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1976 School Days
2014 Up
2018 1 The Message
 

- Style : Marcus Miller
- Membre : Hiromi

Stanley CLARKE - The Message (2018)
Par TEEMO le 28 Septembre 2018          Consultée 181 fois

Stanley CLARKE est considéré comme étant un des grands musiciens de ces 50 dernières années et l’éclectisme de sa carrière est tel, que chaque sortie d’album est un mystère quant à sa la direction artistique que le bassiste va emprunter. D’ailleurs, en 2014 sortait « Up », un album s’apparentant à un patchwork illustrant sa grande polyvalence créative. Tandis, que son comparse Victor WOOTEN expérimente le trio et que Marcus MILLER poursuit ses explorations de la musique noire, CLARKE continue d’asseoir lui aussi son statut de papa du jazz moderne.
Ce qu’ont en commun CLARKE et MILLER, et l’une des raisons qui faisait de Miles DAVIS une légende, c'est cette volonté de toujours s'entourer nouveaux musiciens, notamment issus de différentes générations. D'ailleurs, si le groupe de CLARKE s’appelle STANLEY CLARKE BAND ce n’est pas innocent et « The Message » illustre plus que jamais cette notion de transmission. Or, Stanley CLARKE confie en interview que, jusqu'alors, il a toujours été l'unique auteur de ses disques. Or, à l’occasion de ce nouvel opus, il désire voir chaque membre s’investir afin d’accentuer le ressenti de travail de groupe. Cette notion est illustrée jusque sur la pochette…

C’est un bien bel état d’esprit que CLARKE et sa bande décident d’incarner. Ainsi, ils rendent tout d’abord ouvertement hommage à quelques grandes pointures de divers horizons, décédées pendant l’enregistrement de l’album. La formule est simpliste : une touche de beat-box, une ligne de basse rudimentaire, quelques paroles anecdotiques... Difficile d’affirmer que cette dédicace dont la sobriété tend vers la vacuité constitue une entrée en matière de qualité.
Mais qu'en est-il du cœur de l'album ? « The Message » présente, comme son prédécesseur, un aspect très pêle-mêle mais avec une prédominance de claviers dans le paysage musical. Si le funk ne semble plus être au programme, on reconnaît assez rapidement l'un des univers de CLARKE avec cette puissance presque orchestrale qui caractérise certaines pièces de sa discographie. En effet, la première moitié de l'album présente des morceaux assez denses et riches, avec une capacité impressionnante à créer des arrangements amples et prenants. Bien que parfois rugueux dans leur approche (« Rugged Thruth »), ces compositions disposent d'une réelle force d'immersion que de brillantes improvisations de claviers élèvent. « After the Cosmic Rain » avec ses crescendos en est certainement l'exemple le plus parlant.
Dans un autre registre, « Alternative Facts » s'impose comme un jam musclé. Dans un maelström dont le batteur rythme la pulsation infernale, les rafales mélodiques du pianiste flirtent avec les walking haletantes de CLARKE. Voilà de quoi enchanter les férus de trio de jazz tel que peut le pratiquer Kenny GARRETT.

Mais voilà bien tout, ou presque, ce que le successeur de « Up » fournit de vraiment excitant. Car l'album, s'il ne se vautre pas complètement par la suite, révèle des morceaux plutôt anodins tels que « The Legend of the Abbas and the Sacred Talisman », une ballade dont la mélancolie nous touche qu'à demi-mesure, bien que Chick COREA soit de la partie ! Il en est de même pour « Bach Cello Suite 1 » et « The Message », deux pièces pour contrebasse solo qui peinent définitivement à éveiller en nous une émotion.
Puis, il y a quelques curiosités, comme « Lost in the World », seul morceau chanté avec « To Be Alive ». L'atmosphère qui règne sur cette pièce se part d'un idylle déconcertant tant et si bien que l'on hésite entre y succomber ou l'abhorrer. Signalons aussi que « To Be Alive » est une collaboration avec le rappeur et beatboxer Doug E. Fresh, collaboration aussi quelconque qu'inopinée.

La nouvelle mouture de Stanley CLARKE est un peu confuse, tant dans sa construction que dans les qualités intrinsèques de certaines compositions. Certes, on sent que le bassiste a confié une bonne partie de l'album aux jeunes loups qui l'accompagnent, mais le message qu'ils envoient reste flou.

Note réelle : 2,5/5

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   (2 chroniques)



- Stanley Clarke (guitare, basse)
- Beka Gochiashvili (piano)
- Cameron Graves (claviers)
- Pat Leonard (claviers)
- Dominique Taplin (claviers)
- Mike Mitchell (batterie)
- Salar Nadar (tabla)
- Doug Webb (saxophone, flûte)
- Chuck Findley (trompette, cor)
- Ron Stout (trompette, cor)
- Dwayne Benjamin (trombone)
- Michael Thompson (guitare)
- Steve Blum (chant)
- Skyeler Kole (chant)
- Trevor Wesley (chant)
- Sofia Sara Clarke (chant)
- Chris Clarke (chant)
- Doug E Fresh (chant)


1. And Ya Know We’re Missing You
2. After The Cosmic Rain/dance Of The Planetary Princ
3. The Rugged Truth
4. Combat Continuum
5. The Message
6. Lost In A World
7. Alternative Facts
8. Bach Cello Suite 1 (prelude)
9. The Legend Of The Abbas And The Sacred Talisman
10. Enzo’s Theme
11. To Be Alive



             



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