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JUNO REACTOR - Gods & Monsters (2008)
Par SEIJITSU le 9 Février 2010          Consultée 1650 fois

Je ne pense pas commettre d’erreur en affirmant que JUNO REACTOR possède une discographie très enviable depuis 1997. Pour résumer rapidement : Un disque inoubliable au caractère très fort (Shango), ainsi que deux autres albums aussi indispensables que ce dernier (Bible Of Dreams et Labyrinth), JUNO REACTOR est une espèce rare, bien trop rare. En effet, ce groupe formé sous l’initiative d’un seul et unique homme, Ben WATKINS, a survécu aux années 2000 tout en maintenant une qualité et une présence salvatrices sur une scène divisée, ou ses deux mêmes extrêmes se font face en se tirant la moue. JUNO REACTOR est au centre bien évidemment, il n’est pas expérimental pour un sou mais il évite de trop pencher dans un carcan commercial de l’électro. Et dernière chose appréciable : il a toujours été régulier dans ses sorties, décidemment il a tout pour plaire.

Alors à chaque nouvelle sortie, on redoute d’introduire la nouvelle galette dans notre chaîne Hi-Fi, de peur de tomber sur le disque qui les fera trébucher de leur très envieux piédestal. Et là, c’est la surprise. Les quatre ans qui séparent notre découverte de Labyrinth n’ont pas été vains, loin de là. Ben et ses copains innovent, ils ne fomentent pas une révolution soyons honnête, mais ils mettent un point d’honneur à nous fournir un disque qui ne tombe pas dans le syndrome du clone, bien joué ! Les nouveautés peuvent paraître minimes à première vue, elles sont pourtant importantes malgré les apparences. Car Gods and Monsters n’a pas grand-chose à voir avec le précédent disque du collectif, comme ce dernier n’avait rien à voir avec ses prédécesseurs.

Malgré cela, JUNO REACTOR garde l’essentiel même de la base de sa musique. Une musique électronique proche de la Trance influencée par les musiques du monde : des instruments acoustiques plus ou moins inhabituels et des mélodies accrocheuses comme du velcro.
"Inca Steppa" est une ode au voyage, un morceau qui évoque le Mexique et ses temples Inca (ou Maya c’est selon). Voix puissante et typé « soul », rythmique électronique, basse funky, flûte… Tout est fait pour vous embarquer dans un monde imaginaire et « afro cyber », il s’agit de la Juno Reactor Touch, ce savoir faire si propre au groupe.
Mais attention, les titres se suivent et ne ressemblent pas comme "Tokyo Dub" avec son beat hip hop répétitif mais hypnotique. On se laisse aussi bercer par l’ambient de "Las Vegas Future Past" avec sa trompette sensuelle. "Immaculate Crucifixion" vire sur du rock pur et dur avec une vraie batterie et des passages avec une guitare saturée. Quant à "The Perfect Crime (Superman)" il s’agit tout simplement d’un morceau de pop délicate avec comme vocaliste vedette… Ben Watkins ! Ce chenapan nous avait bien caché sa belle voix grave, on en vient à regretter qu’il n’ait pas cherché à l’exploiter plus tôt…
Pourtant cette volonté de vouloir donner une vie propre à chaque morceau peut tourner au désavantage de Benji. On arrive alors au même reproche que l’on pouvait faire à Labyrinth : une hétérogénéité gênante et peut-être étrange pour certains.
Ce défaut est pourtant minime par rapport aux qualités, car JUNO REACTOR réussit haut la main ses incursions dans tous les genres possibles. Gods and Monsters est peut être même leur album le plus surprenant depuis Shango en raison de plusieurs mélanges audacieux, comme ce "Pretty Girl" au doux accent de Gospel.

J’admets néanmoins une chose : les amateurs de Trance seront obligatoirement déçus, car les morceaux sont très loin de vous faire taper du pied, seul "Tanta Pena" se rapproche des premiers efforts du groupe. Une époque heureusement révolue, où le groupe se contentait de produire une Trance Goa efficace, mais manquant clairement d’ambition. JUNO REACTOR s’éloigne donc petit à petit de ses racines, même s’il éprouve toujours un certain respect pour son passé. Les personnes capables d’admettre que le groupe de Ben WATKINS est désormais un mutant touche à tout en quête d’exotisme et de dépaysement, apprécierons ce très bon disque à sa juste valeur. Les autres par contre n’ont aucune excuse pour passer à côté de cet album, qui est sans la moindre hésitation, l'une des meilleures sorties du genre de ces dernières années.

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   SEIJITSU

 
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- Ben Watkins (arrangements électroniques, guitare, chant)
- Dr. Das (basse)
- Ramjac (boite à rythmes)
- Django (percussions)
- Greg Ellis (percussions, batterie)
- Mabi Thobejane (percussions, batterie)
- Sugizo (guitare)
- Scarlet (claviers)
- Mike Garson (piano)
- Byron Wallen (trompette)
- Steve Stevens (guitare)
- Tigran Aleksanyan (flûte persanne)
- Eduardo Niebla (guitare acoustique)
- Ghetto Priest (chant)
- Taz Alexander (chant)
- Angelica (chant)
- Yasmin Levy (chant)


1. Inca Steppa
2. Tokyo Dub
3. Las Vegas Future Past
4. Mind Of The Free
5. Immaculate Cruxifiction
6. City Of The Sinful
7. Tanta Pena
8. The Perfect Crime (superman)
9. Pretty Girl



             



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