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- Style : Radiohead, Sixx : A.m.

MUSE - Hullabaloo (2002)
Par SUPERNOVA le 15 Mai 2011          Consultée 2265 fois

Y’a-t-il une vie avant l’enregistrement de B.O pour pré-pubères amateurs de suce (de sang…) et du décevant The Resistance, qui a pourtant ouvert à MUSE, la porte des plus grands stades de la planète ?

En 2002, les copains du Devonshire surfent encore sur la vague, ô combien méritée, de Showbiz et Origin Of Symmetry, leurs deux disques platinés. Et, histoire de marquer le coup (à grand renfort de « french champagne » et de champignons hallucinogènes), la bande à Bellamy décide d’exhumer quelques B-sides, ainsi que l’enregistrement d’un concert donné à Paris l’année précédente, le tout sur un double-album répondant au doux nom d’Hullabaloo. Sur le papier pourtant, on fronce déjà les sourcils. La compilation de faces B après trois ans (et des poussières) d’existence discographique parait un peu too much, tandis que l’on s’étonne sur l’album live, de l’absence des œuvres – à défaut d’être forcément les plus remarquables - les plus connues du combo (on retourne plusieurs fois la pochette pour savoir où se cachent Plug In Baby, Unintended ou New Born…)

Hop. On démarre dans le vif avec le difficile exercice du recueil de faces B, « Forced In » en tête… Quatre minutes pendant lesquelles le groupe nous donne la troublante impression d’assister, depuis le fond des eaux, à la noyade commune de Jeff Buckley et de Thom Yorke. Poignant. Trois titres plus tard, on se demande d’ailleurs carrément l’intérêt d’une telle compilation.
Le truculent « Map Of Your Head » fait alors son apparition, guitare acoustique en bandoulière, pour une ambiance absolument réussie. Un véritable petit bijou simple et dépouillé qui prouve que le groupe, en-dehors des esbroufes de pyrotechnie guitaristique, sait écrire une belle chanson. Le plaisir est en revanche de courte durée à l’écoute d’un « Nature_1 » qui se mord franchement la queue, avant de laisser place à « Shine », une attachante ballade aquatique (suis-je donc le seul à avoir percé le mystère du concept-album sur le thème de la noyade ?) Bref, on est en plein dans « l’effet Carrousel » : le fiacre et les poneys sont mignons mais le manège fait du sur-place…

Quel pied en revanche, après la déception des récentes productions passablement lisses, de (re)trouver un groupe qui bidouille, et qui envoie dans une fraicheur toute lycéenne la purée sur quelques bons gros riffs (« Yes Please », « Ashamed »…). Mais la portée d’Hullabaloo « Disc One » demeure fatalement limitée au concept : celui d’un album de faces B, qui, malgré quelques petites pépites et autres curiosités, n’est qu’une concrétion de chansons mineures du groupe.

Zou. On enfile cette fois l’album live. Le groupe balance « Dead Star ». Et mémé dans les orties par la même occasion.

La fuzz de Bellamy crépite, déchirant les baffles d’un Zénith conquis d’avance. Chris et Dom posent les fondations d’une rythmique bulldozeresque. Electrique.
Le mystico-baroque « Micro Cuts », sublime, offre à Matthew l’occasion de faire une démonstration de ses trois octaves, tandis que les titres les plus passe-partout des albums précédents se voient transfigurés par l’épreuve du live (« Dark Shines », « Screenager »…) La puissance dérangée de « Showbiz » éclate, tandis que « Space Dementia », superbe, confirme la virtuosité pianistique du front-man dans la catégorie « moins de 1m68 ». L’orgue de « Megalomania » touche au but (faites-vous enterrer sur du MUSE, c’est la méga-classe !) et « Citizen Erased » explose littéralement en vol. Un des meilleurs titres du groupe à n’en pas douter.
Au bout de trois morceaux, on s’arrache presque un fou rire à comparer l’énergie brute d’Hullabaloo au dernier live du groupe, Haarp, à la production gentillette et pas dérangeante pour un sous (dans le métier, on appelle ça le « syndrome U2 »). Là, au Zénith (dans tous les sens du terme), le groupe sonne sans filet : un instrument qui s’accorde par là, un français approximativement baragouiné par ici, une note de guitare qui peine à sortir. Et le charme opère.

MUSE, aux commandes d’un live référence des années 2000, n’a jamais été aussi rock, aussi sincère. Beau à force d’être bon.

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   SUPERNOVA

 
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- Matthew Bellamy (chant, guitare, piano)
- Christopher Wolstenholme (basse, choeurs)
- Dominic Howard (batterie, percussions)


1. Forced In
2. Shrinking Universe
3. Recess
4. Yes Please
5. Map Of Your Head
6. Nature_1
7. Shine
8. Ashamed
9. The Gallery
10. Hyper Condriac Music

1. Dead Star
2. Micro Cuts
3. Citizen Erased
4. Showbiz
5. Megalomania
6. Dark Shines
7. Screenager
8. Space Dementia
9. In Your World
10. Agitated



             



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