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Dominique BLANC-FRANCARD - Sireguy Et Blanc-francard (avec Alain Sireguy) (1977)
Par MARCO STIVELL le 20 Juin 2020          Consultée 1140 fois

Une belle association pour un album de pop française années 70 méconnu ! Voilà qui pourrait résumer l'album en commun de Dominique BLANC-FRANCARD et d'Alain SIREGUY. Ce dernier a publié une poignée de singles depuis le début des années 70, l'autre est un ingé son parmi les plus reconnus et déjà fort d'un album rock progressif en solo.

Une dizaine de morceaux pour 32 minutes de musique, l'un des meilleurs formats pour aborder différents propos sans donner l'impression d'en faire trop. Ici les deux artistes sont chanteurs et multi-instrumentistes, tout en faisant appel régulièrement à Jean Kraut, guitariste soliste qui a accompagné Joan-Pau VERDIER un an plus tôt, ainsi que le claviériste Robbi Finkel qui réalise diverses sessions à l'époque pour Catherine LARA, Jacques HIGELIN et même Alan STIVELL.

Rien à redire sur le son qui garde un côté fait maison toujours appréciable et notamment en cette seconde moitié d'années 70, aux côtés de grosses productions variété. Au niveau des chansons, l'écriture est l'un des points forts de l'opus, reposant sur des idées simples, liées au quotidien de Monsieur-tout-le-monde, des scènes à la fois comiques et douces-amères.

Par exemple, le premier titre, "Sonne, sonne !" est un pamphlet anti-sonnerie de réveil ou de téléphone, une des causes d'énervement principales de la journée ! "La fille du photographe" est la déclaration d'amour éperdue d'un homme obsédé par une photo portrait placée dans une vitrine de magasin, avec tout ce que cela comporte d'aléas (et la fermeture du lundi reste, convenons-en, un moindre mal !).

Dans "Rock pour boire", le narrateur est prisonnier de son bureau, de la paperasse, de la chaleur et n'a qu'une envie, traverser le trottoir pour rejoindre les filles qu'il aperçoit au bar d'en face, sachant qu'il se ferait servir n'importe quoi et pas seulement de l'alcool. "Liverpool" est bien entendu imprégnée de la passion BEATLES, ballade urbaine et rêveuse dans les rues du port anglais qui a donné naissance à ces génies de la musique. Parfois, les paroles usent de thèmes plus généraux comme "Ça fait un bail" avec des formules basiques ("T'as fait ta vie, ça fait un bail que j'suis parti"), mais qui fonctionnent très bien.

Le plaisir que peut offrir un tel album est réel et assez inattendu, surtout qu'il n'est pas vraiment passé à la postérité (aucune édition en CD). Grâce à l'écriture donc et aux musiques franchement sympa qui animent ces chansons relativement courtes. La basse, jouée par BLANC-FRANCARD, est un élément solide, aux côtés des claviers de Finkel et des soli de guitares virtuoses de Kraut sur des moments blues-rock lorgnant parfois vers le hard tels que "Rock pour boire" et "Sonne, sonne !", avec quelques sons de cuivres joués au synthé. "Liverpool" plagie "Come Together" et use d'effets psychédéliques sur le final dont on remarque le fort bel arrangement des choeurs, autre constante du disque.

Le chant de SIREGUY et de BLANC-FRANCARD, sans être fou, est plaisant, comme les divers slows et parties acoustiques où les voix se mêlent mieux qu'ailleurs : "Cinéma", "Ça fait un bail", "La fille du photographe", "Aime-moi chaque jour" (ce Mellotron !) et "Viens faire un tour dans les nuages", toutes des ballades rêveuses tirant plutôt vers le folk ou la variété. Seule "Quand tu danses avec moi", avec ses percussions et riffs funk, est effectivement taillée pour les dancefloors, répétitive et moins bonne que les autres, mais musicalement, ça joue toujours.

Transposé à nos jours, c'est typiquement le genre d'album que l'on pourrait entendre sur une plateforme d'écoute en ligne, par des artistes qui ne se rangent pas dans les grands et dont l'oeuvre ne bénéficie d'aucune publicité. Pourtant, la qualité est un maître mot ; ce serait dommage de passer à côté !

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   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Dominique Blanc-francard (chant, basse, guitares, claviers)
- Alain Sireguy (chant, batterie, percussions, guitares)
- Robbi Finkel (pianos, orgue, synthétiseurs)
- Jean Kraut (guitares)
- Patrice Cramer, Eric Migliaccio (batterie)
- Claude Arini (pedal-steel guitare, guitare électrique)


1. Sonne, Sonne !
2. La Fille Du Photographe
3. Cinéma
4. Rock Pour Boire
5. Aime-moi Chaque Jour
6. Docteur !
7. Ça Fait Un Bail
8. Quand Tu Danses Avec Moi
9. Liverpool
10. Viens Faire Un Tour Dans Les Nuages



             



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