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The SMASHING PUMPKINS - Machina 2 / Friends & Enemies Of Modern Music (2000)
Par MR. AMEFORGEE le 8 Mars 2005          Consultée 9306 fois

A l’origine, Machina devait être un double album. Mais la maison de disque en décida autrement, ne jugeant sans doute pas le projet suffisamment vendeur, surtout après le semi-échec d’Adore. Ainsi, avant d’immoler son groupe, Billy Corgan proposa le contenu du second Machina, au format vinyle, à un cercle restreint d’amis (il n’existe que 25 copies) à qui il chargea d’en assurer une diffusion plus large via Internet, manière pour lui d’adresser un courtois bras d’honneur à Virgin Records. De cette manière, l’« ultime » album fut disponible sur la toile, mais, étant donné le procédé imparfait de copie, le son n’a pas la qualité d’une production officielle. A l’époque, cette distribution gratuite fut accueillie comme une mini-révolution. Cinq plus tard, on se rend compte que ce coup n’était en fait qu’un pétard mouillé.

Reste donc le bootleg, en format mp3, d’une qualité sonore assez médiocre, mais qui permet malgré tout de se faire une idée de l’album testament. L’enregistrement se compose en lui-même d’un LP, suivi de trois EP.

A l’écoute de l’album en lui-même, on s’aperçoit que ce Machina 2 se révèle être un bon mix entre l’ancien Smashing Pumpkins (période Siamese Dream et Mellon Collie), à base de bonnes grosses tranches de rock saignant et mélodique, et le Smashing Pumpkins plus récent, teinté d’ambiance plus new wave et de nappes électro. De ce fait, il ne révolutionne pas grand-chose, mais a le mérite d’être plus écoutable, voire plus appréciable, que son prédécesseur. De cette façon, avec les trois premiers titres, Glass, Cash Car Star et Dross, on retrouve la force abrasive, voire corrosive, des guitares et le jeu de batterie, nerveux à souhait (et qui n’était pas si remarquable sur Machina premier du nom, malgré le retour de Chamberlin) qui ont fait les glorieuses heures des Citrouilles. Dross n’aurait pas dépareillé sur Mellon Collie par exemple, ce qui équivaut de ma part à un compliment. On enchaîne ensuite avec Real Love (que l’on peut trouver sur le best-of Rotten Apples), rock un peu moins hargneux, mais toujours bien rythmé. Puis suivent quatre titres plus calmes, Go, chanté par James Iha de sa voix ouatée, Let Me Give the World To You, une belle ballade pop-rock à la mélodie entraînante, Innosence, et enfin Home, dont les arrangements scintillants rappellent les pages les plus calmes de Mellon Collie ou d’Adore. Puis on retrouve la piste des guitares saturées avec une reprise du Blue Skies Bring Tears (du Machina 1) en version « heavy », comprendre rythmée et énervée, limite volcanique, puis avec le titre White Spider. Tous deux intègrent des sonorités électro, ce qui de ce fait les rapproche de la musique indus. Deux bons titres qui tapent forts. Le calme reprend ses droits avec In My Body, pop-rock introspectif. Ce côté s’accentue encore davantage sur If There Is a God (vous noterez au passage les connotations religieuses des titres). Enfin le Deus Ex Machina est un court instrumental à l’orgue électro qui rappellera les effets atmosphériques de Machina 1, avant que l’album ne se termine sur Here’s To the Atom Bomb (présent aussi sur le best-of), rock plus classique, en douceur, mais sans effusion mal placée.

Les EP, quant à eux, sont plus anecdotiques, mais se laissent écouter, entre versions alternatives et morceaux inédits (où l’on notera les titres Slow Dawn, Lucky 13, Saturnine qui se trouvent aussi sur Rotten Apples).

Je conclurais en disant que Machina 2 se trouve peut-être moins audacieux que le premier (encore que les sonorités électroniques intégrées à Blues Skies Bring Tears et White Spider sont assez originales pour le groupe), mais se révèle assurément plus satisfaisant, et je ne peux pas m’empêcher de penser que c’est cet album qui aurait mieux fait d’être publié. Enfin, sa publication sur le net était quand même une bonne chose, un petit cadeau d’adieu adressé aux fans, autrement plus sympathique que le best-of qui suivit. C’est déjà pas mal.

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   MR. AMEFORGEE

 
  N/A



- Billy Corgan (chant, guitare)
- James Iha (guitare, chant)
- D'arcy (basse)
- Jimmy Chamberlin (batterie)


1. (lp)
2. Glass
3. Cash Car Star
4. Dross
5. Real Love
6. Go
7. Let Me Give The World To You
8. Innosense
9. Home
10. Blue Skies Bring Tears [heavy]
11. White Spyder
12. In My Body
13. If There Is A God
14. Le Deux Machina
15. Here's To The Atom Bomb
16. (ep1)
17. Slow Dawn
18. Vanity
19. Saturnine
20. Glass [spacey Version]
21. (ep2)
22. Soul Power
23. Cash Car Star [version I]
24. Lucky 13
25. Speed Kills [but Beauty Lives Forever]
26. (ep3)
27. If There Is A God [piano And Voice]
28. Try [version I]
29. Heavy Metal Machine [version I Alternate



             



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