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- Style : Elton John

Billy JOEL - River Of Dreams (1993)
Par ERWIN le 26 Juin 2012          Consultée 1157 fois

Le douzième et album final de la discographie du grand Billy JOEL a une saveur toute particulière, à commencer par sa couvertuire. Une peinture de son épouse d’alors, le top model Christie BRINKLEY, qui donne une image très juste de l’artiste, comme une rivière limpide charriant couleurs, désirs et secrets. Elle obtint d’ailleurs la palme de la pochette de l’année chez Rolling Stone. Cette puissante relation avec Christie continue encore aujourd’hui, bien des années après leur divorce, la Wonder Woman blonde continue de gérer les turpitudes de son lutin d’ex mari, que ce soit en s’occupant conjointement de leur fille Alexa ou le suivant au gré de ses cures de rehab et opérations diverses. Rien d’étonnant à ce que cet opus soit placé sous le signe des rapports humains et des questions en découlant.

A tout seigneur tout honneur, l’éponyme titre « The River of dreams » sonne caribéen, comme si Harry Belafonte surgissait soudain des eaux turquoises des Bahamas, Billy y chante de manière détendue, comme détaché des problèmes de la vie quotidienne, ce hit sera son dernier grand succès. Un petit pop reggae pour l’histoire. C’est une guitare bien rock qui emmène le titre introductif « No man’s land » dans une ambiance « grands espaces américains », le refrain très sympa est immédiatement mémorisable, pour une efficacité maximale. Le chant de Billyjo y est vraiment original, tant et si bien qu'on a vraiment du mal à le reconnaître. Très particulière, l’introduction de « Shades of grey » et son orchestration en font un morceau de Heavy Metal. Cela sonne classique hard rock du début des eighties, c’est ahurissant cet éclectisme !

Le beat de synthé de « Blonde on blue » nous rappellera les années du succès de « Under pressure ». Le chant de Billyjo atteint ici encore des sommets, le morceau mixe habilement des influences folk, rock et dance, impressionnant. Ce « River of dreams » sonne comme un testament, un patchwork de toutes les qualités du new yorkais, on trouve même sur ce morceau un petit passage free jazz. L’artiste savait-il qu’il faisait son dernier album, donnant tout pour sortir alors l’œuvre ultime ? Deux chansons « d’amitié » trouvent place sur ce skeud aux forts relents personnels. Elle sont à la « gloire » de son ex manager et beau frère, sympathique personnage qui l’a volé de plusieurs millions de dollars. Tout d’abord « A minor variation » son ton soul, et cette petite descente d’accords discrets mais diablement addictifs sur le couplet. Personnellement j’adore. Voilà un titre polisson et tout à fait remarquable. On s’interroge un brin sur l’absence du piano, mais qu’importe ! Voilà de la grande pop ! Le deuxième titre axé sur ce sujet sensible est « The great wall of China ». Tout aussi original, c’est un ensemble rock, ouvert par des chœurs, et drivé par une basse de belle tenue. Le refrain est absolument magnifique et d’une influence BEATLES absolument hallucinante. On comprend mieux sa passion et son entente avec Paulo MACCA après ça. Ma favorite de l’album, ce qui n’est pas peu dire vu le niveau.

Le slow « Two thousands years » nous rappelle au bon souvenir du compositeur de certaines des plus grandes chansons d’amour de l’histoire. Un petit côté celtique sous-tend le bridge, lui conférant une identité spéciale. Nous retrouvons enfin le grand piano sur la belle « Lullabye ». A 43 ans, l’artiste reste capable de retranscrire avec une sensibilité rare les sentiments que lui inspirent les femmes, le bridge d’obédience classique –Bach ? – achève de faire de ce titre un autre must de l’album. Nous retiendrons le joli refrain AOR de « All about soul », et nous attaquons la dernière chanson que Billyjo a posé sur un disque, l’entraînante « Famous last words » qui porte bien son nom. Chanson équilibrée, facile et agréable, comme le sont quasiment toutes les chansons de son répertoire.

Le dernier album du génial Billy JOEL, « Billyjo » dans le cœur de tous les new yorkais, sera donc son meilleur. Un album pour l’histoire. Finalement quelle meilleure idée que de terminer sur un chef-d’oeuvre ? Désormais, Billy va se consacrer à l’étude de la musique classique - un album sortira- et tournera de temps en temps, notamment avec son compère anglais Elton JOHN lors de tournées « Face to face » dantesques.
Chapeau bas l’artiste.

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1. No Man’s Land
2. The Great Wall Of China
3. Blonde Over Blue
4. A Minor Variation
5. Shades Of Grey
6. All About You
7. Lullabye
8. The River Of Dreams
9. Two Thousand Years
10. Famous Last Words



             



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