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KARNATAKA - The Storm (2000)
Par MARCO STIVELL le 13 Octobre 2010          Consultée 1208 fois

Voici le deuxième album de Karnataka, sorti tout juste deux ans après le premier. Avec un groupe aussi prometteur et une musique d'une telle qualité, on s'attend à avoir une discographie pour le moins fournie, et il se trouve que l'avenir nous donnera tort. En fait pour l'époque, le groupe arrivait à conserver une certaine stabilité autour du quintet de base (le couple JONES, Jonathan EDWARDS, Paul DAVIES et Gavin John GRIFFITHS). Ce sera encore le cas pour un petit moment, mais il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils en profitent beaucoup. Pour tout dire il y aura autant de live (en comptant les DVDs) que d'albums, mais nous n'y sommes pas encore.

The Storm commence comme le précédent album se terminait, de manière très celtique. La mer n'est pas toute proche et pourtant j'entends les flots résonner dans le lointain, puis un son de fausse harpe s'élève. Une pluie fine se met à tomber. D'emblée on se laisse happer par la beauté ce cette ensemble nappe de synthé / fausse harpe celtique, et c'est ainsi que l'une des plus belles chansons de l'album est introduite. Rien de plus intense que ce "Heaven Can Wait", au passage le premier titre que j'ai entendu du groupe, et je suis toujours autant frappé de la profondeur de la mélodie, du rendu, et de la gravité de la voix de Rachel, tellement belle... Ce n'est pas avec dénaturisme qu'on enchaîne avec le très chaleureux "Dreamer" et son style pop-rock tout à fait accessible et agréable. Un rai de lumière fait son apparition à travers les nuages. C'est le tube imparable de l'album, indissociable du morceau précédent (car ils sont liés, mais pas seulement par le fondu) comme il l'est de "The Journey" (également lié). Il s'agit là d'une ballade folk des plus merveilleuses et qui s'étale sur plus de huit minutes. La guitare acoustique cotoie les cordes synthés, les couplets autant que les refrains sont épiques... tout y est parfait. La forme, la mélodie, le caractère épique de cette ballade m'oblige à en parler comme l'un des poids lourds indéniables de l'album, et même de la carrière de KARNATAKA, et même allons plus loin, de la musique folk tout court.

La sauce retombe très très légèrement à mes yeux avec "Hay", plus léger, mais offrant aussi une partie instrumentale très intéressante et qui vient donner à l'ensemble une couleur progressive. C'est le seul titre de l'album (et le dernier du groupe) à contenir du saxophone. "Love and Affection" se présente comme un autre tube pop-rock potentiel. Rachel chante dans ses limites (toujours évidentes), le tout est porté par un gros riff, c'est bien sympathique. "I Should Have Known", autre ballade désespérée (et désespérante de beauté), autre tube qui n'aura pas le succès escompté, excepté évidemment auprès des fans. Bien soutenu par les accords de guitare acoustique, le rendu se révèle répétitif notamment sur le final, mais jamais désagréable, bien au contraire.

"Everything Must Change", autre chanson puissante que je ne dissocie jamais de sa précédente, curieusement. Le refrain, une nouvelle fois, est particulièrement marquant. On arrive avec "Shine" à une tentative de morceau un peu plus funk en raison du clavinet principalement, et l'on sent que le groupe s'amuse un peu. Bien sympathique ça aussi, même si peut-être moins "à retenir" que les ballades. "Writing on the Wall"... Mais c'est vraiment nul de constater à quel point un groupe avec un tel potentiel mélodique est aussi boudé du grand public... Voilà un autre morceau qui aurait pu amener la carrière de KARNATAKA au premier plan. "Do you remembeeeer, oh oh..." C'est efficace à souhait... On arrive enfin à "The Storm", et le disque termine de la même manière qu'il a commencé (décidément), de manière très celtique avec cette harpe-synthé. La chanson est une nouvelle fois désarmante de beauté et aussi presque de douceur s'il n'y avait ce décollage rageur (relativement quand même, ce ne sont pas des bourrins). Il faut également laisser tourner le disque jusqu'à arrêt complet, sinon on loupe la cornemuse sur les vagues...

C'est nul. Vraiment nul. Et cruel. Un groupe pareil ne mérite vraiment pas d'être laissé à l'abandon comme il l'a été. Des albums pareils sans temps morts d'un point de vue qualité sont des trésors, des mines à mélodies inépuisables. C'est... rah y a pas de mot pour le dire. Puisque le premier disque est devenu introuvable, je ne saurai trop vous conseiller ce The Storm, qui est peut-être aussi en passant l'album le plus fidèle aux racines celtiques du groupe (ils sont gallois, ne l'oublions pas), et puis en y réfléchissant, le parfait album "entre deux", bien placé entre le premier marquant les débuts, un peu hésitant (et simple) et la superproduction à venir.

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   MARCO STIVELL

 
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- Rachel Jones (chant)
- Jonathan Edwards (claviers)
- Ian Jones (basses, guitare acoustique, samples, bodhran)
- Paul Davies (guitares électriques)
- Gavin John Griffiths (batterie, percussions)
- Steve Evans (samples percussions)
- Steve Simmons (saxophones alto et ténor)
- Jenny Hooker (flûte à bec)
- Peter Davies (scottish small pipes)


1. Heaven Can Wait
2. Dreamer
3. The Journey
4. Hay
5. Love And Affection
6. I Should Have Known
7. Everything Must Change
8. Shine
9. Writing On The Wall
10. The Storm



             



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