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ELECTRO PUNK / INDUS  |  STUDIO

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METAL URBAIN - J'irai Chier Dans Ton Vomi (2006)
Par RED ONE le 20 Octobre 2011          Consultée 2212 fois

Le titre peut vous sembler très moche. Moi aussi je le trouve très moche ce titre d'album. Mais il était attendu cet album. Oh que oui. Il ne devait pas décevoir. Eh ben, mission accomplie.

Quand METAL URBAIN annonce sa reformation en 2003, tout le monde n'attend que ça : DE NOUVELLES CHANSONS ! Parce qu'à force de nous resservir ad vitam eternam des compilations toutes plus similaires les unes aux autres (enfin pas complètement), contenant encore et toujours les standards du groupe enregistrés dans les années 1970, les fans du groupe commençaient à se demander si Eric Débris et sa clique ne se fichaient pas un peu du monde... À part l'unique LP studio posthume Les Hommes morts sont dangereux, sorti en 1981, compilation de vieux singles et d'inédits, et les bizarreries enregistrées par le groupe sous des noms différents (METAL BOYS, DOCTOR MIX & THE REMIX), aucun album studio digne de ce nom n'avait été réellement publié sous le nom METAL URBAIN. La très conséquente compilation Chef-d'œuvre (2003) était déjà un premier pas vers le retour en grâce de METAL URBAIN sur le devant de la scène punk française dont il est le père fondateur. Oui tout ça c'est très bien, mon cher Eric, mais les gens ils s'en tapent, ils veulent un vrai album STUDIO ! C'est vrai, y en a marre quoi, assez des compilations ! Calmons-nous un petit peu et regardons un peu où nous en sommes.

2006 : le groupe s’est remis à tourner sur scène depuis trois ans, mais METAL URBAIN n'est plus réellement le même. Charlie H a quitté le navire, plus intéressé par le remix et les rééditions des vieux albums des METAL BOYS et de DOCTOR MIX que par les tournées. Deux nouveaux membres, tout jeunots, font leur apparition au sein du groupe : Vott, guitariste, qui assiste Hermann Schwartz et devient le digne successeur de Pat Lüger et de Rikky Darling. Et Jérôme Solo, qui succède à Charlie H et à Zip Zinc au poste de machiniste électronicien. C'est donc un groupe totalement nouveau qui entre en studio en 2006 pour enregistrer ce mythique album studio que tout le monde attend depuis des années. Le groupe a un atout de marque dans sa manche : Jello Biafra. L'ancien chanteur des DEAD KENNEDYS, fan du groupe dès ses débuts, s'est proposé de produire leur nouvel album après les avoir rencontrés en concert aux Etats Unis.

Jello Biafra est un habitué des projets electro punk en tout genre, entre sa participation à deux albums des MELVINS et son projet punk industriel LARD (en collaboration avec Al Jourgensen, le grand prêtre de la tribu MINISTRY). Il n'est alors pas étonnant de retrouver ce genre d'influences sur le nouvel album de METAL URBAIN. Eric Débris n'a jamais vraiment vécu dans le passé et a toujours voulu faire évoluer le son révolutionnaire qu'il avait créé dans les années 1970 vers quelque chose de plus avant-gardiste. Et en effet, ce nouvel album sonne résolument moderne. Certains morceaux sont à la limite du metal industriel. Wham Bam ! Le constat est là : le METAL URBAIN du XXIe siècle est beaucoup plus violent que le METAL URBAIN du siècle passé.

Cet album a été une véritable bombe sonore lors de sa sortie : riffs ultra-violents, beats qui claquent comme autant de rafales de mitrailleuses, sans oublier la voix d'Eric Débris qui a enfin cessé ses couinements pervers hésitants de la fin des années 1970 pour muter en une espèce de gorge rauque de vieux glauque dépravé. Ca sent l'alcool et la drogue, ce changement, mais enfin bon c'est assez jouissif à l'écoute. METAL URBAIN fait enfin péter le son méchamment et il en ressort plus dévastateur que jamais, et au final donne une bonne leçon de violence contestataire à tous ces jeunes pseudo-punks prétentieux qui ne jurent que par GREEN DAY et BLINK-182. Si les thèmes abordés sont loin d'être originaux (critique des médias, de la bourgeoisie, des forces de l'ordre, du gouvernement, bref la routine d'un groupe de punk classique), les paroles sont en revanche bien dans l'esprit des titres des années 1970, avec toujours ces jeux de mots et ces effets de style, même si on note tout de même qu'Eric Débris a arrêté de vouloir à tout prix parler de perversité sexuelle. Les paroles perdent ainsi en propos pornographique ce qu'elles gagnent en méchanceté politique. On est assez loin tout de même de la violence outrancière et nauséabonde de l'ancien METAL URBAIN comme le fut la chanson "Snuff Movie".

Tout est bon dans cet album de METAL URBAIN nouvelle mouture, ça sent la violence de concerts industriels enfumés à plein nez, la guerre sonique à plein watts, la rage de vieux loups encore guerriers, bref un album à conseiller vivement à ceux qui veulent faire du punk au XXIe siècle.

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   RED ONE

 
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- Eric Débris (chant, machines)
- Hermann Schwartz (guitare)
- Vott (guitare)
- Jérôme Solo (machines, claviers, programmation)
- Jello Biafra (production, choeurs)


1. Change De Chaîne
2. Hello Hello
3. Logotomie
4. J'irai Chier Dans Ton Vomi
5. Tourner En Rond
6. Sinistre
7. Mon âme Au Diable
8. Inventer Ta Vie (feat. Jello Biafra)
9. Clichés Sous Dévellopés
10. Ici C'est La Guerre
11. Carnaval
12. Envoyez La Dose



             



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