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- Style : The Silencers
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TEARS FOR FEARS - The Hurting (1983)
Par ERWIN le 18 Octobre 2010          Consultée 2472 fois

Roland Orzabal et Curt Smith sont potes d’adolescence. Depuis leur picto-romaine Bath, ils naviguent au sein de moult groupes de ska rock, pour finalement aboutir à la version nommée TEARS FOR FEARS. Roland, âme du groupe, trouve cet étrange nom qui va marquer les esprits des 80’s. Il signifie en Français « Pleurs de peurs » et se réfère directement aux théories du cri primal. Comme la couv’ le laisse aisément deviner, l’opus va dériver sur les thèmes de l’enfance du repli sur soi, thèmes essentiellement développés par Roland, artiste intello influencé par les théories d’Arthur Janov, psychothérapeute de renom. Pour un premier album et en pleine mode New Wave, le moins que l’on puisse dire est que le groupe ne recherche pas la facilité. C’est ce qui va faire toute sa force et va lui permettre de se démarquer, à tous les points de vue, tant les 80’s etaient un moment superficiel dans l’histoire de la musique.

Aucune superficialité la dedans ! C’est entendu… La musique ainsi créée est d’une beauté redoutable, faisant du groupe l’un des rares à surnager intellectuellement dans la scène New Wave.

Et musique il y a! C’est jour de fête aujourd’hui car je vais évoquer une de mes chansons préférées. Je l’ai entendu pour la toute première fois à la radio en 1983, je me souviens de l’avoir écouté en boucle pendant quelques jours, sans me lasser, je reste 27 ans après en totale osmose avec « Pale Shelter », preuve s’il en fallait de sa grande qualité. Chanson unique menée par une guitare folk exceptionnelle de pureté -signe distinctif des compos de Roland et de Smith-, les gimmicks des 80’s sont là, au pinacle de leur émotion, et le chant velouté de Curt retentit avec a propos, soutenu par des backings de grande qualité de Roland. Hypnotique, avant-gardiste, émotionnelle, « Pale Shelter » contient tous les ingrédients qui font les classiques indémodables, écoutez donc cette petite ligne de basse improbable, à se damner! On se souviendra en outre de l’ambiance étrange régnant dans la vidéo.

Mais le premier opus des TEARS FOR FEARS est bien plus qu’une seule chanson: « Watch me bleed », chantée par Roland, est une complainte lancinante avec un réel coté malsain, le superbe refrain, la basse omniprésente, les petits licks de synthé la rendent indispensable. Un autre des singles de l’album est « Mad World » passé depuis à la postérité comme un chef d’œuvre de New Wave, Roland et Curt échangent la position de chanteur avec une facilité déconcertante, leurs voix se font littéralement échos et se complètent remarquablement. Une vraie merveille de son époque, avec certaines réminiscences de OMD. « Change » le dernier single de l’album présente une facette plus mainstream, ce malgré le xylophone qui sous-tend sa mélodie, encore une fois, le splendide refrain va vous submerger. Il n’y a guère que le premier single « Suffer the children », sorti en 81, qui n’est pas au niveau des autres, et encore! Je la trouve personnellement assez datée.

Pour le reste, on évolue entre des tentatives un brin maladroites mais réellement intéressantes comme sur « The Prisoner », alors que « Memories Fade » ressemblent quelque peu à « Watch me bleed » sans toutefois l’émotion de cette dernière. Le titre d‘introduction « The Hurting » sonne typiquement 80‘s, assez agréable. « Start the breakdown » qui clôture le skeud présente une autre aspect du groupe, une chanson plus smooth soutenu par un piano monolithique, qui annonce les futurs méga succès du duo.

Bref, un grand groupe vient de naitre, il porte en lui de nombreux espoirs, car la créativité du duo magique britannique est indéniable. Sur des portées aussi bien artistiques qu’historiques, The Hurting, premier album de TEARS FOR FEARS est une réussite, et est une parfaite introduction à l’ensemble d’une œuvre aujourd’hui classique. Allez, je me rebalance une nouvelle fois « Pale Shelter » ! Dieu que c’est bon !

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   ERWIN

 
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   (2 chroniques)



- Roland Orzabal (chant guitare claviers)
- Curt Slith (chant basse clavier)
- Ian Stanley (claviers)
- Manny Elias (batterie)


1. The Hurting
2. Mad World
3. Pale Shelter
4. Idea As Opiates
5. Memories Fade
6. Suffer The Children
7. Watch Me Bleed
8. Change
9. The Prisoner
10. Start Of The Breakdown



             



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