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- Membre : The Police , Manu Katché

STING - Ten Summoner's Tales (1993)
Par SOPHIE le 31 Janvier 2006          Consultée 4621 fois

Voici venir le 4° album de Sting après le fabuleux « Soul Cages ». Difficile d’enchaîner après un tel chef d’œuvre, difficile de ne pas décevoir. Hélas, quand on monte très haut, on risque fortement de redescendre. D’aucuns diront que Sting évite de se répéter dans cet album, moi je dis que les albums précédents étaient simplement plus cohérents et que dans cet opus sans doute plus varié, je trouve quelques perles mais je n’accroche pas sur la longueur. L’intérêt que je porte à Sting a commencé à s’essouffler ici.
Ce nouvel opus renferme de très bonnes choses, mais il dure près d’une heure, 12 chansons très inégales (10 histoires + un prologue et un épilogue). Mais voyons cela dans le détail.

« If I ever lose my faith in you » est un bon titre, un tube avec un refrain qui reste en mémoire, mais le couplet est quelque peu ennuyeux. Et malheureusement la suite est de la même veine : « Love is stronger than justice » est très particulier, une sorte de rap à la rythmique décalée (très ennuyeux) qui enchaîne sur un refrain aux couleurs country music, intéressant, puis un final au piano, très jazzy. Particulier oui, mais pas très attrayant.

« Fields of gold » est une jolie ballade, reprise par la suite avec i Muvrini. Puis nous retournons au rap reggaesque avec « Heavy cloud no rain ».

On se réveille un peu avec « She’s too good for me »,un swing plutôt rigolo, une partie au style lyrique au milieu : faut-il se faire accepter tel qu’on est par la femme que l’on aime ou changer pour lui faire plaisir ? Suite logique « Seven days », encore des problèmes avec les femmes, la mélodie est très belle, belle rythmique, on retrouve enfin la qualité d’écriture et l’humour aussi de Sting, le manque de courage qu’il exprime dans cette chanson me fait penser à « Can’t stand losing you » de Police.

Et nous revoilà sur un rap décalé, « Saint Augustine in hell », rupture au milieu de la chanson avec la voix d’un diable très… chaleureux. La fin de la chanson est orchestrée pratiquement comme un canon, une partie de couplet dans une oreille, une autre mélodie dans l’autre.

« It’s probably me » est un hit à juste titre, générique du film « l’Arme Fatale », touche jazzy discrètement déposée par la trompette bouchée.
Mais le joyau de cet album, si vous n’en écoutez qu’une seule chanson, je vous conseille celle-là : « Shape of my heart », Dominic Miller est merveilleux à la guitare sèche, un solo d’harmonica, des violons, violoncelle. Et pour ne rien gâter, un très beau texte : une comparaison entre l’amour et la tactique du joueur de cartes. Une fois que vous êtes parvenu à ce point de l’album, vous n’avez plus envie d’écouter le reste, et d’ailleurs le reste n’a plus vraiment d’importance.

En résumé, cet album a d’indéniables qualités musicales, très épuré, la recherche tient dans la manière d’harmoniser de vrais instruments, peu de technique. Mais il manque de musicalité, du moins, cet ingrédient n’a pas été disséminé équitablement.

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   SOPHIE

 
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- Dominic Miller (guitares)
- Vinnie Colaiuta (batterie)
- David Sancious (claviers)
- Sting (basse, chant…)


1. Prologue (if I Ever Lose My Faith In You)
2. Love Is Stronger Than Justice
3. Fields Of Gold
4. Heavy Cloud No Rain
5. She’s Too Good For Me
6. Seven Days
7. Saint Augustine In Hell
8. It’s Probably Me
9. Everybody Laughed But Me
10. Shape Of My Heart
11. Something The Boy Said
12. Epilogue ( Nothin’ Bout Me)



             



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