Recherche avancée       Liste groupes



      
ROCK PROGRESSIF  |  STUDIO

L' auteur
Acheter Cet Album
 

2011 Oddity
2015 Torn Apart

Franck CARDUCCI - Torn Apart (2015)
Par MARCO STIVELL le 13 Juin 2015          Consultée 745 fois

Le Franck CARDUCCI nouveau s'est fait attendre ! Bien entendu, quatre ans est un délai raisonnable pour sortir un album de nos jours, mais en tant qu'amateurs et fidèles, nous attendions de pied ferme un successeur à Oddity (2011), quitte à prendre le temps de le découvrir et de l'apprécier. C'est chose faite depuis ce mois de février 2015, le petit frère nait sous le nom de Torn Apart.

La présentation picturale nous évoque un dessin de Kim Poor, ex-femme de Steve HACKETT, mélangé avec une refonte de la pochette du Tyrany and Mutation de BLUE ÖYSTER CULT. Ce qui n'est pas sans relation avec l'univers Torn Apart, lui-même plus ou moins représentatif de l'empreinte Franck CARDUCCI, puisque reprenant des éléments d'Oddity et nous réservant quelques surprises. De quoi tenir le curieux en haleine !...

C'est de toute manière une caractéristique du rock progressif, l'un de ses principes de base. Sur Oddity, on avait pu apprécier un melting-pot d'influences rock 70's anglaises, de GENESIS à LED ZEPPELIN en passant par SUPERTRAMP et PINK FLOYD. S'y ajoutait une couleur plus américaine, ce qui reste autant dû au passé du musicien (la country avec Yanne MATIS) qu'à certains choix de réalisation. Cette manière de travailler se retrouve donc sur Torn Apart.

D'où l'évocation de BLUE ÖYSTER CULT, dont en dehors de l'esprit science-fiction, on peut rapprocher la musique de Franck CARDUCCI au moins par son caractère blues-rock sophistiqué, avec forte présence de claviers autant que de guitares. Figurez-vous d'ailleurs, à propos de ce dernier instrument, que sur "Closer to Irreversible", au tempo blues lent et à la densité cosmique, c'est Steve HACKETT en personne qui intervient, avec sa fibre et sa classe habituelles. C'est que depuis la gestation d'Oddity, l'admiration de Franck CARDUCCI pour l'ex-guitariste de GENESIS a eu le temps de devenir largement réciproque !...

Cependant, il y a moins d'invités sur ce disque que pour le premier album, moins de changements de musiciens selon le morceau aussi, ce qui permet de mettre davantage en valeur la cohésion du groupe, le même que lors des concerts effectués depuis 2011. En premier lieu, on retrouve Christophe Obadia, un vieil ami de CARDUCCI, et qui par son jeu, nous régale autant dans son envie de coller à l'esprit HACKETT par moments ("Artifical Love", une marche militaire en rythme 7/4 !) que le reste du temps où il déroule le toucher qui lui est propre.

La rythmique Falso-CARDUCCI forte et polyvalente, passe sans complexe de moments blues-rock "presque" basiques aux cassures rythmiques typiquement prog de "Torn Apart" -et ce duel de guitares ! On apprécie encore sur ce disque l'abondance des claviers solistes ou non, piano, orgue Hammond, synthés, Mellotron... Quand il joue massivement, le groupe et le propos qu'il développe ne sont pas sans rappeler les débuts de MARILLION (l'intro de "Journey Through the Mind"), et pour coller de près au concept des chansons, n'hésitent pas à fournir des interludes purement "ambiancés", comme le milieu d'"A Brief Tale of Time".

Les textes comme la musique sont imprégnés des circonvolutions de l'esprit humain, amour, quête personnelle... Cependant, on remarque une certaine fluidité, et Franck CARDUCCI, le chanteur, donne le sentiment avec Torn Apart de trouver un meilleur équilibre entre son interprétation et sa manière de composer par rapport à Oddity. Il est même parfois rejoint par la choriste Mary Reynaud, déjà présente au cours de la tournée précédente, mais encore trop rare ici hélas, malgré des duos superbes ("A Brief Tale of Time", "Journey Through the Mind").

Le disque perd aussi un peu de son souffle lors de son dernier tiers, ce qui reste mineur face à la richesse de l'opus : trois morceaux dépassant les dix minutes et où différents genres se côtoient, d'autres nettement plus courts et qui ne dépareillent pas. Le final, sous forme de ballade à la Tony BANKS (GENESIS), est réussie, et nous avons en prime une reprise du génial "School" de SUPERTRAMP, sans surprise car fidèle à l'originale, mais vigoureuse et soignée. Un très bon cru !

http://www.cdbaby.com/cd/franckcarducci
https://www.facebook.com/franckcarducci/timeline

A lire aussi en ROCK PROGRESSIF par MARCO STIVELL :


René WERNEER
Ecoutez Tous, Pauvres Et Riches (1978)
Folk progressif, plus rock que malicorne




CURVED AIR
Air Cut (1973)
Pop-rock progressif à son meilleur


Marquez et partagez





 
   MARCO STIVELL

 
  N/A



- Franck Carducci (chant, basse, guitare, mellotron)
- Christophe Obadia (guitare lead, talk box)
- Oliver Castan (orgue hammond)
- Mathieu Spaeter (guitare lead)
- Laurent Falso (batterie)
- Richard Vecchi (orgue, synthétiseurs)
- Mary Reynaud (choeurs)
- +
- Steve Hackett (guitare sur 2)
- Michael Strobel (guitare sur 7)


1. Torn Apart
2. Closer To Irreversible
3. Journey Through The Mind
4. Artificial Love
5. A Brief Tale Of Time
6. Girlfriend For A Day
7. Mr. Hyde & Dr. Jekyll
8. Artificial Paradises
9. School



             



1999 - 2018 © Nightfall.fr - Comment Soutenir Nightfall ? - Nous contacter - Webdesign : Inox Prod