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- Membre : Tony Iommi , Dust

Billy IDOL - Devil's Playground (2005)
Par ERWIN le 6 Mai 2010          Consultée 1886 fois

Après toutes ces années de « chômage forcé », le fan de BILLY IDOL aurait pu croire que tout comme lui, ce bon Billy aurait pris sa retraite de rockeur, au mieux débuté une carrière de crooner dans les palaces américains, ou moins prosaïquement qu’il n’est pas si loin d’être grabataire… C’est cela oui ! Préparez-vous à en prendre plein la tronche plutôt !

Le morceau d’introduction « Super overdirve » est une petite perle, on n'a pas entendu Billy aussi punk depuis 77 et Generation X. De l’agressivité par tous les pores, l’esprit sans compromission est bel et bien là, tant d’années après la révolution. Billy est vivant! Que nul n’en doute! Il est de nouveau accompagné par son pote Steve Stevens, on est pas là pour rigoler! Green day, Offspring tous les ptits américains pseudos punky vont pouvoir aller se rhabiller. Et l’animal peroxydé chante remarquablement en plus. On continue sur la lancée avec « WWrld comin' down » où il enfonce littéralement les new punks sur le terrain du rythme et de l’humour. Comme ça dépote !
Le phénoménal batteur Brian Tichy est de la partie et assume la co-composition de nombreux titres « in your face » avec Billy. Dire que nous avons là affaire à un troupeau de dinosaures du rock… Quelle branlée ils mettent aux jeunes !
« Rat race » impose une jolie ligne acoustique de gratte de Stevens, les nappes judicieuses de synthé, les riffs, tout est moderne et original. Incroyable ! Et le blondinet y met toute sa rage, enfin sorti des déboires de toutes sortes des 90’s (en vrac : rejet des critiques, de la mode malgré un Cyberpunk excellent, vu comme un looser, drogues et alcools, accidents de bécane…).Pas simple tout cela. Il a beaucoup à dire, beaucoup à prouver. Le gars est en colère et veut montrer à tout le monde qu’il est encore « still alive and well ». Eh bien, c’est réussi…
On continue dans le bourrinage avec la rythmique en acier cyberpunk de « Sherri », puis c’est « Scream » avec un sublime solo de Stevens. Les cloches sur le refrain de « Yellin at the xmas trees » sont bien sympas et renforcent encore davantage l’aspect festif du skeud.
Le rythme en acier type « chevauchée » de « Body snatcher » maintient la pression avec constance et on se dit que Billy est en train de nous pondre un album plein de vie et d’agressivité.

Si les titres violents sont légion et prouvent toute l’étendue des ressources de notre Billy, il choisit aussi d’intégrer de nombreux éléments plus « smooth » dans sa musique, pour notre plus grand bonheur :
« Plastic jesus » impose un aspect rock country que l’on croirait issu des dernières œuvres en date de Mr Axl Rose lui-même. Très étonnant, mais très réussi. Billy ressort l’ambiance Doors sur le prenant « Evil eyes ». « Lady do or die” continue sur cette lancée de vieux rock désertique. Une recette que Billy et Steve maîtrisent maintenant à la perfection.
Sur « Cherie », on ne peut que sourire béatement en se disant que ce diable de Billy a réussi un pari incroyable, celui de nous refaire bander pour un type que l’on avait cru mort et enterré.
L’opus s’achève sur un autre titre pop : « Summer running » achève dans une acoustique originale l’album du retour. Mais surprise, le slow se transforme sur la fin en rock puissant et racé, avec une batterie en béton et une guitare tranchante. Le symbole de l’album de la maturité ? C’est bien possible et j’ai plaisir à le penser.

Le manque de réaction des critiques comme du public est choquant face à la qualité de cet album. BILLY IDOL s’y livre totalement, sans compromission, avec honnêteté et talent, aidé par son alter ego le sémillant Steve Stevens. Faisons la part des choses, on ne peut pondre un tel album avec uniquement des données mercantiles en tête. On ne les dément pas, mais l’envie du vieux rockeur est certaine, elle fait plaisir à entendre. Il ne s’enfonce pas dans le passéisme mais s’adapte tout en proposant de l’innovation, avec toujours cette touche d’esthétique si particulière qui est « sa » trademark.
Devil’s playground n’est peut-être pas son meilleur album, car Rebel yell a une bonne tête de vainqueur, et Cyberpunk était plus ambitieux, mais il est certainement son projet le plus équilibré, celui ou il s’éclate le plus. Je ne dirai qu’un mot : Bravo !
A conseiller, cet album méconnu, voire ignoré d’un très grand ponte de la musique des 80’s.
Jouissif !

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1. Super Overdrive
2. World Coming Down
3. Rat Race
4. Sheni
5. Plastic Jesus
6. Scream
7. Yellin At The X Mas Tree
8. Romeo’s Waiting
9. Body Snatcher
10. Evil Eye
11. Lady Do Or Die
12. Cherie
13. Summer Running



             



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