1. Do Me Wrong
2. No More Tequila
3. Long Arm Of The Law
4. No Way Home
5. The Road Less Troubled
6. Martian Landscape
7. Rage
8. Alive
9. Busted
10. Second Son
11. House Of Lies
12. Millions



             



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