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CHANSON MARRANTE  |  STUDIO

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- Style : Les Vrp , Les Fatals Picards
- Membre : Oldelaf

OLDELAF & MONSIEUR D - L'album De La Maturite (2006)
Par RAMON PEREZ le 16 Novembre 2019          Consultée 1009 fois

On se rassure tout de suite : le titre de cet album n’est qu’une blague de plus. Maturité ? Et puis quoi encore ? Par contre c’est clairement l’album de la professionnalisation. Le premier disque ainsi que le spectacle ont fait le boulot : le groupe peut désormais envisager de vivre de son délire. Ce qui branche bien OLDELAF, mais pas son acolyte, qui choisit d’arrêter là sa participation à l’aventure. C’est donc un nouveau MONSIEUR D qui apparaît, sous les traits de Frédéric Vaysse, comédien lui-aussi. Un troisième larron intègre la bande à la contre-bassine, ajoutant un personnage au spectacle : Pepito, l’homme à tout faire mexicain. Spectacle qui se rode pendant plus d’un an, autour des nouvelles chansons qui viennent constituer en 2006 cette nouvelle galette.

Un album qui, s’il n’est pas celui de la maturité, sera celui du succès. A son échelle certes, mais succès quand même. Commençons par le plus important : "Le café". Si ça ne te dis rien de prime abord, googlise moi ça. Tu tomberas sur la pièce à l’origine de la diffusion de cette chanson, que tu reconnaîtras peut-être : ce clip dont la légende assure qu’il fut réalisé par deux fans du morceau, sans concertation préalable avec le groupe. Quoi qu’il en soit, cela permit à OLDELAF & MONSIEUR D d’être un des premiers exemples connus de buzz, avec ce morceau relayé en masse sur les réseaux sociaux naissants. Parce que le clip est effectivement vachement intéressant, parce que la chanson, pour simple qu’elle soit (un bon vieil enchaînement lam/mi des familles), est particulièrement réussie. Démarrée « nouvelle chanson française » (je te chante ta vie quotidienne) puis complètement détournée par un humour noir et délirant. Une carte d’identité en somme.

L’autre chanson qui connut un certain succès, c’est "Nathalie (mon amour des JMJ)". Celle-ci par un moyen ancestral : le bouche à oreille permettant une diffusion massive dans des milieux bien particuliers. En l’occurrence OLDELAF a souvent raconté lesquels : celui aimant bien rigoler de la religion catholique qui a pris ironiquement le morceau ; celui qui l’a pris au sérieux et qui s’y est reconnu - une certaine jeunesse catholique. Constatant ça, le groupe eut l’intelligence de ne pas se positionner et de permettre cette rencontre improbable. A nouveau, cela s’explique avant tout par la qualité de la chanson, formidablement bien écrite et interprétée.

Donc ces deux chansons ont été entendues par nettement plus de monde. Fatalement une partie de ces oreilles ont la curiosité d’aller voir le spectacle ou d’écouter l’album. Elles découvrent alors l’étendue des dégâts avec ce disque tirant dans de nombreuses directions. Par rapport au premier, le côté chanson réaliste a été évacué, remplacé par un aspect nettement plus "foutage de gueule" (plus ou moins gentil). Dans le viseur les chanteurs institutionnalisés qui font semblant de pleurer leurs années pauvres ("Avant"), les chanteurs dépressifs à la BIOLAY ("Mous"), les minettes des tubes de l’été ("13 ans") ou encore Jean-Michel Jarre, victime du plus méchant de ces tirs. J’aurais bien parlé aussi de "Comme un ouragan", mais on me signale dans l’oreillette que cette chanson n’a absolument pas été modifiée par rapport à l’originale. Pas besoin de parodier pour rester dans le ton fielleux, ça c’est la classe !

Une limite de cet album réside dans le fait de vouloir intégrer certains délires du spectacle dessus, ce qui ne marche pas toujours, ou une seule fois. Je pense notamment aux interludes sur la fin ou au personnage de Pepito. Mais quand le délire s’appuie sur une chanson hyper bien foutue, cela devient un vrai régal. "Super-héros" est un petit chef-d’œuvre du genre avec une idée vraiment marrante, un texte très bien fait, une interprétation au poil et un accompagnement aux petits oignons (le rock de l’album). Musicalement, on est assez souvent sur une instrumentation simple, lorgnant encore une fois sur les VRP. Comme avec eux, la simplicité n’empêche pas l’énergie de passer et le groupe de s’amuser, par exemple sur "Rue de Nantes". Mais plusieurs incursions dans d’autres genres font mouche. Ma préférée étant certainement celle dans le reggae ( "Trois couleurs") et son enchaînement de jeux de mots spécial rastas. Beaucoup de choses très bien sur cet album donc. Si MONSIEUR D a changé, OLDELAF garde le cap. Tant mieux !

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   RAMON PEREZ

 
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- Oldelaf
- Monsieur D (frédéric vaysse)
- Pepito Valdez (alexandre zapata)


1. Nathalie (mon Amour Des Jmj)
2. Jean Michel Jarre
3. P’tit Génie
4. Le Café
5. Élastique
6. Super Héros
7. Voix
8. Rue De Nantes
9. 3 Couleurs
10. Avant
11. Pas D’bras
12. Mou
13. 13 Ans
14. Ouragan



             



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