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- Style : U2, The Silencers
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 Simple Minds (1376)

SIMPLE MINDS - Once Upon A Time (1985)
Par ARP2600 le 9 Décembre 2011          Consultée 2354 fois

Les Simple Minds sont un de ces groupes qui ont eu deux époques bien distinctes, un début créatif et confidentiel suivi d'une période plus commerciale, plus professionnelle et donc plus fructueuse. Le bon équilibre des deux tendances a été atteint dans l'incontournable New Gold Dream et dans une moindre mesure dans son successeur Sparkle in the rain. Mais c'est seulement après qu'ils ont vraiment fait un carton avec une musique plus convenue. Datant du tout début 85, le single «Don't you (forget about me)» reste leur plus grand succès et il a été suivi par l'album Once upon a time dans le même veine. Plus tellement question de new wave ni de rock à la U2 donc, celui-ci est très pop.

Loin de moi l'idée de faire un procès de la musique commerciale. Je suis même enclin à pas mal d'indulgence envers certains projets démagogiques mais suffisamment travaillés. Malheureusement pour les Simple Minds, il est assez évident que leur musique s'est appauvrie à la transition. Si Once upon a time est un disque sympathique, qui a sans doute donné du bonheur à nombre de ses auditeurs, ma note est simplement destinée à rendre justice au travail plus ambitieux qui figure sur ses prédécesseurs.

Aussi curieux que cela puisse paraître, la chanson-titre, qui ouvre l'album, n'a pas été un single. Elle est pourtant particulièrement accrocheuse. Les premières mesures font d'ailleurs illusion, on peut croire un moment qu'on va entendre un deuxième album de la trempe de New Gold Dream. La force tranquille des synthés accompagnée de petites notes de guitare résonantes est en effet des plus classiques. Et pourtant, quand le chant commence, la différence devient flagrante. Quelque chose dans le rythme et une voix plus sucrée et la frontière de la pop commerciale est franchie.

Plusieurs éléments d'orchestration et de rythme nous laissent de ce côté de la limite tout au long de l'album. Un des exemples les plus flagrants est l'utilisation de chœurs (qui me semblaient féminins mais il semble qu'il n'y ait que des hommes, curieux). C'est une comparaison foireuse, mais je ne peux m'empêcher de faire le parallèle avec Mirrors de Blue Öyster Cult, où les chœurs donnent exactement la même sensation. On peut noter aussi l'utilisation du piano.

Du point de vue de la structure des chansons, les mesures sont plutôt à quatre temps – même remarque que dans Sparkle donc –, tout est plutôt chaloupé, et l'écriture est plus verticale. C'est-à-dire des mélodies parallèles, partageant le même rythme voire parfois des unissons, alors que la new wave classique dans New Gold Dream utilisait des ritournelles en contrepoint rythmique avec la voix. C'est juste un exemple de ce que j'appelais l'appauvrissement de leur musique.

Des singles, il y en a, la moitié de l'album même. D'abord tout le reste de la première face : les très semblables «All the things she said» et «Alive and kicking», et la plus U2esque «Ghost Dancing». Dans la deuxième partie, toujours les mêmes caractéristiques. «Oh Jungleland» est assez dynamique mais n'atteint pas le niveau moyen de Sparkle in the rain. «I wish you were here» est la plus calme et romantique du lot – c'est relatif, il faut bien reconnaître que tout dégage une belle énergie sur ce disque – notons-y une énorme réverbération de la voix. Ensuite, le dernier single «Sanctify Yourself» est particulièrement commercial, trop pour moi. La conclusion «Come a long way» est appropriée sans plus.

Au final, je voudrais simplement dire que voici un exemple-type d'un album adapté à son époque, une musique immédiate et efficace mais pas conçue pour rester dans les mémoires. Non, Once upon a time n'est pas fait pour marquer l'histoire. Il a beau être leur plus grand succès, je ne le recommanderai pas. Il y a bien des disques pop plus intéressants dans les années 80 et bien des albums dans la carrière des Simple Minds qu'il importe de connaître avant celui-ci.

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   ARP2600

 
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- Jim Kerr (chant)
- Charles Burchill (guitares)
- Michael Macneil (claviers)
- Mel Gaynor (batterie, choeurs)
- John Giblin (basse)
- Robin Clark (chant)
- Michael Been (chœurs)
- Carlos Alomar (choeurs)
- The Simms Brothers (choeurs)


1. Once Upon A Time
2. All The Things She Said
3. Ghost Dancing
4. Alive And Kicking
5. Oh Jungleland
6. I Wish You Were Here
7. Sanctify Yourself
8. Come A Long Way



             



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