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 Simple Minds (1378)

SIMPLE MINDS - New Gold Dream (81-82-83-84) (1982)
Par ARP2600 le 21 Novembre 2011          Consultée 4155 fois

Et voici venir New Gold Dream (81-82-83-84), un des joyaux de la new wave, un de ces albums parfaits que beaucoup de groupes n'ont pas la chance de faire. Après l'incroyable paire Sons and Fascination/Sister Feelings Call, les Simple Minds se sont payés le luxe de le faire une deuxième fois, ce cinquième (ou sixième?) album ne présente guère de défauts, et son ambiance incroyable marque, avec Vienna et Rage in Eden d'Ultravox, l'aboutissement de le la tendance néoromantique.

Si leurs quatre premiers disques étaient parus en un peu moins de deux ans et demi, ils auront pris un an pour sortir celui-ci. C'est que la belle cohésion des premières années s'était érodée... L'excellent batteur Brian McGee, qui apportait tant aux ambiances irréelles d'Empires and Dance et Sons/Sister, a malheureusement jeté l'éponge fin 81 et son poste est resté instable pendant de longs mois. Ainsi, on trouve trois batteurs sur New Gold Dream : Les deux intérimaires Kenny Hyslop et Mike Ogletree, et enfin le remplaçant définitif Mel Gaynor. Les quatre autres musiciens originels sont toujours là, pour l'instant. Jim Kerr fait une excellente performance dans son style de chant si plastique. Le claviériste Mick MacNeil s'en donne à cœur joie, réduisant la guitare de Charles Burchill à un rôle secondaire, tandis que les graves restent dominés par la basse travaillée de Derek Forbes.

La musique, elle, est magistrale tout au long de l'album. Certes, les mélodies ne sont pas le point fort des Simple Minds, leur génie est ailleurs. On se laisse sans peine submerger par la beauté du son et du style de chaque chanson. Évidemment, il ne faut pas être allergique à un romantisme un peu kitsch... C'est un fait que l'album est un peu plus daté que les précédents. S'il ne s'agit pas de synthpop, les synthétiseurs sont partout, autant dans les nappes d'ambiance, très douces, que dans des ritournelles hypnotiques. Le tout est très lyrique, le plus souvent en mode mineur, inspirant des sensations mélancoliques et nostalgiques. Quant aux paroles, elles sont d'une belle poésie, plus romantique et moins compromettante que par le passé. Elles parlent surtout d'amour, mais dans le contexte citadin habituel du groupe.

Certains titres dominent tout de même l'ensemble, à commencer par «Someone, Somewhere in Summertime», qui annonce clairement la couleur. Elle est très élaborée, on peut en apprécier autant la richesse rythmique que la diversité des sons et un chant très prenant. Au centre de l'album, la chanson-titre est ma préférée, nettement plus entraînante, redoutablement équilibrée. Les ritournelles caractéristiques de la new wave sont ici d'un niveau rare, simples mais brillantes, répondant à merveille au chant de Kerr.

Le troisième moment fort est la conclusion, la sombre «King Is White and in the Crowd», qui rend hommage à l'épouse du président égyptien El Sadate assassiné l'année précédente. Triste mais très belle, une fin idéale pour un tel ensemble. Pour le reste, on notera encore le côté plus pop et positif de «Promised You a Miracle». Un mélange idéal pour appâter le public, elle a donc logiquement été leur premier single à grand succès. Enfin, sur la subtile «Hunter and the Hunted», signalons l'invité-surprise, Herbie Hancock, qui a fourni ce solo de synthé un peu jazzy qu'on peut entendre à partir de la minute quatre.

Chaque style a ses albums-phares et New Gold Dream (81-82-83-84) est indiscutablement un de ceux de la new wave. Il a marqué à la fois le vrai début du succès des Simple Minds et la fin de leur appartenance stricte à ce genre. Si sa recette romantique a pu décevoir certains amateurs du groupe, il faut se dire qu'il est difficile d'aligner les chefs-d’œuvre comme ils l'ont fait. Empires and Dance et Sons/Sister sont déjà des performances incroyables et il aurait été difficile d'encore donner un troisième grand disque dans un style proche. De même, la perfection de New Gold Dream a forcé le groupe à une nouvelle fois changer de recette pour le suivant, le nerveux Sparkle in the Rain, de nouveau avec beaucoup de bonheur. On n'insistera jamais assez sur le fait qu'ils étaient très forts, leur période 80-84 devrait faire partie de la culture pop/rock de base.

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- Jim Kerr (chant)
- Charles Burchill (guitares)
- Mel Gaynor (batterie)
- Derek Forbes (basse)
- Mike Ogletree (batterie)
- Kenny Hislop (batterie)
- Sharon Campbell (choeurs)
- Hebrie Hancock (synthétiseur solo)


1. Someone Somewhere In Summertime
2. Colours Fly And Catherine Wheel
3. Promised You A Miracle
4. Big Sleep
5. Somebody Up There Likes You
6. New Gold Dream (81, 82, 83, 84)
7. Glittering Prize
8. Hunter And The Hunted
9. King Is White And In The Crowd



             



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