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VARIETE FRANCAISE  |  LIVE

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Jeanne CHERHAL - Jeanne Cherhal (2002)
Par MONSIEUR N le 17 Décembre 2006          Consultée 1887 fois

Posons l’équation aussi simple qu’elle est : Jeanne Cherhal + piano = premier album. C’est tout. Seule sa voix et son piano font ce premier disque. Non, en fait, pas seulement que ça, il y aussi le public nantais, car la demoiselle a fait le choix (en réalité je n’en sais rien, son label tôt Ou tard l’a peut-être forcée) de l’enregistrement live pour prouver à la face du monde son talent évident. Voilà, paf, à peine le premier paragraphe terminé que le Monsieur N, on sent qu’il l’a aimé ce disque.

Et bien oui, il l’a aimé ce disque. Mais pas autant que « Douze Fois Par An ». « Douze Fois Par An », c’est son deuxième album, celui qui l’a révélée au public et à Monsieur N, et qui l’a poussé à explorer davantage son univers en achetant ce premier album qui croupissait dans le bac à CD bradés, bradés soit parce qu’estampillés Hervé VILLARD (ou que tu sois repose en paix), soit parce que semi-cultes voire même totalement cultes (c'est-à-dire génial mais écouté quotidiennement par une centaine de personnes maximum dans le monde, qui sont les seuls à trouver la chose géniale, ceci expliquant cela). Mais pourquoi diable parler du second album dans cette chronique ? Simplement parce que si vous appartenez à la catégorie des aficionados de Jeanne, il y a de fortes chances que ce soit depuis « Douze Fois Par An ». Or, là, je vous crie WARNING ! Ce premier opus est complètement différent !

Outre la différence dans le line-up, réduit à la jeune fille seulement, c’est du côté de la voix que l’écart ente les deux albums se fait le plus sentir. Dès le premier morceau « Un Trait Danger », la tonalité est donnée : j’aurai une voix très aiguë, et parfois je crierai, même que ça fera mal aux oreilles. Effectivement, au bout de 58 minutes, il arrive que mes tympans me réclament le silence. Une heure entière passée en compagnie d’un piano seul et d’une voix stridente confère à cet album un caractère âpre et rugueux. Les seules variations apportées à la voix sont des envolées ironiquement lyriques, qui, il faut le dire, font mal par où ça passe (oui, les oreilles). « Donges », beaucoup moins agressive, est l’occasion pour Jeanne de transformer sa voix et de jouer à la petite fille naïve qu’elle n’est pas. Les paroles, il est vrai, ne font rien pour rendre l’univers de Jeanne Cherhal accueillant.

Et là hop !, je change de paragraphe pour faire d’une pierre deux coups. Premier coup : aborder l’univers textuel, et deuxième coup, commencer à avancer des critiques positives, pour l’instant aussi rares que le nombre de fans de Hervé VILLARD encore en vie. Jeanne Cherhal, vous l’avez remarqué en zieutant la pochette, porte deux nattes, ce qui est l’attribut de tout être espiègle, en tout cas, c’est ce que veut nous faire croire le rédacteur des articles de son site officiel (pas mal fait, au passage). Alors moi je veux bien, mais je prends mon Petit Larousse Illustré en couleurs de 1993, je tourne les pages, « dépeigner », « foncier », ah je suis trop loin, « expromission », encore en arrière, ah, « espiègle » (en fait j’ai mis beaucoup plus de temps que ça à trouver mais j’ai omis volontairement des étapes pour soulager cette lecture déjà assez fastidieuse comme ça) : vif et malicieux, sans méchanceté. Bon. Vive je dis oui, malicieuse et sans méchanceté je dis aussi oui, je valide « espiègle », mais il manque tout de même une sacrée chose, cet album n’est pas qu’espiègle, il est noir. J’ose le dire, ce premier album sait être noir dans son propos. Entre le suicide, les alcooliques, les tôlards, l’homophobie, la pollution des eaux, le racisme, on a de quoi en broyer, du noir. Il est vrai, il y a toujours l’humour, qui adoucit les propos, mais enfin, les deux albums suivants ne seront pas aussi désespérés tout de même. Que nous soyons d’accord, le public rit, et il a raison, tant la nantaise, à l’écriture déjà si technique, sait aussi entretenir un contact chaleureux avec ses auditeurs, en distillant à chaque interlude des commentaires tantôt moqueurs, tantôt provocateurs.

Que vous dire, en conclusion ? Et bien écoutez, que l’on sent déjà sur ce premier méfait le talent évoqué plus haut, surtout au niveau d’une écriture qui sourit jaune, mais que la comparaison avec Douze Fois Par An fait assez mal, ce qui explique ma note, dure, je le concède.

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   MONSIEUR N

 
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- Jeanne Cherhal (voix, piano, un tout p'tit peu d'accordéon)


1. Un Trait Danger
2. Ce Soir
3. Ne T'inquiète De Rien
4. La Famille
5. Madame Suzie
6. Donges
7. Les Berceaux Brodés
8. [sans Titre]
9. L'homme
10. Mes Problèmes De Relation
11. Roberto
12. Avec Des Si
13. Les Bistrots Les Bastringues



             



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