Recherche avancée       Liste groupes



      
MUSIQUE CONTEMPORAINE  |  STUDIO

Commentaires (1)
L' auteur
Acheter Cet Album
 

 

- Membre : Divers Compositeurs Jeux Video

Jeremy SOULE - The Elder Scrolls V: Skyrim (2011)
Par DERWIJES le 26 Octobre 2018          Consultée 280 fois

Sorti en 2011 sur PC, Xbox360 et PS3, The Elder Scrolls V : Skyrim est le cinquième opus de la saga The Elder Scrolls. Faut-il vraiment que j’en parle ?
Avant même sa sortie, le jeu était déjà culte, et il ne lui a fallu que très peu de temps pour accéder au firmament du Jeu Vidéo. Au-delà de la culture geek, il est entré dans la culture populaire au même titre que Mario ou The Legend of Zelda, sans que les innombrables ressorties du jeu sur tous les supports possibles et imaginables (même Bethesda s’en moque lors de l’annonce de la version jouable avec Alexia, ce qui n’empêche Todd Howard, grand manitou de la boîte, de faire remarquer qu’ils continueront à ressortir le jeu encore et encore tant que les joueurs achèteront) ne parviennent à entacher sa réputation. Je pourrais tourner autour du pot pendant des pages et des pages, alors cessons notre ballade en Bordeciel pour nous intéresser directement au sujet qui nous intéresse : la musique du jeu.

Avant même le menu principal, le jeu nous accueille avec quelques percussions lointaines, rejointes par un chœur masculin scandant des mots étranges dans une langue rauque. Le menu apparaît, le chant devient plus clair, ne cessant de monter en puissance jusqu’à une apothéose reprenant le thème de la série, Call of Magic…Tout de suite, il est clair qu’il y aura un avant et un après ce thème principal, « Dragonborn ». Et les habitués se disent que ce sacré Jeremy SOULE a frappé sacrément fort sur ce coup-là.
Dès le début du développement du jeu, Todd Howard voulait que le thème principal du jeu soit chanté par « une chorale de barbares ». Pour faire devenir cette vision une réalité, SOULE a utilisé un chœur d’une trentaine d’hommes trois fois, puis a mixé ces enregistrements pour donner l’impression d’entendre 90 voix. Le résultat final est, ne mâchons pas les mots, grandiose et épique, à l’image du jeu en soi, et nous ramène au Conan le Barbare de Basil POLEDOURIS et son ouverture « Anvil of Crom », commençant aussi par des percussions lointaines avant de monter furieusement en puissance.

Comme dans les précédents jeux de la série, la musique est séparée en quatre catégories : il y a les morceaux cinématiques, soit ceux que l’on entend dans les moments clés du jeu comme l’affrontement final, les morceaux atmosphériques des donjons et autres grottes poisseuses, les morceaux de combat et enfin les morceaux environnementaux, ceux qui se déclenchent lorsque le joueur se balade paisiblement dans les villes ou la campagne de Bordeciel.
Jeremy SOULE peaufine ici sa méthode de travail favorite : mélanger enregistrements orchestraux et bidouillages en studio. Concrètement, cela signifie qu’il fait jouer ses partitions par un orchestre, avant de les reprendre ensuite dans son studio personnel et d’y ajouter lui-même tel ou tel instrument. C’est une manière de travailler assez intéressante qui lui permet une meilleure précision sur des compositions denses.

Le thème « Dragonborn » est utilisé à plusieurs reprises, notamment dans les combats contre les dragons dans une version plus corps-à-corps, mais aussi pour accompagner le joueur dans le dernier acte de l’histoire qui l’amène, attention spoilers, en Sovngarde, le paradis des Nordiques. « Sovngarde », morceau éponyme, est un addendum particulièrement savoureux à « Dragonborn » car composé uniquement de chœur ne cessant de monter en crescendo puis de redescendre, offrant une ambiance à la fois épique, inquiétante et tragique. Je disais dans mes précédentes chroniques sur Morrowind et Oblivion que les morceaux dédiés aux combats de ces jeux, élément très important du gameplay, manquaient de punch. C’est ici corrigé par SOULE qui parvient à mieux transcrire la violence des affrontements, plus bruts de décoffrage qu’auparavant. Si les affrontements dragonesques sont retranscrits avec la verve musicale épique nécessaire, les nombreux combats contre les innombrables ennemis du jeu sont accompagnés de morceaux plus discrets qui ne prennent pas le pas sur l’action et l’accompagnent.

A l’opposé de ces moments épiques, il y a la douceur. Les morceaux accompagnant le joueur dans l’exploration de Tamriel sont la marque de fabrique de SOULE, et à juste titre : depuis Morrowind, ils sont toujours composés avec lyrisme et panache, et Skyrim ne fait pas exception à la règle. On pense immédiatement à « Far Horizons », ambassadeur musical du jeu avec « Dragonborn », empreint d’une beauté rendant vivant le moindre caillou de pixel croisé sur notre chemin. Mais il y a aussi « Secunda » et « Aurora » pour le crépuscule et l’aurore. Peu importe la qualité des graphismes, le nombre de personnages, de détails mis dans la création d’un monde virtuel, c’est finalement la musique qui le rend vivant. Et c’est quelque chose que Jeremy SOULE a très bien compris et où il excelle, proposant des voyages musicaux alternant lyrisme grandiose et tranquillité intimiste. Ce qui nous amène à l’éléphant dans la pièce, « Atmospheres ». Longue pièce de 40 minutes disponible uniquement en conclusion de l’album de la bande-son, il s’agit d’un panorama musical couvrant une journée entière dans le jeu, commençant avec les bruits d’ambiances (chant d’oiseaux, rivière, etc…) puis se poursuivant sur quelques-uns des motifs musicaux de la partition. C’est un exercice intéressant quoiqu’un peu longuet sur la distance mais bien maîtrisé.

De bout en bout, une bande-son impeccable. Non seulement la qualité générale des compositions est indéniable, mais la durée générale est enfin substantielle par rapport au temps investi dans le jeu: plus de 4h de musique pour une cinquantaine de pistes, bien plus que la petite quinzaine dont avaient droit Morrowind et Oblivion ! Seul petit regret, les chansons des bardes ne sont pas incluses.
Concluons brièvement sur le dernier add-ons du jeu, Dragonborn, qui reprend des morceaux issus de Morrowind et en propose quelques nouveaux. Ceux-ci n'ont pas grand intérêt et n'apportent pas grand-chose au-delà de leur mérite d'exister, mais restent au demeurant sympathique.

A lire aussi en MUSIQUE CONTEMPORAINE par DERWIJES :


James Newton HOWARD
The Village (le Village) (2004)
A mauvais film, grande b.o.




John WILLIAMS
Empire Of The Sun (l'empire Du Soleil) (1987)
Cadillac of the skies !


Marquez et partagez





 
   DERWIJES

 
  N/A



Non disponible


1. Dragonborn
2. Awake
3. From Past To Present
4. Unbroken Road
5. Ancient Stones
6. The City Gates
7. Silent Footsteps
8. Dragonsreach
9. Tooth And Claw
10. Under An Ancient Sun
11. Death Or Sovngarde
12. Masser
13. Distant Horizons
14. Dawn
15. The Jerall Mountains
16. Steel On Steel
17. Secunda
18. Imperial Throne

1. Frostfall
2. Night Without Stars
3. Into Darkness
4. Kyne's Peace
5. Unbound
6. Far Horizons
7. A Winter's Tale
8. The Bannered Mare
9. The Streets Of Whiterun
10. One They Fear
11. The White River
12. Silence Unbroken
13. Standing Stones
14. Beneath The Ice
15. Tundra
16. Journey's End

1. Before The Storm
2. A Chance Meeting
3. Out Of The Cold
4. Around The Fire
5. Shadows And Echoes
6. Caught Off Guard
7. Aurora
8. Blood And Steel
9. Towers And Shadows
10. Seven Thousand Steps
11. Solitude
12. Watch The Skies
13. The Gathering Storm
14. Sky Above, Voice Within
15. Death In The Darkness
16. Shattered Shields
17. Sovngarde
18. Wind Guide You

1. Atmosphere



             



1999 - 2019 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod