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Tim BOWNESS - Songs From The Ghost Light (2017)
Par BAKER le 20 Décembre 2017          Consultée 569 fois

Bon, il ne va pas y avoir grand-chose à redire sur ce disque, vu que lui-même ne contient pas des masses. Il est normal de voir Tim Bowness reprendre de l’assurance, vu le succès certes confidentiel mais réel, et surtout artistiquement, de ses albums solo. Et la sortie d’un EP d’inédits de cette faste période, ma foi, ça n’a rien d’exceptionnel. Malheureusement, le disque en lui-même non plus. Il se divise en trois parties : du live, des inédits et des remixes. Dit comme ça, là aussi pourquoi pas. Mais regardez la tracklist : diviser sur un si petit nombre, ça ne sert à pas grand-chose, et surtout pas à régner.

Donc il y a du live. Froid. Terriblement froid. On entend le public neuf secondes en tout et pour tout, et le son fait très studio. Heureusement, l’interprétation moins, et si ce n’est pas éblouissant, au moins y a-t-il un capital sympathie, surtout sur "Dancing" avec son piano électrique très sensuel, très Tony BANKS. Il y a cependant sur ces trois titres un sentiment de vide, comme si tout un pan des fréquences n’était pas rempli, ce qui amène à un manque de vie ; on l’avait déjà remarqué sur le très spécial DVD de NO MAN. Ce n’est pas vraiment la faute de Bowness qui reste fidèle à lui-même, mais c’est comme si une malédiction l’empêchait de se montrer efficace ailleurs qu’en studio. Les deux inédits se partagent les deux faces de la pièce : "No Longer" a du mal à trouver sa place mais son côté presque garage, sale et pas polissé le rend sympathique, tandis que "Once A Record" n’est qu’un segue concept fait de collages audio qui n’a strictement rien à faire dans un EP d’inédits, et surtout pas à cet endroit.

Le même constat est valable pour les remixes : "Sweetest" possède un très joli arrangement de cordes très joli, "Stupid Things" est déjà moins convaincant avec son piano-voix mignon mais ses apparats hors propos. Quant à "Lost" “version giallo”, c’était une idée intéressante et marrante mais au final si kitsch et décalée qu’elle tombe à l’eau et ne fera probablement rire que Dario Argento, qui par ailleurs ne s’était pas autant bidonné depuis le final cut de son Fantôme de l’Opéra (nous non plus). Le pire étant que ce ratage Homérique clôt l’album, de façon “schlaaa”. Vous savez ? “Schlaaa”. Comme dans “coucou, j’ai payé l’album 7 euros 50, il commençait à peine à décoller et schlaaa !!!”. Bowness ne sort pas KO de ce disque, mais aucunement grandi non plus : les inédits de "Lost"... n’ont pas loin s’en faut la ferveur de l’album originel, les live manquent de chaleur, quant aux remixes, on a du mal à les appeler ainsi quand on parle de l’ancien chanteur de NO MAN, probablement l’un des projets pivots de la scène house et drum’n’bass britannique côté remixes, les vrais, les purs. Aux dernières nouvelles Tim reformerait son tout premier groupe : ce mini-mini-mini EP serait-il une façon pas très élégante mais parlante de clore un chapitre ma foi fort agréable dans son ensemble ?

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   BAKER

 
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- Tim Bowness (chant, prog)
- Stephen Bennett (claviers, guitare)
- Michael Bearpark (guitare)
- Colin Edwin (basse)
- Andrew Booker (batterie)
- Ricard Nettermalm (batterie)
- Kit Watkins (flûte, percussions)
- Anna Phoebe (violon)
- Charlotte Dowding (violon)
- Giancarlo Erra (piano)
- Andrew Keeling (arrangements)


1. Worlds Of Yesterday
2. Moonshot Manchild
3. Kill The Pain That’s Killing You
4. Nowhere Good To Go
5. You’ll Be The Silence
6. Lost In The Ghost Light
7. You Wanted To Be Seen
8. Distant Summers



             



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