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- Style : Justice

DAFT PUNK - Interstella 5555 (2003)
Par CHIPSTOUILLE le 11 Juillet 2005          Consultée 18159 fois

Interstella 5555, quel drôle de nom pour une oeuvre n'est-ce pas? A la volée comme ça, ce nom pourrait vous en évoquer d'autres: 666 The number of the beast, le fameux titre d'Iron Maiden, et le dessin animé Galaxy Express 999...
Pour le premier, c'est complètement raté, pour le second... on brûle! Mais quel est le rapport entre Daft Punk et Galaxy Express? Ce même DVD: celui-ci contient un ensemble de clips des titres figurants sur l'album Discovery, des (dessins) animés dirigés par le trait de Leiji Matsumoto, le dessinateur de Galaxy Express 999 (également d'Albator, soit dit en passant).

C'est donc dans un trip "animés japonais" que se sont lancé les Daft Punk, en réalisant l'audacieuse perspective de sortir un animé long métrage (les clips se suivent) spécialement pour supporter leur musique. Sur la forme, on sent que le budget est là et que le studio embauché pour l'occasion soigne plus ses dessins et son animation que lors des dessins animés précités. On sent également que le temps a passé depuis Albator 84, et les techniques de dessin ont bien progressé (notamment l'ajout d'éléments par ordinateur ou encore la colorisation) Toutefois, on a vu mieux. Même si on compare avec des animés japonais plus classiques, qui n'ont pourtant pas forcément la réputation d'avoir le meilleur rendement en images par secondes.

L'animation "correcte" ne nous empêche pas de profiter de l’œuvre, parcourue par des images très colorées (et qui font contraste sur ce sujet précis avec les animés plus "sombres" précités) bien que parfois les mouvements des musiciens sur "One more time" par exemple ne soient pas en cadence avec la musique proposée. Le chant, par contre, est quant à lui beaucoup mieux synchronisé. Enfin, on regrettera un peu le manque d'interaction entre les images et le son en dehors des scènes où l'on voit des protagonistes jouer de la musique. Le rythme des images, ou de l'action, n'est pas toujours en cadence avec la musique, si bien que par moment, on a réellement l'impression de regarder des images qui ont été collées au hasard sur de la musique. J'ai vu de nombreux clip amateurs faire beaucoup mieux de ce coté là.

Mais je chipote, ce sont là bien des détails par rapport à l’œuvre visuelle dans son intégralité. L'ensemble des clips a été étudié pour former une histoire, et c'est là qu'intervient réellement le 5555 : "The 5tory of the 5ecret 5tar 5ystem". L'ensemble des clips raconte l'histoire d'un groupe à succès, sur une planète extra-terrestre, qui se fait enlever par un vilain manager (tout pas beau, faut-il le préciser?). Les membres du groupe sont alors transformés en humains et vendus comme des vedettes sur Terre (les Crescendolls, qui au passage en profitent pour piquer leur logo à une fameuse marque de cola). C'est sans compter sur un fan amoureux de la guitariste, qui vient sauver les 4 membres du groupe au péril de sa vie. Je ne vous en raconterai pas plus, de peur de vous gâcher éventuellement la "surprise".

L'histoire, bien que sommaire, et sans dialogue, se suit relativement bien, et combine finement l'ambiance spatiale d'un Albator avec le monde véreux du show business. Le tout est quand même très manichéen et surprend peu au final, bien que l'idée de départ soit assez loufoque (le vaisseau spatial en forme de guitare notament) pour être qualifiée d'originale.

Ce qui rend les visionnages de ce DVD intéressant, au final, c'est la diversité des couleurs et de l'action. Les clips bougent bien, il n'y a rien à dire là-dessus, même s'ils ne sont pas toujours adaptés au contexte musical (ou seulement en partie, comme sur "Veridis Quo" avec un début lugubre assez adapté, mais une fin pleine d'action où la musique ne suit pas puisque toujours dans le même ton lugubre) Il est très plaisant de voyager dans ce monde de couleurs, volontairement nostalgique d'une époque 80ies, dont la musique est également très influencée. Tout s'enchaîne sans temps mort et pour qui aime l'album Discovery, c'est un plus indéniable.

Là où je suis énormément déçu en revanche, c'est au niveau du son 5.1. J'ai beau disposer de l'équipement adéquat, je peine énormément à distinguer la moindre subtilité de différence entre le stéréo et le dolby Surround, là où un groupe de musique électronique aurait pu trouver plus qu'un simple intérêt. L'autre mauvais point concerne les bonus, où on frôle le ridicule... D'une part le menu n'est pas très intelligible (une suite de petites icônes peu évocatrices et sans texte), d'une autre le contenu est rarement intéressant, voire carrément saoûlant (être obligé de revoir le film en entier pour attendre les rares apparitions d'icônes bonus qui coupent la musique et ne proposent que quelques sketches des personnages, merci! )

Au final donc, ce DVD est à réserver aux fans de Discovery (l'album, pas la navette spaciale) et d'animation japonaise en général. Il aurait été plus intéressant si les Beatles n'avaient pas déjà effectué une opération similaire à bord d'un sous-marin jaune... Dans un style graphique très différent cependant (et plus soigné) cet Interstella 5555 a quelques atouts pour lui. Si vous avez l'occasion de vous le faire prêter, tentez toujours votre chance...

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   CHIPSTOUILLE

 
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2. Aerodynamic
3. Digital Love
4. Harder, Better, Faster, Stronger
5. Crescendolls
6. Nightvision
7. Superheroes
8. High Life
9. Something About Us
10. Voyager
11. Veridis Quo
12. Short Circuit
13. Face To Face
14. Too Long
15. Aerodynamic (daft Punk Remix)



             



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