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- Style : Muse
- Membre : MÖtley CrÜe, Guns N' Roses

SIXX : A.M. - Prayers For The Damned Vol. 1 (2016)
Par WATCHMAN le 9 Janvier 2017          Consultée 881 fois

« Sixx : A.M. est un projet de passion voué à l’échec. Nous ne tournons pas. Nous ne pensons pas être suffisamment accessibles. Nous sommes sombres et sortons des sentiers battus. » Voici les termes en lesquels Nikki Sixx parlait de son side-project en 2007, suite à la parution du premier album : Heroïn Diaries. Un disque très personnel, sorti en parallèle à son autobiographie et qui traitait de la période où le bassiste de Mötley Crüe était complètement accro à l’héroïne. Des propos surprenants et plutôt contradictoires, lorsque l’on sait la progression qu’a connue justement Sixx : A.M. depuis (2 autres albums studio, des prestations en festival tel qu’au CrüeFest, et une tournée en tête d’affiche en 2014). Mais comme l’on sait qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis, voilà que nous sommes maintenant en 2016, que Mötley Crüe a tiré sa révérence et que Nikki Sixx a désormais les mains libres pour se consacrer pleinement à son autre groupe.

Comme on ne change pas une équipe qui gagne, c’est toujours accompagné du chanteur James Michael et du guitariste DJ Ashba que notre rock star de bassiste choisit de revenir aux affaires avec non pas un, mais deux albums dont les sorties sont prévues à seulement quelques mois d’intervalle. En interview, James et DJ ont justement confié avoir été extrêmement inspirés durant la phase d’écriture, ce qui a conduit au choix de sortir deux disques en un laps de temps restreint car, toujours selon eux, choisir les 11 ou 12 meilleurs titres parmi la vingtaine composés s’avérait impossible, tant les versions finales des chansons étaient à la hauteur de leurs ambitions. Il va aussi sans dire qu’un double album aurait, d’un point de vue strictement commercial, été un plus gros risque (le groupe n’ayant pas encore l’aura d’un Metallica pour se permettre ce genre de fantaisie).

C’est donc dans le courant du mois d’avril 2016 que Prayers For The Damned – Vol.1 sort, propulsé par le single “Rise” divulgué quelques semaines auparavant. Ce titre est représentatif à lui seul de la nouvelle ambition artistique du groupe. Plus de puissance, plus de chœurs et de grandiloquence musicale. Premier constat : l’intégration officielle de Dustin Steinke à la batterie donne d’emblée un impact supérieur à la force de frappe des titres. Il aura en effet fallu attendre le quatrième album pour que le groupe se décide à employer une vraie batterie en studio. Résultat : un son organique et bien plus percutant, parfaitement mis en valeur par la production aux petits oignons concoctée par James Michael en personne. En plus d’avoir la main mise sur le son, ce dernier nous démontre également toute l’étendue de sa palette vocale mais aussi la qualité de sa plume, puisque Nikki et lui se partagent désormais l’écriture des paroles.
Autres renforts d’importance : l’emploi de deux choristes (elles aussi intégrées désormais au line-up officiel) qui donnent une réelle envergure aux compositions (en particulier en live), notamment pour l’appui sur les refrains, toujours extrêmement efficaces chez cette formation. C’est notamment le cas sur Rise, You Have Come To The Right Place, Prayers For The Damned ou bien encore la très réussie power-ballade Better Man.

Ce qui est sûr, c’est que chacun des membres s’est complètement lâché, afin de se surpasser et de parvenir à littéralement transcender la musique du groupe. Non pas que celle-ci ne soit pas déjà excellente à la base, mais à laquelle je trouvais qu’il manquait toujours un petit quelque chose pour arriver à passer un palier supérieur. C’est maintenant chose faite avec ce nouvel opus, qui est clairement leur meilleure livraison à ce jour. L’exemple le plus frappant de cette métamorphose est sans conteste le guitariste au visage juvénile DJ Ashba, qui se promène d’un bout à l’autre du disque en faisant retentir ses riffs à la fois modernes et entraînants, ou bien encore en nous gratifiant de soli gorgés de feeling, avec toujours ce qu’il faut de technique. Il est à coup sûr le grand bonhomme de cet album. Quant à Nikki, toujours fidèle à lui-même, il assure tout en se mettant volontairement en retrait. Mais quand on a son charisme et sa carrière, on n’a plus besoin d’en faire des caisses pour se faire remarquer. Il lui suffit d’être, tout simplement.

Je pinaillerai juste en critiquant l’ordre des titres sur la galette. J’ai en effet l’impression que l’album est divisé en deux parties distinctes, avec les titres les plus directs et efficaces au début et les titres un peu plus alambiqués en deuxième partie (à l’exception de The Last Time), où les chœurs des filles font en revanche merveille et apportent un réel plus à l’ambiance (Can’t Stop, When We Were Gods ou encore le titre final).

Qu’on se le dise, Sixx : A.M. effectue là un retour tonitruant et démontre à la Terre entière qu’il est probablement ce qui se fait de mieux à l’heure actuelle en termes de hard rock mélodique et moderne. Ce n’est plus une confirmation, mais peut-être bien le début d’une nouvelle domination. Et dire qu’un second disque, issu des mêmes sessions d’enregistrement, doit encore arriver. J’en ai déjà la bière (euh pardon, l’eau) à la bouche…

Note réelle : 4,5/5

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   WATCHMAN

 
   LONG JOHN SILVER

 
   (2 chroniques)



- James Michael (chant)
- Dj Ashba (guitares)
- Nikki Sixx (basse)
- Dustin Steinke (batterie)
- Melissa Harding (chœurs)
- Amber Vanbuskirk (chœurs)


1. Rise
2. You Have Come To The Right Place
3. I'm Sick
4. Prayers For The Damned
5. Better Man
6. Can't Stop
7. When We Were Gods
8. Belly Of The Beast
9. Everything Went To Hell
10. The Last Time (my Heart Will Hit The Ground)
11. Rise Of The Melancholy Empire



             



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