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SOFT CELL - Non-stop Ecstatic Dancing (1982)
Par WALTERSMOKE le 19 Août 2013          Consultée 829 fois

L'ecstasy, en voilà une drogue bien connue. Son usage est bien connu de tous et répandu dans le monde entier. Les effets sont également réputés, mais je n'en parlerai pas ici, sinon on va fermer Forces Parallèles et Erwin et Mr.Ameforgée vont me casser la figure. Plus sérieusement, l'ecstasy a notamment été la compagne de choix de Marc Almond et David Ball. Les deux membres de SOFT CELL en ont consommé et pas qu'un peu, y compris lorsqu'ils ont percé et sont devenus célèbres en 1981. La fameuse MDMA a même été, selon leurs dires, leur moteur principal lors de l'enregistrement de Non-Stop Ecstatic Dancing, le deuxième effort studio de Soft Cell. Pour être précis, il s'agit en réalité d'un EP, qui a été cependant vendu comme un album (un mini-album pour être exact).

Le contenu de Non-Stop Ecstatic Dancing a de quoi attirer l'attention. En effet, au premier abord, il peut être considéré comme une mini-compile, étant donné que la moitié (trois chansons) a déjà été publiée auparavant. En effet, les deux faces du single "Memorabilia" sont réunies ici tandis que deux morceaux de Non-Stop Erotic Cabaret ferment l'EP. Deux reprises de chansons des années 60 complètent le tout. Cependant, les non-inédits ont été rejoués et remixés, leur conférant une nouvelle peau renforçant a priori leur intérêt. A priori seulement car elles sont pour le moins décevantes, pour peu qu'on compare aux originaux. Ainsi, de "Chips on my Shoulder", seul le refrain a été tiré, et un saxophone a été rajouté, ce qui n'était pas du tout une bonne idée. Quant à "Sex Dwarf", il paraît ici dans une version plus sage, trop pour intéresser, en fait, et traine en longueur, ce qui n'était pas le cas avant. Enfin, "Memorabilia" se paie par contre le luxe d'être supérieur à sa version originelle. Dans un sens, cela paraît logique, étant donné que SOFT CELL jouait alors sa musique de manière rudimentaire. Le constat est le même pour l'instrumental "A Man can get Lost", et indépendamment du côté remix, ce sont deux chansons vraiment bonnes.

Quant aux deux « inédits », le constat est tout aussi mixé (sans jeu de mots). Avec "What", Almond et Ball retentent le même coup qu'avec "Tainted Love", avec un peu moins de succès, aussi bien commercial qu'artistique. Elle se laisse écouter, mais plus de manière distraite. Par contre, "Where Did Our Love Go" est franchement déplorable. L'étirement par rapport à l'original est des plus inutiles. Le pompon aurait été un chant effroyable, mais heureusement, Marc Almond se met à chanter bien mieux qu'auparavant (et aussi sur les autres chanson), la catastrophe est donc évitée.

Dans l'ensemble, Non-Stop Ecstatic Dancing est un EP moyennement bon. Il se laisse écouter sans envie de meurtre, mais ne capte pas vraiment l'attention. D'un autre côté, ce n'est pas le but du disque vu que, comme l'indique son titre, est surtout destiné aux clubs. Il suffira quand même pour plaire aux masses, et conforter SOFT CELL en tant que grand groupe à suivre.

Note réelle : 2,5/5

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- Marc Almond (chantà)
- David Ball (synthés, choeurs)
- Cindy Ecstasy (chant)
- John Gatchell (trompette, bugle)
- David Tofani (saxophone)


1. Memorabilia
2. Where Did Our Love Go
3. What
4. A Man Can Get Lost
5. Chips On My Shoulder
6. Se Dwarf



             



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