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PUNK-ROCK  |  STUDIO

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- Style : Kottak

GREEN DAY - Dookie (1994)
Par MR. AMEFORGEE le 3 Février 2006          Consultée 5566 fois

La « légende » raconte que, en cette année 1994, alors que le grunge était en train de péricliter et que le rock moderne parvenait à un carrefour, deux albums propulsèrent le punk-rock californien en des cimes de popularité. Le troisième album de Green Day, répondant au doux nom de Dookie, fut l’un d’eux.

Et en effet, on se trouve en présence du parfait stéréotype de punk rock californien, tel que l’on peut en trouver à la pelle et qui se caractérise par des morceaux plutôt courts, des guitares saturées, une batterie qui tape, et un ton volontairement cool et potache. La parfaite bande son des campus américains, s’adressant à des jeunes qui découvrent le rock et qui n’aiment pas trop le Elvis à papa. Par-ci par-là, on perçoit en filigrane quelques influences plus traditionnellement punk (The Damned) ou vieux rock (les Beach Boys, sur « Pulling Teeth » notamment). Dookie se veut morveux, choquant, mais c’est du punk sans griffes, aussi inoffensif qu’une bombe puante et corrélativement plutôt ennuyeux.

Le long des quatorze titres qui jalonnent l’album, on a affaire à la même recette, répétitive, décrite plus haut. Il y a bien quelques variations de tempo, quelques approches un peu différentes (« Long View », « She », « When I Come Around », « F.O.D. »), mais ça ne sert pas à grand chose : il manque soit la hargne, soit la profondeur.
Ne parlons pas des musiciens : la voix de Billie Joe Armstrong, nasillarde au possible, est assez insupportable ; les riffs de guitare sont enveloppés dans du coton, histoire de ne pas trop effrayer ; bon, d’accord, Tré Cool s’en sort à la batterie. Dans ces conditions, les meilleurs morceaux sont ceux qui parviennent à accrocher l’oreille à l’aide d’une mélodie un peu plus travaillée, un peu moins anodine, mais finalement, il faut persévérer dans l’écoute pour parvenir à en déceler quelques unes.
Et « Long View » avec sa ligne de basse groovy, « Welcome to Paradise » et son refrain potable ou encore le fameux « Basket Case », me demandera-t-on ? Certes, ils sont plaisants, surtout « Basket Case » qui est vraiment au dessus du lot, mais c’est quand même du très léger. Rien à voir avec leur récent American Idiot ou bien, pour opérer une comparaison avec le deuxième album punk-rock qui fit la joie de MTV en 1994, avec le Smash de Offspring.

Un doute m’assaille, peut-être que je suis devenu un vieux con pour être à ce point insensible à cette musique à l’ardeur juvénile, qui ne se prend certainement pas la tête. C’est une éventualité à laquelle on est tous confronté un jour. Mais je pense qu’il n’en est rien (laissez-moi cette illusion...) : mon principal grief n’est pas l’ardeur, mais le manque d’ardeur. Dookie est un album trop gentil. Merde, quoi !

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   MR. AMEFORGEE

 
  N/A



- Billie Joe Armstrong (guitare, chant)
- Mike Dirnt (basse, choeur)
- Tré Cool (batterie, choeur)


1. Burnout
2. Having A Blast
3. Chump
4. Longview
5. Welcome To Paradise
6. Pulling Teeth
7. Basket Case
8. She
9. Sassafras Roots
10. When I Come Around
11. Coming Clean
12. Emenius Sleepus
13. In The End
14. F.o.d.



             



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