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ASTONVILLA - Live Acoustic (2001)
Par OULIPOP le 23 Mai 2018          Consultée 175 fois

Définitivement, ASTONVILLA est de ces groupes sur qui une certaine déveine semble avoir jeté son dévolu. Virés par BMG pour cause de ventes insuffisantes, les parisiens se retrouvent une nouvelle fois sans maison de disques à l’orée des années 2000 après que Sony eu démantelé le label Double T sur lequel était paru Extraversion, leur second album. Pour couronner le tout, le quintet devient trio suite aux départs consécutifs de deux membres historiques : Franck Pilant et Hocine Hallef.

Toutefois, l’heure ne semble pas être au découragement pour les franciliens. Loin de s’apitoyer sur leur sort, les voilà qui reprennent leur route début 2001 pour une série de concerts acoustiques à La Scène, un petit club situé au cœur du quartier de la Bastille à Paris. Ceci, après avoir pris soin d’engager un nouveau guitariste (Nicolas Muller, le frère du batteur) puis de signer chez le label indépendant Naïve.

Outre le fait de tenter de retranscrire au mieux l’ambiance née de ces instants en public, ce Live acoustic est aussi l’occasion pour ASTONVILLA de réenregistrer en studio dans des interprétations revisitées à grand renfort de cordes deux des meilleures chansons du disque éponyme : « Raisonne » et « Si les anges… » ; et c’est d’ailleurs par cette paire brillante qui débute l’album.
Ce qui frappe d’emblée à son écoute est la carté absolue du son. La gravité des versions originales semble en effet avoir disparu pour laisser place à un sublime ton aérien, tant les violons, altos et autres violoncelles font des merveilles en habillant habilement ce duo magnifique. Bref, une entrée en matière superbe avant de rentrer dans le vif du concert.

En toute logique, celui-ci se concentre sur les deux efforts du groupe parus jusque-là (Astonvilla et Extraversion) et voit ce dernier épaulé pour la circonstance par trois musiciens additionnels aux instruments pour le moins atypiques : percussions, boomerang, guimbarde et didgeridoo !
Pour autant, cela n’empêche pas certains titres d’être relativement similaires à leurs homologues studio. C’est par exemple le cas de « Peu importe » et « Longtemps déjà » qui, ici, n’apporte rien de plus et restent des morceaux plutôt fades.
D'autres pistes, en revanche, prennent une dimension autrement plus intéressante dans cette configuration. Citons « Commun coma » que les percussions entraînent sur un terrain plus tendu qu’à l’accoutumée, ou encore « Message terminé » qui se pare d’une aura mystérieuse et hypnotisante des plus jouissive !

Cette dualité entre interprétations peu passionnantes et relectures enthousiasmantes est finalement ce qui caractérise le mieux ce Live acoustic, tant le groupe oscille tout au long de l’album entre ces deux aspects.
Ainsi, « Bonne nouvelle » et « Les codes », malgré un restant de rythmique enlevée, peinent à convaincre en version débranchée et perdent considérablement en puissance d’impact sur l’auditeur. Il est également regrettable de constater la seconde présence de « Raisonne » qui, si elle reste une chanson tout à fait remarquable, fait ici pâle figure en comparaison de son pendant à cordes précédemment évoqué.
A l’inverse, « L’âge d’or » évolue en morceau absolument divin où la voix de Frédéric Franchitti fait des miracles tant elle virevolte magnifiquement entre force et douceur. Quant à « All apologies », emprunté bien évidemment à NIRVANA, voilà qu’elle devient une complainte tout en retenue ; tandis que « J’en rêve », en explorant plus encore son côté tribal, clôt somptueusement cette session en public.

En définitive, et vous l’aurez compris, Live acoustic est un enregistrement biscornu, à même d’alterner le meilleur comme l’insipide ; à l’image des efforts studios produits jusqu'alors par ASTONVILLA. Il permet néanmoins de (re)découvrir un groupe sincère et aventureux, et ce n’est finalement pas si mal !

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- Frédéric Franchitti (voix)
- Nicolas Muller (guitare, choeurs)
- Jean-baptiste Mory (basse, choeurs)
- Laurent Muller (batterie)
- Marco Sabiu (piano)
- Floriane Bonanni (cordes)
- Cyril Garac (violon)
- Marylène Vinciguerra (violon)
- Bertrand Raynaud (allo, violoncelle)
- Eduardo Tomassi (percussions)
- Wayne Jowandi Barker (boomerang, voix)
- Morteza Esmaili (didgeridoo, guimbarde)


1. Raisonne (version Cordes)
2. Si Les Anges... (version Cordes)
3. Eteignez Vos Portables
4. Raisonne
5. Commun Coma
6. I Won't Let You Go
7. Peu Importe
8. L'âge D'or
9. Bonne Nouvelle
10. Longtemps Déjà
11. Les Codes
12. Garbina
13. Message Terminé
14. All Apologies
15. J'en Rêve



             



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