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- Style : Kansas

STYX - Styx (1972)
Par LULUBELLEIII le 30 Avril 2010          Consultée 2151 fois

Au début de leur carrière, les 5 compères de STYX ne savaient pas encore très bien sur quel pied danser... ou plutôt jouer... bref. Voici un petit extrait de leurs discussions pour décider quoi mettre sur l'album. Ben oui, parce qu'il fallait bien le remplir, quand même.

- John Curulewski : « C'est facile, les gars, étant donné qu'on n'a aucune idée, il suffit de mettre sur le CD les trucs qu'on joue en live et que d'autres types ont déjà composés pour nous ! »
- Dennis De Young : « du genre ? »
- John : « Ben tu sais, « Right Away », « After You Leave Me » et puis aussi « What Has Come Between Us »... »
- James Young : « Oh non, elle fait trop URIAH HEEP, celle là ! »
- John : « Y a pas que celle là. Mais quel est le problème? Tout le monde aime URIAH HEEP, non ? »
- James : « Ouais, j'avoue. Ça rendra trop bien sur notre skeud. Mais bon, faudrait quand même qu'on en compose une ou deux vite fait, là, histoire de dire qu'on sait faire. En fait, avec Dennis, on en a déjà une, « Best Thing ». Ecoutez... »
- Chuck Panozzo (qui s'était assoupi) : « Bien, bien, faut la mettre en single, celle là. Elle sera #82 au Billboard. »
- James: « Hein ?? Qu'est ce qu'il dit lui ? »
- Dennis : « Rien, rien, il est encore dans ses trips de Mme Irma. Et le truc vachement rock'n'roll que tu m'as joué l'autre jour ? »
- James : « Oh, juste un truc comme ça. Je l'ai appelé « Children Of The Land ».
- John : « Ah ouais, ça claque comme titre !! »
- James : « Ouais, c'est bien vrai. Mais au niveau de la zique, c'est pas très original. Faudrait enrober tout ça avec un peu de prog. C'est la mode, le prog, ça passera. Je sais ce qu'on pourrait faire. On commence par envoyer « Children Of The Land », le bon vieux rock des familles. Ensuite, on place une petite transition un peu psyché, tu sais genre « In A Gadda Da Vida » des IRON BUTTERFLY.
- Dennis: « Avec wah wah et solo de batterie ? »
- James : « Oui, voilà, et des claviers aussi. »
- John Panozzo : « Quoi ???? Un solo de batterie comme dans « In A Gadda Da Vida ? » Mais... »
- James : « Pas aussi long... Après, on fera un peu de remplissage en enregistrant des gugusses qui parlent dans les rues de Chicago. »
- Dennis: « Mais c'est l'idée du siècle, ça !! Facile, ça passe le temps et puis c'est original, ça fait prog... non ? »
- James : « Euuh... ouais, si tu veux, on peut dire ça comme ça. Ensuite, on placera notre petite réinterprétation de « Fanfare For The Common Man », tu sais, le morceau de COPLAND. »
- John : « James, où vas tu chercher toutes ces brillantes idées ? »
- Chuck : « C'est pas du tout une bonne idée. EMERSON LAKE & PALMER, vous connaissez ? Ils vont nous humilier en reprenant la même pièce dans leur album Works : Volume 1 en 1977... »
- James : « ELP ?? Pff, même si c'était vrai, j'ai pas peur d'eux. C'est rien qu'une bande d'amateurs... »
- Dennis : « Farpaitement. Et puis nous, c'est fait sans prétention, alors que leur version sera trop pompeuse, comme d'habitude. »
- James : « Ça me donne une petite idée pour la suite. Faudrait qu'on compose un truc qui fasse vraiment prog, avec tout ce qu'il faut, claviers, de la fausse flûte, quelques petits solos de guitare, une belle mélodie du genre ballade... »
- Chuck : « Pourquoi de la fausse flûte ? »
- James : « Ben, tu sais en jouer de la vraie, toi ? »
- Dennis : « Et puis, il nous faut quelques passages plus enlevés... qui bougent quoi, sinon, tout le monde va s'endormir. Et aussi un thème. Un genre de concept sur lequel s'appuiera tout le morceau. »
James : « Non, non, pas de concept, c'est trop rasoir. Et puis personne n'écoute nos paroles, de toute manière. D'accord pour les passages plus enlevés, on pourra même faire un final comme dans Star Wars, si tu veux. »
- Chuck : « Mais si votre morceau, c'est juste un collage de quatre trucs, ça risque pas d'être un peu décousu ? »
- James : « Oui, c'est le risque. Faudra qu'on fasse gaffe. On bossera les transitions. Et puis, au pire, on trichera un peu. Je connais un super effet quand on a la flemme de faire une transition. Ça s'appelle l'effet du train qui passe. Je vous montrerai ça, les gars, efficacité démontrée. » 

Quelques semaines plus tard...

- John : « C'est bien beau, tout ça, mais on n'a que 33'46. Dont une piste, qui, à elle seule, dure plus de 13 minutes. »
- James : « C'est pas un problème. C'est bien, les albums courts. Les gens n'ont pas le temps de s'ennuyer... Et puis, ce n'est que le premier. On se rattrapera sur les autres. »

- Dennis : « Vous qui nous écoutez parler, et qui avez écouté cet album, ne soyez pas trop durs avec nous, comme le dit James, ce n'est que notre premier. On était encore en train de peaufiner notre style qui fera notre gloire par la suite. Dites, c'est quand même pas trop raté pour un premier album, si ? »

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   LULUBELLEIII

 
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- John Curulewski (guitare, voix, électronique)
- Dennis Deyoung (orgue, piano, synthétiseur, voix)
- Chuck Panozzo (basse)
- John Panozzo (batterie, percussions)
- James Young (guitares, voix)


1. Movement For The Common Man
2. Children Of The Land
3. Street Collage
4. Fanfare For The Common Man
5. Mother Nature's Matinee
6. Right Away
7. What Has Come Between Us
8. Best Thing
9. Quick Is The Beat Of My Heart
10. After You Leave Me



             



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