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CROSSOVER HARDCORE/MéTAL  |  E.P

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1990 Beg To Differ
1991 Prove You Wrong
1994 The Cleansing
1996 Rude Awakening
2003 Scorpio Rising
2007 Power Of The Damager
2012 Carved Into Stone
2014 Ruining Lives
 

- Membre : Madonna, Danzig, Soulfly
- Style + Membre : Ministry, Killing Joke
 

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PRONG - Primitive Origins (1987)
Par NOSFERATU le 2 Mai 2018          Consultée 177 fois

Au milieu des effervescentes “eighties”, différentes scènes extrémistes cohabitent à New York. Ainsi, les hardcoreux suivent les exactions soniques des AGNOSTIC FRONT et autres YOUTH OF TODAY. Les “no waveux” s’entichent du bruitisme arty d’un SONIC YOUTH. Les noiseux étudient scrupuleusement les mélodies déviantes garage d’un PUSSY GALORE. Les metalleux suivent de près les élucubrations speed/thrash d’un OVERKILL.
Un groupe attire à lui seul cependant toutes ces différentes tribus comme échappées d’un film contemporain Z style “Les guerriers du bronx”, le fameux trio PRONG.


A l’origine (forcément primitive donc !), un projet formé autour de la personnalité complexe de Tommy Victor.
Ce "headbanger punk" fréquente alors assidûment le fameux club CBGB où toute la fine fleur de la post punkitude se produit. A force d’y aller, il en devient le sonorisateur attitré et sympathise même avec le portier de la fameuse salle, un certain Mike Kirland. Il prend la gratte, l’autre s’attelle à la basse, formant un power trio sur le modèle avoué de MOTORHEAD. Le groupe se complète avec Ted Parsons qui joue du tambour au sein des très bruyants SWANS que l’on retrouvera ultérieurement dans la même famille frappadingue dite indus métal (GODFLESH, la bande à Jaz Coleman, JESU).
Outre les SWANS et le gang à Lemmy, le groupe s’entiche des œuvres décalées de BLACK SABBATH, CHROME, KILLING JOKE, STRANGLERS, MISFITS. En gros, une mixture explosive de sonorités hardcore, post punk, industrielles.
En septembre 86, le combo donne un premier set enfiévré dans ladite salle et commence rapidement à se faire un nom dans l’underground new-yorkais.

Le résultat se concrétise par un premier Ep autoproduit (esprit hardcore “do it yourself" oblige) décapant intitulé “Primitive origins”. On n’est pas encore dans la formule qui fera les grandes heures de PRONG, c’est-à-dire un métal industriel singulier qui fera plus tard son petit effet. On entend surtout des bourrasques qui tiennent encore d’un punk hardcore sanguinaire, avec des effluves métalliques.
Le contenu est rapide et dépote grave. Pas d’effusions bourrines caractérisant un peu trop le son new- yorkais hardcore de l’époque. Ça tabasse durement mais avec une précision chirurgicale qui fait mouche à tous les coups et les morceaux ne dépassent pas en général les trois minutes.
Dès le premier titre (“Disbelief”), on est en terrain conquis. Un hardcore punk mâtiné de sonorités thrash métal avec des chœurs à la MADBALL. On appellera ce mélange détonnant du pur crossover, illustrant toujours les liens entre la vélocité propre au punk rock et la lourdeur du heavy métal que l’on retrouve durant la mème période chez SUICIDAL TENDENCIES, D.R.I ou CORROSION OF CONFORMITY. “Watchin” a un refrain qui rappelle presque les grandes heures de GBH. L’introduction de batterie de “Dreams like that” lorgne sérieusement vers la frappe impitoyable de Philty Taylor de MOTORHEAD. “In my veins” a un passage doom “sabbathien” retentissant.

Des plans noise rock à la WHITE ZOMBIE première mouture (autres potes locaux), il y en a dans “Denial” et “Dreams like that”. “Cling to life” possède même des parties “pré helmetiennes”. D’ailleurs, entre HELMET, autre quatuor destroy de la grosse pomme, et notre fameux trio, la guéguerre éclatera pour savoir qui a inventé cette redoutable recette décibellique basée sur le métal extrême, la noise expérimentale et un lourd climat industriel.
Le disque s’achève par un instrumental démentiel qui défouraille tout sur son passage.
Mais la cerise sur le gâteau est très certainement “Climate control” avec sa rythmique répétitive, puis une césure marquée par un riff ultime qui tue sa race à 13 minutes 35 secondes pile, du genre “fais un mosh part avec une bande de potes autour d’une bonne bière et un bon vieux film bis “années 80” style, tiens, pour rester toujours local “2019 après la chute de New York”. J'avais d'ailleurs passé cette tuerie dans un bar à Aix-en-Provence, un vieil ami punk s’était alors mis à tout casser rien qu’en entendant ce riff de la mort.

Crade et “street metal” dans l’esprit, cet EP n’annonce donc pas la machine à broyer que sera le PRONG postérieur mais inaugure une aventureuse discographie. A ranger dans votre discothèque dans le rayon “New york extrême années 80” (deux heures du matin pour reprendre le titre d’un excellent film de Ferrara !) entre les contemporains UNSANE, WHITE ZOMBIE et ADRENALIN O.D..

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   NOSFERATU

 
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- Tommy Victor (vocaux, guitare)
- Ted Parsons (batterie)
- Mike Kirkland (basse)


1. Disbelief
2. Watching
3. Cling To Life
4. Denial
5. Dreams Like That
6. In My Veins
7. Climate Control
8. Persecution



             



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