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2000 Space Revolver
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2006 Paradox Hotel
 

- Membre : Transatlantic

The FLOWER KINGS - Space Revolver (2000)
Par KID66 le 6 Juin 2013          Consultée 1437 fois

La parution de ce cinquième album des FLOWER KINGS avait sans doute à l’époque soulevé la question suivante : jusqu’où sont-ils allés cette fois ? Roine Stolt repousse - depuis la parution de The Flower King - sans cesse ses limites en terme de productivité et ne montre aucun signe de fatigue. En tout cas pour l’instant ! Car après nous avoir ébloui/étouffé tout le monde avec son Flower Power qui pour rappel contenait, en plus d’un CD de durée déjà conséquente, une longue pièce de 59 minutes, Stolt semble avoir choisi d’élaborer ici une oeuvre de durée nettement plus modeste.

Comprenez par là que Space Revolver ne dure que 75 timides minutes, de quoi arracher un soupir de soulagement aux auditeurs, même passionnés, des Rois des Fleurs. D’un autre côté, comment auraient-ils pu faire plus ?

La première chose qui marque chez ce Space Revolver, c’est le son. Il semble plus épais et moderne qu’auparavant, et cette impression a tendance à être renforcée par la présence accrue des claviers de Thomas Bodin. Il s’agit là d’un petit événement chez les FLOWER KINGS quand on sait que Stolt a tendance à tenir son acolyte loin des devants de la scène, limitant souvent interventions à des nappes d’ambiance. Et pourtant l’apport de Bodin fut particulièrement apprécié sur « Garden Of Dreams », et ceci a surement joué un rôle dans son émancipation relative sur ce disque. Relative car Stolt reste le maître absolu bien entendu. Jonas Reingold, nouveau bassiste aux influences essentiellement jazz, n’est peut être pas non plus étranger à cette progression.

Thomas et Jonas apportent donc une touche de modernité à ce Space Revolver, mais également quelques petites expérimentations ici et là. Et de façon plus générale, on sent une légère évolution stylistique sur ce disque, une certaine volonté d’avancer. On remarque dans l’ambiance générale de l’opus que le côté frais et naturel propre au groupe se perd légèrement au profit d’un ton plus synthétique et rugueux. « Monster Within », composition audacieuse en est l’exemple le plus frappant. L’auditeur restera longtemps perplexe devant cette pièce riche en rebondissements, mais son indéniable qualité frappera immanquablement.

Cette tendance (très an 2000) laisse effectivement présager du meilleur et il sera d’ailleurs difficile de ne pas placer « Rumble Fish Tiwst » sur le podium des meilleurs instrumentaux des FLOWER KINGS. Ce titre est un bijou d’inventivité, divisé en deux parties, l’une très débridée (et ça fait du bien) et l’autre simplement belle, nappée de claviers planants, qui s’opposent tout en se complétant parfaitement. Une vraie merveille.

Pour chercher des faiblesses sur cet album il faudra braquer les projecteurs sur un très discret ventre mou formé par deux titres aux allures Pop : « Chicken Farmer Song » et « Underdog » sont sympathiques, mais souffrent de la comparaison avec leurs prédécesseurs sur Flower Power ou Stardust We Are, malgré des passages instrumentaux ingénieux. En revanche, « A King’s Prayer » est géniale et greffe sur sa base Pop magnifique une montée en puissance typiquement Prog grandiose.

Les FLOWER KINGS brillent toujours dans leur frange plus classique et comptent bien le prouver avec « I Am The Sun », le morceau phare du disque. Cette pièce de 25 minutes est divisée en deux parties placées en ouverture et en conclusion de la galette, une conformation qui je trouve est intelligente car elle permet (pourvu que le titre soit bon) de commencer et finir l’album sur une note positive, en plus de donner une certaine image de cohérence à l’ensemble. On pense à coup sûr à « Shine On You Crazy Diamond » avec un tel découpage, mais « I Am The Sun » a le mérite de s’éloigner des influences habituelles du suédois, en plus d’être assez grandiose !

Hormis le début de la partie 2 que je trouve un peu irritant, tout est délicieux ici. C’est sur la première partie notamment que le groupe est impressionnant dans sa façon de varier les plaisirs et d’enchaîner les moments forts avec aisance. La seconde est plus lente, moins in-your-face dirais-je, mais très belle et majestueuse. On sent que cette suite est en fait un hommage au mouvement progressif tout entier. Reste un « Slave To Money » classique mais tout à fait délicieux.

Peu de faiblesses pour ce Space Revolver donc. Le son plus synthétique peut déstabiliser mais ne gâche en rien les compositions. Le seul reproche que j’aurais à faire à ce disque et sa structure en « V » avec les meilleurs morceaux excentrés (les quatre premiers et le trio final) mais son format simple et l’absence de titres réellement poussifs ou de grosses longueurs le rendent plutôt digeste malgré ses 75 minutes. On tient là le dernier album de la période dorée des Kings.

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- Roine Stolt (guitare, chant)
- Tomas Bodin (claviers)
- Hans Fröberg (chant)
- Jonas Reingold (basse)
- Jaime Salazar (batterie)


1. I Am The Sun Part One
2. Dream On Dreamer
3. Rumble Fish Twist
4. Monster Within
5. Chicken Farmer Song
6. Underdog
7. You Don't Know What You've Got
8. Slave To Money
9. A Kings Prayer
10. I Am The Sun Part Two



             



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