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GRUNGE MINEUR  |  STUDIO

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- Membre : Melissa Auf Der Maur , Tony Iommi , Dave Navarro

The SMASHING PUMPKINS - Gish (1991)
Par NOSFERATU le 26 Octobre 2018          Consultée 267 fois

Un cas de figure controversé, coincé entre conformisme mainstream et aventure underground. Comme Cobain, Billy Corgan, qui a quasiment le même âge, est un type fracassé par un vécu familial aussi borderline que le célèbre blondinet.
C’est un grand fan de CHEAP TRICK, combo « seventies » expert en chouettes mélodies « beatlesques » et en riffs up tempo souvent efficaces qui font tant sourire l’ami Long John Silver. Il est aussi séduit par le travail du groupe de Toni Iommi (Faut-il le nommer ?) et admire même l’emphase épouvantable de QUEEN. Et ce dernier point se fait malheureusement ressentir un peu trop à l’écoute de sa discographie bâtarde. Corgan n’aime pas le punk rock, ce qui le fait haïr par la majorité des activistes du raz-de-marée grunge en train de se produire sur la côte ouest américaine durant cette électrique époque.
L’autre gratteux, James Iha est fan de SCORPIONS et de VAN HALEN, du « classic hard rock » donc. Au départ, il y a juste le duo de ces deux paumés, puis s’adjoint la charmante D'arcy Wretzky qui fait office de bassiste, suite bizarrement à une dispute homérique entre le Billy et la jeune demoiselle dans un club.
A la batterie, une boîte à rythme, ce qui donne aux premières compositions une coloration cold wave primitive. Il faut ajouter que le trio est aussi fanatique de cette « niou wave » dure dans l’axe SIOUXSIE/CURE. Avant d'avoir un vrai batteur en la personne de Jimmy Chamberlain, qui a déjà ferraillé au sein de groupuscules locaux dans l'Illinois.
Les « citrouilles fracassantes » se sont ainsi formées à Chicago. Elles se forgent depuis 88 une solide réputation à partir d’une mixture plutôt sympatoche sur le papier de hard rock, de psychédélisme, de new wave et un peu de noise rock (N’oublions pas que nous sommes dans les fiefs du sieur Mr Albini de BIG BLACK ). A l’époque, ceux qui se foutaient de leur gueule sont évidemment les purs et durs de MUDHONEY (paradoxalement très appréciés par Corgan) qui incarnent alors le versant punk de cette vague grunge.

Le disque, sortant peu après la tornade de « Nevermind » en 91 est pourtant bien accueilli par certains critiques qui évoquent même le début « d’une ère nouvelle » dans la musique populaire. Et « Gish » (qui fait référence à la grande actrice du muet, Gillian Gish à l'éblouissant regard) est produit aussi comme l’album phare de NIRVANA par le sorcier du son, Butch Vig.
La patte omnisciente de Corgan se retrouve dans tout l’album, le gars jouant aussi de la basse et de la batterie. Mais cette omniscience entraînera par la suite une certaine tyrannie.
A la réécoute, on s’emballe sur quelques titres « High Energy » comme le sautillant « I am One » qui démarre les hostilités ou, plus loin, l’assez trépidant « Tristessa ». « Snail » sonne comme du DINOSAUR JR mais en moins inspiré. Il y a des titres plus « métal » dans leur construction avec des solis, on peut l’avouer, assez décapants. « Siva » a un côté THEE HYPNOTICS/MC5 (Toutes proportions gardées) franchissant mieux la rampe mais qui serait revu par JANE’S ADDICTION (combo partageant aussi des obsessions à la même époque sur le post punk).
Le truc qui cloche, c’est la voix de Corgan qui, par moments, est franchement insupportable, surtout quand il fait le méchant avec ses grosses guitares. On dirait en effet un espèce de farfadet qui veut jouer au troll de service.
On le préfère dans le rôle d’un jeune homme « looser » à la Robert Smith dans des ballades plutôt bien torchées comme ce « Rhinocéros » qui évite d’être justement un peu trop cornu et qui va devenir un petit succès par la suite ou les plus planants « Crush » et « Suffer ». Dans le même registre, « Daydream » sonne comme une « jam » pas vraiment aboutie entre le VELVET UNDERGROUND et SYD BARRET.

Le résultat est finalement mi-figue mi-raisin. Autant les morceaux d’inspiration « curesque » passent comme une lettre à la poste, autant sur les titres plus rugissants, l’effet tombe malheureusement un peu à plat. Une certaine fragilité ressort dans les différentes chansons proposées due à une indéniable qualité mélancolique mais pour le déluge sonique, la copie est à revoir. Et cette critique vaut pour le reste de la discographie, même si l’on avoue avoir apprécié l’atmosphère quasi électronica/ shoeggaze des dernières oeuvres. Désolé, mais NIRVANA possédait des hymnes, dans leur délire commercial de « Nervermind », bien plus acérés et autrement plus sombres.

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   NOSFERATU

 
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- Billy Corgan (chant, guitare)
- James Iha (guitare)
- D'arcy Wretzky (basse)
- James Joseph « Jimmy » Chamberlin (batterie)


- am One
- siva
- rhinoceros
- bury Me
- crush
- suffer
- snail
- tristessa
- window Paine
- daydream



             



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