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SUICIDE - A Way Of Life (1988)
Par NOSFERATU le 12 Décembre 2014          Consultée 1543 fois

L’histoire est connue... SUICIDE fait partie des groupes qui ont révolutionné la musique populaire avec plus de quarante années de services dans la scène underground radicale. Dès le début des “seventies”, le duo fantomatique issu de la grosse pomme poursuivait les travaux des DOORS, des STOOGES, du VELVET, de QUESTION MARK AND THE MYSTERIANS et surtout des SILVER APPLES (duo psychédélique hippie drogué utilisant des claviers répétitifs).

Leur premier album, chef d’oeuvre du protopunk et du rock tout court, est la matrice de tout ce qui se fera dans les domaines de l’electro, du new beat, de la techno, du noise rock, du neo garage rock, du psychobilly, du post punk, de la new wave, de la cold wave, du gothique, du “shoegazze”, de la “no wave”, du drone, de la tecktonik (Euh, là non …) .. Martin Rev aux claviers strastophériques et Alan Vega (sorte d’Elvis devenu inhumain) sont responsables d’un ovni paru en cette fin troublée des “seventies” (marquée évidemment par le tsunami punk) où une des plus déchirantes chansons d’amour : “Cheree",cotoie un cauchemar sonore jamais couché sur cire : l’hallucinant “Frankie teardrop”, qui en aura traumatisé plus d’un. Plus qu’une écoute, ce premier disque est une expérience sensorielle mais ce cher Oncle Viande vous a déjà tout conté dans sa chronique.
Curieusement, beaucoup (et évidemment la critique rock) oublie qu’il y a eu une suite… 1988 ! Onze ans après le premier disque, l’ère est à la new wave synthétique où le pire (SPANDAU BALLET) cotoie le meilleur (DAF) et l’acceptable (DEPECHE MODE, SOFT CELL). Suicide revient après une période plus ou moins expérimentale au milieu d'une descendance abondante.

Ainsi, “A way of life” passera inaperçu et la critique ne sera donc guère tendre envers le duo qui commence à avancer déjà en âge (Alan n’est pas loin de la cinquantaine quand ce disque sort). Pourtant il vaut largement une écoute approfondie… Et il s’intègre parfaitement dans le contexte musical de l’époque. SUICIDE va alors donner des leçons d’electro rock à ses héritiers plus ou moins plagiaires.

Le premier morceau “Wild in blue” possède un refrain obsédant, des nappes de synthé métalliques ,puissantes qui reviennent en boucle… Certainement le meilleur titre, avec un Alan Vega, sorte d’Eddie Cochran qui serait possédé par l’esprit de Charles Manson, montrant le versant catchy et violent de Suicide. En gros, un hit(!?) parfait pour un “dance floor” peuplé de zombies sous crack !!! Les mèmes nappes reviennent sur “Rain of ruin” où Alan prend des intonations quasi“iggyesques”.Presque du SISTERS OF MERCY (avec qui, d’ailleurs, Alan a collaboré au sein de l’éphèmère projet SISTERHOOD à la mème période) qui devrait ravir tout bon goth qui se respecte… Par contre, “Surrender” est une ballade "synth pop" matinée de "doo woop" des années 50 quasiment “lynchienne” dans l’ambiance, avec les vocaux éthérés féminins (qui plairait à l’Aigle blanc, tiens…). Alan dévoile ici son coté crooner venu de l’espace. Parfait pour danser un slow avec une alien qui aurait le corps de Scarlett Johanson !!

Les influences "fifties" se ressentent aussi à travers “Jukeboxbaby96”, sorte de “space rockabilly” faisant écho au “Johnny” du premier album avec un son plus adapté au contexte des années 80. ”Sufferin in vain” a un rythme electro vaudou, c’est une sorte de transe (au sens chamanique du terme) très hypnotique… ”Love so lovely” est une réponse au “Ghost rider”, leur fameux hymne de la première oeuvre, avec un son electronique plus heavy. Sur ”Dominic Christ”, le duo invente une “dance music déviante ”avec un beat robotique ultra insistant et d’inquiétants choeurs. Le disque se termine sur le lancinant “Heat beat”, avec son intro effrayante, ses choeurs d’extra terrestres, ses stridences industrielles,et les vocaux particulièrement flippants de Vega qui oscille entre gémissements et voix martiale (martienne?)…

Une oeuvre qui n’a peut être pas atteint le point de non retour du premier disque mais qui n’en demeure pas moins fascinante…

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- Alan Vega : Vocaux
- Martin Rev : Claviers


- Wild In Blue
- Surrender
- Juke Box Baby 96
- Sufferin'in Vain
- Dominic Christ
- Love So Lonely
- Devastation
- Heat Beat



             



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