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DOOM METAL  |  STUDIO

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1990 Lost Paradise
1991 Gothic
1992 Shades Of God
1993 Icon
1995 Draconian Times
1997 One Second
1998 As We Die For... Paradis...
1999 Host
2001 Believe In Nothing
2002 Symbol Of Life
  Evolve
2003 Live At The Bbc
2005 Paradise Lost
2007 In Requiem
2008 The Anatomy Of Melanchol...
  The Anatomy Of Melanchol...
2009 Drown In Darkness - The ...
  Faith Divides Us, Dea...
2011 Draconian Times Mmxi
2012 Tragic Idol
2013 Tragic Illusion 25
2015 Symphony For The Lost
  The Plague Within
2017 Medusa
 

- Membre : Cradle Of Filth

PARADISE LOST - The Plague Within (2015)
Par CHIPSTOUILLE le 17 Novembre 2015          Consultée 1218 fois

Plus sombre, plus lent, plus épais, plus extrême, cela semble être le credo de PARADISE LOST ces dernières années. D’album en album, par petites touches successives, le groupe repasse en revue ses gloires passées, au point de revenir ici au-delà de ses sommets. Reconnaissons qu’à défaut d’innover, la bande d’Halifax évite de trop se répéter. Tragic Idol renouait avec cette lenteur Doom que l’on n’avait plus réellement entendue depuis Gothic, sans renier le parcours depuis. Un savant mélange, moins facile d’accès, que les adeptes plus tardifs de la troupe anglaise auront peut-être eu du mal à appréhender.

Ce n’est certainement pas The Plague Within qui les convaincra de repasser à la caisse. Nick Holmes en effet, vient de succéder à Mickaël Akerfield (OPETH) et Peter Tägtgren (HYPOCRISY, PAIN…) au sein de BLOODBATH. Formation Death Old School oblige, il entonne sur leur quatrième album Grand Morbid Funeral (2014) des grugru gutturaux qu’il avait délaissés depuis Shades Of God en 1992 (voire Lost Paradise). C’est donc en toute logique qu’il reprend l’exercice sur The Plague Within, et à peine passées les premières mesures de "No Hope In Sight", le groupe annonce la couleur. PARADISE LOST, bien des années après avoir simulé DEPECHE MODE, vient de repasser après l’avoir si longtemps côtoyée, la frontière du métal extrême érigée par SLAYER en 1986.

Néanmoins, à l’image des exercices précédents, le retour en arrière n’est que partiel. Le chant clair est toujours présent, et quiconque possède des affinités avec PARADISE LOST se doit d’essayer l’ouvrage. A la manière d’OPETH, SOILWORK ou ORPHANED LAND il y a des années, le quintette varie ses vocalises en passant d’un registre à l’autre, ce qui pour ma part, a toujours fonctionné.

D’un point de vue strictement musical, l’album n’est pas si éloigné de ses trois prédécesseurs. The Plague Within paraît peut-être plus rugueux, les claviers donnant habituellement la coloration gothique de l’ensemble se font en effet plus rares qu’à l’accoutumée. Ce sont d’ailleurs des cordes frottées, plus que frappées qui viennent, comme sur "Sacrifice the flame", nuancer le propos. The Plague Within reste toutefois excellemment produit, et si le lubrifiant acoustique peut manquer par endroits, on reste très éloigné des tréfonds de cavernes norvégiennes des disques de Black Metal les moins avenants. On remarque toutefois, en réécoutant aujourd’hui les albums Paradise Lost et In Requiem, que s’il s’était bien produit un changement entre les deux, la cassure n’était pas si nette qu’avec les albums sortis depuis.

Pour ceux qui regrettent que PARADISE LOST ne pousse pas le rythme plus souvent comme sur "Once Solemn", "Terminal" pourrait leur donner ici satisfaction. "Flesh From Bone", accélère également la cadence au point de rappeler un certain DIMMU BORGIR par instants. Dans un registre plus Power Metal (celui de PANTERA selon la définition européenne), "Punishment through time" délivre une dose massive de testostérone, allant presque jusqu’à me contredire quant aux aspirations Doom du combo. Enfin, autre clin d’œil remarquable, "Victims of the past" nous ravit de quelques passages en tapping qui ne sont pas sans rappeler l’excellence de "Joys of Emptiness" sur Icon.

Reste une collection de chansons (oui, Nick Holmes chante avant tout) qui ne sont pas faites pour vous remonter le moral. The Plague Within est fait d’une mélasse épaisse et poisseuse, une marée noire dans laquelle s’ébattent maladroitement et sans espoir quelques malchanceux aviaires. Le disque est à l’image de sa pochette, sans couleur. Comme toute œuvre de doom, il vous faudra donc des dispositions particulières pour rentrer dans la danse. Relativement uniforme, il s’écoute d’un bloc, sans réellement disposer d’un titre « faire-valoir » qui ressortirait du lot et ce malgré les quelques exceptions que nous avions énumérées au paragraphe précédent. PARADISE LOST a malheureusement trop fléché son chemin, en revenant systématiquement quelques années de plus en arrière à chaque nouvelle itération. La question est de savoir ce qu'il va bien pouvoir se produire lorsque faute de nouvelles choses à dire, le combo désormais en position foetale, sera revenu à l'état d'embryon.

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   CHIPSTOUILLE

 
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- Nick Holmes (chant, vocaux)
- Greg Macintosh (guitare électrique, claviers)
- Adrian Erlandson (batterie)
- Aaron Aedy (guitare électrique)
- Steve Edmonson (guitare basse)


1. No Hope In Sight
2. Terminal
3. An Eternity Of Lies
4. Punishment Through Time
5. Beneath Broken Earth
6. Sacrifice The Flame
7. Victim Of The Past
8. Flesh From Bone
9. Cry Out
10. Return To The Sun



             



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