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HARD ROCK éPIQUE   |  LIVE

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1970 Very 'eavy Very 'umbl...
1971 Salisbury
  Look At Yourself
1972 Demons And Wizards
  The Magician's Birthd...
1973 Live
  Sweet Freedom
1974 Wonderworld
  Live At Shepperton '74
1975 Return To Fantasy
1976 High And Mighty
1977 Firefly
  Innocent Victim
1978 Fallen Angel
1980 Conquest
1982 Abominog
1983 Head First
1985 Equator
1988 Moscow And Beyond
1989 Raging Silence
1991 Different World
1995 Sea Of Light
1996 Spellbinder
1998 Sonic Origami
2001 Electrically Driven
  Acoustically Driven
  Remasters
2002 Between Two Worlds
2003 Live In The Usa
2008 Wake The Sleeper
2014 Outsider
2018 Living The Dream
 

- Style : Magnum, Deep Purple, Ghost
- Membre : Ac/dc, Manfred Mann's Earth Band, The Firm , Uk, David Bowie , Black Sabbath, Blackfoot, Ozzy Osbourne , King Crimson, Asia
- Style + Membre : Toe Fat
 

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URIAH HEEP - Live In Moskow (1988)
Par LONG JOHN SILVER le 1er Août 2022          Consultée 276 fois

Après le départ de deux de ses membres, URIAH HEEP poursuit sa transhumance, tout d’abord grâce à l’arrivée de Phil Lanzon (ex-GRAND PRIX ou encore SWEET) aux claviers, une bonne pioche, puis celle de Stef Fontaine au micro, un chanteur de L.A. qui ne fera pas long feu car complètement ingérable. Décidemment. Oui mais voilà qu’apparaît un dénommé Bernie Shaw, canadien de nationalité, qui a fait partie des PRAYING MANTIS mais aussi de GRAND PRIX. Le mec est engagé et depuis il est toujours là. Comme Lanzon. Pour l’époque, le groupe reste une attraction en Allemagne, aussi y effectue-t-il une longue tournée au printemps 1987 avant d’aller aux Pays Bas, au Danemark, en Autriche ou encore en Suède. Ce qui le mène à l’automne. L’opportunité de jouer en Russie se présente pour la fin de l’année, soit une résidence de 10 soirs à l’Olympic Stadium de Moscou. Cela avant de caler quelques dates en (ce qui s’appelait encore) Tchécoslovaquie. Le management du HEEP avait fort bien saisi l’importance de tourner sur des terres peu fréquentées par le circuit rock’n’roll jusqu’alors. On a vu le groupe traîner ses guêtres en Asie, en Océanie et en Amérique du sud. Fin eighties, l’Europe de l’est ouvre timidement ses portes car la guerre froide touche à son terme. URIAH HEEP devient donc le premier groupe de rock à être autorisé à jouer` beside the iron curtain’. Petite précision, quelques artistes Pop avaient été autorisés à franchir ce cap, Elton JOHN, Cliff RCHARD ou encre Billy JOEL. C’est ainsi que le HEEP, véritable groupe de rock pêchu néanmoins devenu groupe de second plan, dont la gloire vit dans le passé, obtient un triomphe durant son séjour russe, face à une audience cumulée de 180 000 spectateurs. Personne ne s’y attendait. Album Live tiré dudit événement témoignerait rapidement de l’affaire.

Léger flashback avant d’ouvrir le sujet du Live In Moskow, publié en 1988 sur Legacy : l’échec patent de l’album Equator eut pour conséquence immédiate la rupture du deal avec la major Columbia. Cependant, le label Castle publia –en catimini- de son côté deux disques Liveen 1986 : le parfaitement dispensable Live At Shepperton 74’ (pourtant interprété par la formation reine du groupe, ici dans un mauvais soir) ainsi que l’excellentissime Live Europe 1979 (témoignage de la dernière tournée avec John Lawton). Les sursauts du HEEP n’engageaient guère –a priori- le public à tendre l’oreille à ce nouveau Live. Si ce n’est que l’événement avait provoqué son effet et que Legacy sut le faire savoir, même si le disque ne fut pas publié aux U.S.A.

Or, l’auditeur ne pouvait que constater un fait pourtant rapporté par les témoins du groupe en Live : ses musiciens sont des tueurs sur scène, cela par la grâce d’une cohésion parfaitement palpable. Et surtout, Bernie Shaw au chant relevait le gant avec force et éclat. Alors oui, on peut bien chipoter sur quelques détails, comme sur le son des synthés, typés 80’s, l’orientation AOR confirmée par les trois inédits que contient la galette, le fait que quelques classiques (pourtant joués ces soirs-là) n’aient pas trouvé leur place sur la première édition (dont il est question ici) du disque. Tout cela se voit balayé par l’enthousiasme qui se dégage des prestations retenues ou encore par le son du bousin qui chamboule tout.
On commence à fond les ballons avec "Bird of Prey", un classique abandonné par le groupe pendant un bail, d’emblée Shaw nous plie sur ses aigus et derrière ça bastonne grave. Les autres titres de la grande époque sont tous convaincants car Shaw possède la capacité à s’adapter à tout le répertoire déjà disponible du groupe. Les chœurs majestueux sont parfaitement retranscrits par le reste des musiciens, alors que Lee Kerslake (le batteur) assure la seconde voix qui contraste dans les graves avec la voix plus haut perchée de son chanteur. On l’entend fort bien sur "Stealin’" ou "The Wizard". L’enchaînement "The Wizard"/"July Morning" nous propulse aux sommets de l’épique comme pendant les plus belles heures du HEEP.

Deux chansons de l’ère Goalby ont été retenues sur la première version de Live In Moskow, "That’s The Way That It Is" ainsi que "Too Scared To Run", deux sommets tirés du très recommandable Abominog, où Shaw brille de mille feux et où Mick Box est impérial s’agissant du solo de la seconde chanson citée plus haut. Le même Box souhaitant indiquer au public où s’orientait son groupe, choix fut fait de proposer, non pas un ni deux, mais bien trois titres inédits ! Ce qui est plutôt courageux quand on sait la frilosité dont font souvent preuve les artistes établis. L’AOR y reste clairement d’actualité si ce n’est que la configuration Live du son empêche certaines manipulations devenues malaisantes avec le recul du temps. "Corina" et "Pacific Highways", deux titres up-tempo, s’inscrivent avec bonheur au menu, emportés par des zicos heureux d’être là. On aurait préféré que Bernie Shaw chante l’entièreté de "Mister Majestic" -une bonne chanson- or c’est Lanzon qui s’y colle et sa voix n’est pas merveilleuse. Mais bon...

C’est donc une jolie baffe que nous refourgue un URIAH HEEP en plein retour de confiance, galvanisé par un line-up qui durerait un sacré moment puisque, fait parfaitement nouveau concernant cette formation, il resta inchangé pendant 20 ans ! Avis à ceusses qui souhaiteraient pousser un peu plus loin leur exploration du passage du HEEP en terres moscovites : Une édition de ce Live, publiée en 1992, comprend trois titres en bonus, "Gypsy" ainsi que deux morceaux extraits de l’album Equator, le dernier en date du moment, "Rockorama" et "Heartache City". Le DVD Moskow And Beyond contient en surcroit les classiques "Gypsy", "Look At Yourself" et "Lady In Black" ainsi que les –alors- inédits "Rich Kid" et "Bad Bad Man" qu’on trouverait sur l’album Raging Silence publié en 1989. Quoi qu’il en soit Live In Moskow demeure un témoignage historique sur le parcours hors normes de l’increvable formation british. Que du bonheur !

Scène post-générique : Suite au succès acquis par URIAH HEEP en Russie, de nombreux groupes de rock franchirent la frontière, on pense notamment au festival de 1989 (Moskow Peace Festival) incluant SCORPIONS, MOTLEY CRÜE ou BON JOVI. Bon d'accord, BON JOVI c'est pas (vraiment) du rock... et SCORPIONS ?

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   LONG JOHN SILVER

 
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- Mick Box (guitare, chœurs)
- Lee Kerslake (batterie, chœurs)
- Trevor Bolder (basse, chœurs)
- Phil Lanzon (claviers, chant, chœurs)
- Bernie Shaw (chant)


1. Bird Of Prey
2. Stealin'
3. Too Scared To Run
4. Corina
5. Mister Majestic
6. The Wizard
7. July Morning
8. Easy Livin'
9. That's The Way That It Is
10. Pacific Highway



             



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