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POST ROCK/POST METAL  |  STUDIO

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WHEN THE LIGHT DIES - Wailing Of The Leonids (2017)
Par WATCHMAN le 26 Mars 2017          Consultée 524 fois

Léonides : essaim de météores causé par le passage de la Terre dans la traîne de poussières de la comète Tempel-Tuttle. Leur nom est dû au fait que le phénomène est observable dans la constellation zodiacale du Lion, à chaque mois de novembre.

Un préambule astronomique nécessaire à la présentation de Wailing Of The Leonids, le premier album des Suisses de When The Light Dies. Inconnus en France, ces derniers ont déjà sorti deux EP et comptent de nombreux concerts à leur actif (les membres du groupe ayant auparavant roulé leur bosse dans différentes formations).
Sensé être un concept-album, il apparaît difficile et hasardeux pour votre serviteur de se livrer à une explication sur la thématique des titres sans verser dans l’interprétation personnelle. Surtout que l’on a affaire ici à de la musique instrumentale. Nous nous concentrerons donc uniquement sur le rendu musical de ce premier véritable opus livré par nos voisins Helvètes.

L’étrange introduction aux sonorités froides et futuristes nous plonge directement dans une ambiance de science-fiction dystopique. L’effet répétitif sur la fin, symbolisé par ces violons inquiétants, offre une transition parfaite à l’amorce du premier vrai morceau qui offre une belle montée en puissance, régulière et très agréable. On apprécie les variations de rythme judicieuses tout comme le gros travail amené par les guitares, qui sera d’ailleurs une constante tout au long du disque. Arrive ensuite “Kessler Syndrome”, premier titre au-dessus de la barre des 10 minutes. Une construction à peu près similaire à la piste précédente, avec toutefois une atmosphère plus pesante que n’aurait pas reniée les Allemands d’Omega Massif, ou encore les Américains de Pelican.
Le cœur de l’album, formé par les quatrième et cinquième pistes, représente quant à lui la partie la plus calme et lumineuse de l’opus. Si la seconde symbolise la quintessence du titre post rock, avec ses longues lignes de guitares aux arpèges mélodiques qui s’étirent sur plus de 5 min avant une fin au ton plus saturé, la première est pour moi le moment du disque où les musiciens cachent le moins bien l’une de leurs possibles influences. Écoutez en effet cette mélodie entre la 2ème et la 5ème minute… Ceux qui connaissent feront certainement le rapprochement avec celle du titre “For He That Wavereth…”, présent sur l’album Anthropocentric de leurs compatriotes de The Ocean. Un détail peut-être pas si anodin, surtout quand on connaît la proximité des liens entre les deux groupes et que l’on retrouve deux membres de The Ocean à la production. “Helix (the eye of God)” est sans aucun doute la piste la plus sombre et épique du disque, avec une ambiance plus malsaine et menaçante (presque doom par instants) à la Neurosis avant que la pièce-titre ne vienne clôturer ce premier album en une longue procession lacrymale de près d’un quart d’heure, et qui s’achève dans des relents chaotiques de noise.

À mi-chemin entre post rock et métal, Wailing Of The Leonids est une expérience sonore incroyable, où les émotions s’entremêlent et s’enchaînent au travers d’un maelstrom 100% instrumental de toute beauté. Entre rudesse et légèreté, au gré des riffs rugueux et des breaks savamment dosés, chacune des pistes du disque distille sa propre ambiance tout en donnant l’impression de faire partie d’une entité cohérente et maîtrisée. À la fois tellurique et stellaire, la musique développée par ce quatuor trouve aisément sa place dans le sillon tracé avant eux par des formations de renom comme Russian Circles, Isis, Red Sparrows, Omega Massif, Pelican ou encore Godspeed You ! Black Emperor.

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- Nef (basse)
- Caryl (batterie)
- Julien (guitare)
- Fred (guitare)


1. The Ascent (intro)
2. The Irrelevant (question Of Time And Distance)
3. Kessler Syndrome
4. Divine
5. Nebula
6. Helix (the Eye Of God)
7. Wailing Of The Leonids



             



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