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RICK WAKEMAN - Piano Portraits (2017)
Par BAKER le 9 Novembre 2017          Consultée 290 fois

Il est désormais clair que Rick WAKEMAN est sur la fin de sa carrière, et qu’il se concentre plus sur le passé que le futur ; après pas moins de trois réenregistrements d’albums complets (les trois premiers, les trois meilleurs, trois originaux indispensables et trois réenregistrements très sympathiques), le voici qui s’attaque au disque de covers (plus un inédit adorable). Et façon piano solo : zéro tracas, zéro blablas, du bare-bones pur à l’ancienne. Un exercice périlleux car si l’implication n’atteint pas un seuil minimal, on tombe dans le chiant. Il n’y a pas d’autre mot. Et croyez-moi, des albums de piano solo ennuyeux, il y en a assez pour colmater la muraille de Chine. Mais ce disque est né sous de bons auspices : fait par WAKEMAN par envie, et par jeu, et suite au succès populaire de son hommage à David BOWIE. Bref, pas une commande de maisons de disques. Ou une petite commande, toute minuscule hein, une commandinette.

On sera donc d’autant plus surpris devant l’accueil phénoménal réservé à cet album : il s’est très, vraiment très bien vendu. Un succès fou, ouh ouh ouh. En fait, en Angleterre, seuls THE XX, Mike OLDFIELD (!) et cette cuvette d’eau tiède d’Ed SHEERAN ont pu faire mieux que lui. Impressionnant qu’en 2017 un album de piano solo de reprises populaires puisse encore autant intéresser. Mais le résultat est là : si rien n’est flamboyant, ce disque possède, oh, pas une âme, il ne faut pas charrier, mais une ambiance indéniable. Virtuose, Rick l’est toujours, jouant sur un vrai piano avec une flamboyance certaine (il est toujours aussi en forme depuis le dos de pochette de "TORMATO"), mais surtout ce disque donne la véritable impression d’écouter un pote un peu pianiste tâter des touches pour amuser les potes pendant un bon digestif au coin du feu. Que ce soient des hymnes, des BEATLESries ("Help" et son parfum fraise, le feu d’artifice clôturant le disque), des pages classiques un peu culcul mais si agréables, sans compter deux classiques BOWIEsques, on est en Nostalgie, doux pays propice à la rêverie. Les titres ne sont pas joués note à note, ce sont plus des impressions, et c’est franchement tant mieux. Il faut juste prendre un demi comprimé de Diamicron après "I’m Not In Love" et "Morning Has Broken".

Une surprise donc, déjà l’existence de ce disque et sa résonance dans le coeur du public anglais, et puis le fait que s’il n’apporte absolument rien à quoi que ce soit, il n’en est pas moins tout croquignolet dans sa simplicité et son manque total d’orgueil. C’est de la variété de papa, on est d’accord, mais attention, vous rajeunissez pas vous non plus. La tracklist est variée, coquine, non lassante, et finalement, on se dit que comme le sieur Jordan RUDESS, WAKEMAN a contribué à soi-disant révolutionner les synthétiseurs, mais c'est encore derrière un bon vieux Steinway sans électricité que les deux compères s'en tirent le mieux. En France, on a Clayderman (qui n'est d'ailleurs pas si mauvais que ça) ; en perfide Albion, ils ont désormais Wakeman.

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- Rick Wakeman (piano)


1. Help
2. Stairway To Heaven
3. Life On Mars
4. I’m Not In Love
5. Wonderous Stories
6. Berceuse
7. Amazing Grace
8. Swan Lake
9. Morning Has Broken
10. Summertime
11. Space Oddity
12. Dance Of The Damselflies
13. Clair De Lune
14. I Vow To Thee My Country
15. Eleanor Rigby



             



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