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- Style : Fatboy Slim, The Chemical Brothers
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The PRODIGY - The Day Is My Enemy (2015)
Par SASKATCHEWAN le 26 Juin 2015          Consultée 1281 fois

Nous sommes en 2015 et PRODIGY bouge encore. Au rythme tranquille d’un album tous les cinq ans en moyenne, le trio britannique nous ressert son électro bigarrée et agressive. Ils surfent bien entendu sur la vague nostalgique qui a progressivement gagné les années 90, après nous avoir noyés sous un déluge de compil’ estampillées années 80. Le bon côté de la nostalgie, c’est qu’elle touche des trentenaires solvables plutôt que des ados sans le sous.

Même dans vos rêves (cauchemars ?) les plus fous, auriez-vous pu imaginer que des groupes comme SCOOTER ou PRODIGY survivent à leur décennie, continuent à remplir des stades et produire des albums ? The Fifth Chapter, le dernier opus de SCOOTER, est même sorti en vinyle ! EN VINYLE ! Il y a des gens aujourd’hui en 2015 qui mettent 20 boules pour acheter un vinyle de SCOOTER ! Sachez que dans tout un tas de pays, le célèbre « How much is the fish ? » est devenu l’équivalent de « My tailor is rich » pour tous ceux qui se sont un jour cassées les dents sur l’apprentissage de l’anglais.

Là où PRODIGY est encore plus fort que SCOOTER, c’est que leur musique a gagné de nouveaux adeptes avec l’album précédent, qui s’est très bien vendu hors de son public de niche. Etant donné que tout un wagon de fans a découvert les cabrioles de Keith Flint en 2009, on peut s’attendre à ce que le groupe persévère jusqu’en 2030, pour une 4e tournée d’adieux.

En attendant de voir Maxim claudiquer sur scène en s’appuyant sur un déambulateur à néons, le sixième album des prodigieux, The Day Is My Enemy, tient plutôt bien la route. Bien sûr, la prise de risque est minimale par rapport à Invaders Must Die : on garde le même mélange de dance des années 90 et d’électro-house actuelle pour ratisser large. Liam Howlett, le DJ du groupe, a cette fois permis à Maxim et Keith Flint de s’impliquer davantage dans le travail de composition, ce qui ne se ressent pas du tout. Il faut croire que les trois sont absolument sur la même longueur d’onde.

Le morceau-titre et single principal de l’album frappe fort, comme de coutume avec PRODIGY. Les percussions massives du Top Secret Drum Corps donnent un surplus d’énergie à un morceau déjà bien vitaminé. L’inévitable voix gonflée à l’hélium reprend les paroles écrite par Cole PORTER pour son standard « All Through the Night ».*¹ Une reprise pour le moins audacieuse, mais pourquoi pas après tout.

La suite de l’album est à l’avenant. Les morceaux dopés aux basses et aux effets criards s’enchaînent sans discontinuer. Il faut posséder une grosse résistance au 8-bit et à l’électro-house pour arriver au bout, mais pour peu que ces deux genres fassent partie de vos plaisirs coupables, The Day Is My Enemy a tout de l’album idéal. On a tour à tout l’impression d’être assis sur un baril de TNT (« Rebel Radio »), de visiter les toilettes d’une boîte de nuit espagnole (« Ibiza »), et d’être ligoté à la ligne d’arrivée façon piñata pendant une course de pods à la Wipeout (« Wild Frontier »).

L’instrumental « Beyond the Deathray » arrive à point nommé pour aérer un peu ce disque roboratif. Les synthés ont la part belle et tissent une mélodie rêveuse qui rappelle « Narayan » sur The Fat of the Land. Une composition un peu plus ambitieuse que d’habitude à laquelle on souhaite la même exposition que « Stand Up ». Malheureusement, les titres suivants reprennent très vite le rythme épileptique qui est devenu la marque de fabrique de PRODIGY. Malgré quelques notes plus rock (« Get Your Fight on », « Invisible Sun »), difficile de ne pas finir sur les rotules après une heure de pilonnage en règle.

The Day Is My Enemy reste un bon album, malgré ses longueurs. Il possède ce qu’il faut de rythmes accrocheurs pour renouveler le programme du groupe en festival, ce qui est à peu près tout ce qu’on attendait. Nul doute que nos trois agités ressortiront le même dans cinq ans…


*¹ Allez donc découvrir la superbe version chantée par Ella Fitzgerald : http://www.youtube.com/watch?v=jAawm4OhQJU

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   SASKATCHEWAN

 
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- Liam Howlett (arrangements)
- Keith Flint (chant)
- Keith 'maxim' Palmer (chant)


1. The Day Is My Enemy
2. Nasty
3. Rebel Radio
4. Ibiza
5. Destroy
6. Wild Frontier
7. Rok-weiler
8. Beyond The Deathray
9. Rhythm Bomb
10. Roadblox
11. Get Your Fight On
12. Medicine
13. Invisible Sun
14. Wall Of Death



             



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