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A FLOCK OF SEAGULLS - The Light At The End Of The World (1995)
Par ERWIN le 11 Juin 2018          Consultée 140 fois

Dix longues années sont passées. On en était resté en 86, avec un album mou du genou intitulé « Dream come true » qui ne présentait pas le moindre intérêt. Le groupe de mouettes brushés n'y a évidemment pas survécu. Chacun a suivi son petit bonhomme de chemin mais le seul à avoir poursuivi l'oeuvre a été Mike Score. En effet, le blondin peroxydé chanteur est resté fidèle au groupe et continue encore aujourd'hui de perpétuer la tradition autour des grands succès qu'il aura contribué à écrire au début des eighties. Bien sur, les trois autres membres ont disparu corps et bien, jusqu'à son frère batteur, qui est lui aussi resté aux USA. Alors cet album sorti en 95 regroupe la totalité des chansons que Mike aura composé depuis la fin du line up classique. La période couverte est ainsi de quasiment dix ans.

Les singles extraits de cet opus sont au nombre de trois. Le premier, au titre porteur d'espérance de « Magic » est sorti en 1989, pas moins de six ans avant la sortie de cet album, lors des derniers soubresauts qui ont agité la new wave. Hélas, dès la première écoute, on se demande si ce n'est pas une blague... Pas de refrains accrocheurs, pas de ligne mélodique mémorisable... Un coup d'épée dans l'eau. Prions pour que la suite soit meilleure. Mais « Burnin' up » sonne comme une espèce de croisement bâtard entre l'AOR pratiquée par SURVIVOR et des petits gimmicks restants de la glorieuse New Wave.. En 96, tout ceci n'a aucune chance de plaire aux ex ados des eighties, il y a même un solo de gratte à la Neal SCHON, très incongru au milieu d'une compo des mouettes brushées... Enfin, brushées, faut le dire vite, notre brave Mike Score a grossi et perdu pas mal de ses célèbres cheveux... Enfin, le synthé sonne synth pop sur le dernier single « Rainfall », c'est mou mou mou ! De la guimauve en barre... à gerber ! Les autres compos évoluent dans une veine pop assez lambda. C'est terrible mais on ne retrouve nulle part les accents si originaux du groupe. Voyez donc l'inconsistante « Setting sun », l'ignoble slow sucré « You're mine »

Des points positifs ? Oui allez on va citer l'efficace « Ordinary man » et sa belle gratte bien cold wave. Pour le coup nous voici revenu aux débuts de l'aventure des eighties. Bien foutu, avec une belle ambiance qu'on pourra rapprocher des DAMNED seconde période. Jolie mélodie sur « Hearts on fire », très AOR cette fois, on passe du coq à l'âne, mais une ambiance romantique et assez réussie, avec des nappes de synthés qui sonnent presque... Prog ? « Life is easy » et « Say you love me » ne sont pas vilaines, avec des refrains super réussis et des lignes mélodiques avantageuses... Pourquoi n'avoir pas pris ce genre de titres pour les singles ? Incompréhensible !

L'album s'achève sur deux instrumentaux. Ils sont plutôt agréables l'un comme l'autre même s'ils ne révolutionnent pas le genre. Disons que nous évoluons dans une sphère très proche du prog. Nous avons tout d'abord un 'instrumental basé sur la flute péruvienne qui n'est autre que le titre éponyme « The light at the end of the world » assez sympa, et dans la même genre l'opus se termine sur un « Seven seas » assez onirique. Seul problème, on se demande ce que ses titres font ici ? Pas le fond de commerce de A FLOCK OF SEAGULLS qui termine donc sa carrière dans une impasse inexplicable.

La faiblesse des trois singles ne prêche pas en faveur d'une note potable pour ce dernier opus des mouettes. Les pus mauvais titres de la galette. Inutile de se perdre en conjectures sur ce qui a conduit le groupe dans une telle situation. La new wave portait en elle même les prémices de sa chute, la superficialité et le concept de mode poussés à l'extrême. On referme donc le petit livre de ce groupe attachant et on avisera les fans de musique de se pencher attentivement sur les trois premiers albums. A FLOCK OF SEAGULLS a incontestablement fait l'histoire de la synth pop avec des éléments très originaux, telle la guitare incisive de Paul Reynolds. Et puis cette coupe de cheveux tout de même ! Peut-être même s'en souviendra-t-on mieux que des compos classiques du groupe... On avait dit superficialité ?

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   ERWIN

 
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- Mike Score (chant-claviers)
- Ed Berner (guitare)
- Dean Pichette (basse)
- A.j. Mazzeti (batterie)


1. Burnin Up
2. Magic
3. Setting Sun
4. Rainfall
5. Ordinary Man
6. You're Mine
7. Walking In The Garden
8. Heart's On Fire
9. Life Is Easy
10. Say You Love Me
11. The Light At The End Of The World
12. Seven Seas



             



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