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- Style : Harry Nilsson , The Beatles
- Membre : Bert Jansch

The MONKEES - Good Times ! (2016)
Par LONG JOHN SILVER le 6 Juillet 2016          Consultée 988 fois

Les MONKEES ont 50 ans. Voilà qui fera une belle jambe (de bois) à beaucoup d’entre vous. Néanmoins, ce groupe, à la base un Boys band casté pour les besoins d’une série télé, a rapidement attiré – outre son succès foudroyant – la sympathie de nombre d’artistes majeurs de la trempe de Frank ZAPPA, Alice COOPER, Harry NILSSON et j’en passe parmi les musiciens, sans oublier, hors cette catégorie, Jack Nicholson. Les MONKEES ont également tourné avec Jimi HENDRIX en opening act, lequel laissa abasourdi un public venu pour acclamer ses teenage idols. 50 ans, ça se fête, mais - ombre au tableau – Davy Jones n’est plus depuis février 2012. Lui et les trois restants avaient eu l’occasion de se croiser lors des reformations éparses du quatuor qui ont émaillé les décennies post 60’s. Le dernier album en date, Justus, vient de fêter ses 20 printemps quant à lui. Puis il y eut quelques tournées. Souvent manquait un membre par ailleurs, les retrouvailles avaient surtout lieu à trois.

Miracle de la technologie, Davy Jones fait une apparition sur cet album anniversaire, de même que Harry Nilsson. On sait l’amitié étroite qui liait Micky Dolenz à l’imprévisible Harry, les MONKEES sont pour beaucoup dans l’histoire du bonhomme. D’ailleurs « Good Times », basée sur une démo réalisée en 1967, qui ouvre le disque, écrite et chantée par Nilsson est désormais devenue un duo avec Dolenz. Or, ça fonctionne fort bien. Cette honnête chanson est un country rock sympathique dont le principal intérêt est d’entendre se mêler les voix des compères dont la complicité était notoire. La production est très respectueuse du son, de l’esprit 60’s, celui d’une forme de pop délicieusement sucrée. Le solo de guitare rappelle aussitôt George Harrison. Les BEATLES étant aussitôt reconnus comme étant LA référence par rapport à laquelle se positionner. Comme en 1966. Ce n’est même plus contractuel tant c’est compris dans l’Adn Monkees. Combien de guitares clinquantes allons nous entendre résonner, de plans de batteries à la Ringo, de rythmes sautillants, de mélodies censément simples allons-nous découvrir au fil de l’écoute ?

Les choses auraient pu mal tourner avec un opus rempli de reprises du répertoire old school remis au (triste) goût du jour histoire de célébrer l’Anniv’, même si on avait quand même apprécié le relecture de "Circle Sky" sur Justus, il y a déjà des piges. Heureusement, Good Times est uniquement composé de titres inédits. En revanche, outre Nilsson, on a tout de même choisi d’interpréter des morceaux puisés dans les catalogues des auteurs historiques. On cite le tandem King/Goffin* ou encore Neil DIAMOND. Ce dernier est mis à contribution en partant d’une bande enregistrée en 1967 par Davy Jones. On replonge immédiatement dans le passé. Le solo est très psyché, la chanson mignonnette. Davy restera pour toujours un jeune homme romantique, on n’est guère étonné. La première prise de « Wasn’t Born To Follow » - de Carole & Gerry - date de 1968, c’est Peter Tork qui s’en empare. Le titre défile tranquillement. Il s’agit d’une ballade folk certes pas dégueu mais oubliable. Impossible de faire comme si l’association Boyce/Hart** n’avait pas existé, « Whatever’s Right » vient se poser au centre de l’opus comme une évidence, même si on est loin de « Last Train To Clarcksville » niveau impact. Il convient d’ajouter à cette collection « Give It Time », morceau pop/rock incisif qu’on doit à Jeff Barry et Joey Levine, acteurs contemporains de la première vie du groupe, même s’il s’agit là de leur première collaboration à un disque des MONKEES. Concernant l’aspect purement revival du disque, le bilan est somme toute ronronnant. On surfe sur du velours éprouvé, patiné, mais qui a conservé son charme.


Cependant, l’astuce ourdie par les producteurs de l’album pour fêter le demi siècle, fut de faire appel à des personnalités déjà moins anciennes, à la fois établies et respectées. Tenez-vous bien : Andy Partridge (XTC), Rivers Cuomo (WEEZER), Noel Gallagher (OASIS) et Paul Weller (The JAM) viennent ajouter leurs plumes aux crédits. Mais on mise également sur des figures de la scène power pop/indie rock étasunienne. Forcément, ça interpelle. Partridge parvient à proposer une pop song assez charmante, « You Bring The Summer » porte bien son nom, on se laisse emporter. Elle est suivie par « She Makes Me Laugh », de Cuomo, encore une fois très respectueuse du son et de l’univers sixties des MONKEES. On en oublierait presque que ces gaillards ont atteint des âges canoniques. Tout cela est-il bien raisonnable ? Plus loin, « Birth Of An Accidental Hipster », sortie des guitares de Paul Weller et Noel Gallagher, est à la fois nettement plus rock (on pense immédiatement aux WHO ) et totalement psyché (et là on en revient aux scarabées). Or il s’agit d’un des morceaux les plus réussis du disque, aventurier et captivant. On doit « Me & Magdalena » à Ben Gibbard (DEATH CAB FOR CUTIE), suave comme un instant lancinant aux relents flower power et patchouli. Le principal maître d’œuvre aux manettes, le musicien/producteur Adam Scleinsinger (FOUTAINS OF WAYNE), y va aussi de sa signature, « Our Own World » reste plaisant, le solo de guitare est passé à l’envers comme à l’époque de Revolver. On retrouve sa patte associée à celle de Dolenz avec « I Was There… », chanson située en fin d’album. Ce titre est une réponse au « Good Times » placé en ouverture, tout à fait dans l’esprit Nilsson et c’est assez réussi. Dolenz assure le plus souvent les vocaux lead, Nesmith et Tork sont plus discrets mais pas invisibles non plus. On les entend parmi les chœurs mais aussi comme instrumentistes sur la plupart des chansons. En revanche, ce sont eux qui signent – séparément - les deux autres chansons dues aux membres du groupe. « Little Girl » de Tork, pourvue d’un solo de guitare plus vintage ça s’peut pas, est encore un aimable filler alors que « I Know What I Know » de Nesmith est une ballade pas tout à fait indispensable non plus. Signalons que la version Deluxe de Good Times ajoute deux bonus à l’objet. Outre une version alternative – et plus emballante, car entraînante - de « Me & Magdalena », on découvre « Terrifying », chanson écrite par un certain Rogue Wave, un autre musicien choisi parmi les animateurs de la scène indie/alternative américaine. Dommage que cette dernière n’ait pas été incorporée au menu principal parce qu’elle se révèle diablement accrocheuse au bout du compte, un chouïa plus que pas mal de titres composant le lot standard.

En somme, ce disque bourré de guitares qui scintillent de partout reste agréable tout le long et possède même deux trois moments qui frisent l’excellence pop. Sans toutefois l’atteindre vraiment. Les voix sont claires, on sent que le souci du détail est présent sans pour autant que cela n’impacte la légèreté du propos. C’est gentiment régressif sans jamais être embarrassant, le son conservant une fraicheur de jouvencelle. Difficile cependant d’imaginer que cette musique puisse convertir des hordes de djeuns en mal de sensations mémorables. La nostalgie, fut-elle parée d’éclaircies primesautières, n’est jamais loin. Au moins évoquera-t-elle d’agréables souvenirs aux (déjà) plus anciens. Pas si mal.

* Les deux ont écrit ensemble un nombre incalculable de chansons qui ont été reprises par un nombre incalculable d’artistes, en bref Wikipédia est ton ami.
** Auteurs/compositeurs surtout connus pour avoir écrit les premiers succès des MONKEES.

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   LONG JOHN SILVER

 
  N/A



- Micky Dolenz (chant, choeurs)
- Michael Nesmith (guitare, chant, choeurs)
- Peter Tork (orgue, chant, choeurs,banjo,claviers,batterie)
- +
- Davy Jones (chant sur 8)
- Harry Nilsson (chant et piano sur 1)
- Adam Schleisinger (guitare, basse, claviers)
- Rick Dey (basse sur 1)
- Eddie Hoh (batterie sur 1)
- Mike Viola (guitare sur 2,3,7,9,10,13,14 basse sur 6)
- Pete Min (guitare sur 2)
- Jody Poter (guitare sur 2,6)
- Brian Young (batterie sur 2,3,4,7,9,10,14)
- Al Gorgini (guitare sur 5,8)
- Don Thomas (guitare sur 5,8)
- Hugh Mccraken (guitare sur 5,8)
- Lou Mauro (basse sur 5,8)
- Artie Butler (claviers sur 5,8)
- Herb Lovell (batterie sur 5,8)
- Tom Cerone (tambourin sur 5,8)
- Coco Dolenz (choeurs sur 7,10)
- Bobby Hart (choeurs sur 7)
- Mike Deasy (guitare sur 11)
- Dennis Budimir (guitare sur 11)
- Al Casey (guitare sur 11)
- Maxbennet (basse sur 11)
- Michael Melvoin (clavecin sur 11)
- Earl Palmer (batterie sur 11)
- Stan Leavey (percussions sur 11)
- Milt Holland (vibraphone sur 11)


1. Good Times
2. You Bring The Summer
3. She Makes Me Laugh
4. Our Own World
5. Gotta Give It Time
6. Me & Magdalena
7. Whatever's Right'
8. Love To Love
9. Little Girl
10. Birth O An Accidental Hipster
11. Wasn't Born To Follow
12. I Know What I Know
13. I Was There (and I'm Told I Had A Good Time)
14. Terrifying (bonus)
15. Me & Magdalena Version 2 (bonus)



             



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