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James BROWN - Live At The Apollo (1963)
Par MANIAC BLUES le 4 Juillet 2011          Consultée 2158 fois

Certes, en 1962, James Brown ne danse pas encore sur le rythme torride de Sex Machine, mais il s'impose déjà comme un sacré phénomène. Au début des années soixante, son nom ne cesse de grimper au sommet des charts, la concurrence est écrasé par son talent et James Brown a la musique dans la peau au point de faire plus de 300 spectacles par an à travers tout le pays. Du fin fond de l'Amérique profonde à New York, tout est mis en œuvre pour que ses shows restent à jamais gravés dans la mémoire des spectateurs.

Le live à l’Apollo immortalise le spectacle hors-norme du 24 octobre 1962 : une nuit folle au beau milieu de Harlem, dans une salle de concert en feu, avec un chanteur se livrant corps et âme à un public en liesse. James Brown est venu pour la première fois dans le sanctuaire de la musique noire en 1959. Au cours de ce concert fondateur, il a notamment inauguré le fameux rituel de la cape. Conquérir le public new-yorkais a sans doute été sa plus gratifiante victoire. Les spectateurs de l'Apollo n'hésitaient pas en effet à huer les artistes qu'ils n'appréciaient pas. C’est donc en terrain connu que James Brown enregistre son premier concert. Après cette fiévreuse nuit d’automne, plus rien ne sera comme avant pour lui et la musique soul. Avec ce disque, il montre son vrai visage : celui de la plus spectaculaire bête de scène de toute l'histoire de la musique.

Le disque live du concert à l'Apollo voit le jour grâce à l'audace prodigieuse de James Brown. Face au scepticisme de Syd Nathan, patron du label King, James Brown produit en effet lui-même ce live et investit dans ce projet complètement fou la somme (importante pour l'époque) de 5700 dollars. De manière inattendue, le disque connait un succès éclatant et se vend à plus d’un million d'exemplaire à sa sortie, un record impressionnant à l’époque pour un album de R&B. Et le plus incroyable, c’est que les radios passent à chaque fois le concert en son intégralité !

La demi-heure de ce live est d'une intensité foudroyante. Dès l'annonce du speaker, les spectateurs déjà hystériques sont chauffés à blanc par une section de cuivre en feu. La foule acclame James Brown ; celui-ci est présenté par les surnoms qui ont forgé sa gloire : « The hardest working man in show business » ou « Mr. Please Please himself ». Accompagné des Famous Flames, il électrise le public en déployant une énergie brute et bouillonnante.

La section rythmique explosive, la chaleur des cuivres et le chant incandescent de James Brown embrasent le théâtre de l’Apollo. « I' ll Go Crazy », Night Train », Try Me », « Think » sont autant de morceaux mythiques qui ont fait le succès de James Brown à ses débuts. Il n'y a aucun temps mort, Brown va vite, les morceaux défilent aussi rapidement et efficacement que des balles de mitraillette. Il prend tout de même son temps pour nous faire partager le fiévreux « Lost Someone » d’une durée de dix minutes. Au cours d’un medley anthologique, James Brown interprète également les morceaux les plus célèbres de son répertoire dont « Please, Please, Please », « You’ve Got The Power », « I Found Someone ». Ce live est un véritable concentré de rage, de grâce et de feeling. Aussi à l'aise dans les tempi rapides que dans les slows, James Brown met son âme à nu et se livre totalement au public en délire de l’Apollo.

Au moment de sa sortie dans les bacs, ce live fait l'effet d'une véritable bombe. James Brown est alors considéré comme la plus grande star du R&B et il ne souhaite certainement pas s’arrêter là. La révolution James Brown est en marche.

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1. Introduction To James Brown
2. I'll Go Crazy
3. Try Me
4. Think
5. I Don't Mind
6. Lost Someone
7. Medley (please, Please, Please; You've Got The Pow
8. Night Train
- bonus Tracks (single Mixes)
9. Think
10. Medley (i Found Someone; Why Do Tou Do Me; I Want
11. Lost Someone
12. I'll Go Crazy



             



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