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- Style : Angelo Branduardi

Cat STEVENS - Mona Bone Jakon (1970)
Par JAMES DEAN le 4 Avril 2005          Consultée 7375 fois

Pour ma première chronique, j’ai l’insigne honneur de m’attaquer à ce qu’on appelle dans notre jargon, un monstre sacré (avis très personnel ;)) à savoir Cat Stevens. Oui car bien plus qu’une pop star des années 70, il est l’un de ceux sans qui cette période bénite n’aurait pas eu autant de charme. Ce Mona Bone Jakon est son troisième album et c’est aussi celui de la confirmation après un Matthew & Son en 1966 et un New Masters en 1967 qui lui avaient garanti un succès certain. Cette année 1970 sera celle de tous les records pour Cat Stevens qui va sortir deux de ses meilleurs albums coup sur coup et devenir l’une des icônes des 70’s. A noter que ce troisième opus est l’une des pièces les plus accessibles de sa discographie et pourtant l’une des plus marquantes.

L’album commence avec l’un des classiques de Cat Stevens, « Lady d’Arbanville ». Cette ballade à la guitare, avec sa mélodie simple et entêtante est très folk, et on peut remarquer la présence de chœurs à la fin du morceau qui font ressortir un côté un peu « World Music » très agréable. « Maybe you’re right » qui est sans doute l’une de ses meilleures chansons offre une mélodie de guitare et de chant vraiment sublime, le duo guitare piano fait ressortir tout le talent de composition de cet artiste qui réussit à créer des pièces d’une simplicité trompeuse mais souvent somptueuse.

Sur « Pop star », on découvre un autre visage de Cat Stevens. A travers un rythme plutôt lent et des paroles très drôles, le Cat porte un regard ironique et lucide sur son statut de star qui laisse déjà présager de son orientation future. Déjà 12 minutes de bonheur et l’on en arrive à « Trouble » qui malgré sa durée réduite est vraiment excellente, le chant presque plaintif illustre à merveille la mélodie encore une fois merveilleuse. Après « l’interlude » (s’il convient de l’appeler ainsi) qui porte aussi le nom de l’album suit un titre au rythme saccadé marqué par deux superbes solos de guitare et où le chant est plus énervé qu’à l’accoutumé. D’ailleurs, je tiens à souligner le travail impeccable de Alun Davies qui offre un superbe accompagnement à la guitare tout au long de l’album ; l’un des talents de Cat Stevens était aussi de bien s’entourer.

L’album avait très bien commencé et il finit encore mieux car les quatre dernières pistes sont magnifiques. « Katmandu », qui vous l’aurez compris parle du Tibet (je n’en sais pas plus, mon anglais est un peu limité)fait penser par moment aux mélodies que pouvais composer un Brassens avec un coté à la fois mélancolique et poétique – ce titre vous transporte réellement. Le jeu de guitare est encore une fois simple mais diablement efficace.
Il est amusant de constater que l’on retrouve Peter Gabriel à la flûte, et même si c’est l’une des œuvres de Cat Stevens la moins progressive cela fait toujours plaisir de retrouver de tels talents réunis ensembles.

Ensuite on enchaîne sur un titre très court mais avec une mélodie finale à couper le souffle et un refrain phénoménal, « Time ». Et là c’est le moment tant attendu… et oui car « Fill My eyes » c’est une grande histoire, c’est avec cette chanson que j’ai découvert Cat Stevens alors autant dire que j’y suis très attaché. Le titre commence sur une mélodie légère à la guitare, ensuite le chant prend le relais ; c’est ici que l’on capte toute la sensibilité du personnage, puis la chanson s’emporte et devient tour à tour vive et optimiste. Le refrain, véritablement énorme, ne peut pas laisser indifférent. L’album se conclut sur une douce ballade à la guitare accompagnée d’un violon, belle à pleurer et pleine d’espoir. Autant dire que l’on finit en beauté...

Vous l’aurez compris il n’y a rien à jeter sur cet album, Cat Stevens nous sert une œuvre proche de la perfection, un peu à l’image de sa carrière d’ailleurs (musicale j’entends, je ne porterai pas de jugement sur ses convictions religieuses), où se mêlent une foule d’émotions et où la simplicité et la sobriété côtoie la magie d’une beauté intemporelle. Cat Stevens ou le parcours atypique d’un génie qui, au sommet de sa gloire, préféra quitter la sphère musicale (enfin surtout le star system), nous laissant ainsi une discographie exempte de pièces faibles mais qui, j’en suis sûr, aurait pu contenir encore d’autres chefs-d’oeuvres…
Si vous voulez partir à la découverte de l’univers de ce génie, c’est cet album que je vous conseille ou bien son successeur « Tea For The Tillerman » proche autant chronologiquement que qualitativement.

Sur ce je retourne pleurer aux côtés de la malheureuse Lisa :))

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   JAMES DEAN

 
   GEGERS

 
   (2 chroniques)



- Cat Stevens (guitares et piano)
- Alun Davies (guitares)
- John Ryan (basse)
- Harvey Burns (percussions)
- Peter Gabriel (flûte)


1. Lady D'arbanville
2. Maybe You're Right
3. Pop Star
4. I Think I See The Light
5. Trouble
6. Mona Bone Jakon
7. I Wish, I Wish
8. Katmandu
9. Time
10. Fill My Eyes
11. Lilywhite



             



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