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A FLOCK OF SEAGULLS - A Flock Of Seagulls (1982)
Par ERWIN le 28 Mai 2018          Consultée 384 fois

La majorité d'entre vous, petits veinards qui ont connu les eighties glorieuses, se souviendra de la coupe de cheveux du chanteur Mike Score. Cet espèce de mulet avec des cornes. Il y a de quoi s'en souvenir. Les moins vieux se souviendront de la coupe de cheveux d'un Chandler ado dans Friends. L'explication est fort simple, ce bon Mike est à l'époque de la formation du groupe un coiffeur. Ca ne s'invente pas ! Le groupe tire son nom d'une chanson des STRANGLERS et se forme à Liverpool autour du duo des frangins Score, Mike au chant et au clavier, son frère Ali à la batterie. Vont peu à peu se greffer leur pote bassiste Frank Maudsley, puis l'étonnant guitariste Paul Reynolds, un des rares musiciens de New Wave à adopter un son de guitare gras et distorsionné, choix qui fera partie des trademarks du groupe. Le combo répète quelques temps au-dessus du salon de coiffure de Mike, attaque le circuit des clubs et la new wave étant en pleine bourre, décroche un contrat avec Jive records.

Leur éponyme album sort donc en avril 82 et va faire un flan de tous les diables. La coiffure de Mike Scoe va interpeller la jeunesse, et les singles font avoir beaucoup de succès, notamment aux Etats-Unis, ce qui n'était pas une évidence. Deux premiers singles précédent même l'album. On débute par « Talking », que vous ne trouverez pas sur l'album : de la synth pop de belle allure, proche de YAZOO ou DEPECHE MODE avec des claviers telluriques. La video nous embarque dans une ambiance fictionnaire avec des aliens, assez chouette. Le suivant est « Telecommunication », qui n'est guère passé à la postérité, mais on peut aisément le situer dans la même ambiance que « Just can get enough » des voisins de Basildon, la guitare en plus, et avec sans doute plus de musicalité. Les débuts sont prometteurs.

On continue avec le troisième extrait de l'opus : il s'agit de « Modern love is automatic », une gratte fantomatique, une boîte à rythme bien cartonnée, un riff presque cold wave et des nappes de synthés judicieuses. L'ensemble a une gueule terrible et le chant « pressé » de Mike Score donne au titre une dimension superbe. Dites-vous bien que nous sommes ici au cœur de la new wave des eighties, celle qui aura expurgé tous les éléments punks pour ne garder que sa spécificité, des claviers sourds et une guitare aérienne. Quel souvenir !

Mais c'est avec « I ran » que le groupe des mouettes va percer. La video n'a rien de bien subversif, mais l'ambiance, la gratte, le son et les attitudes du chanteur mike Score sont en plein dans le mille de la mode d'alors. C'est efficace, calibré et donc digne de l'attention des ados d'alors. Petite mélodie simple mais de bon aloi, avec un joli refrain. La chanson va atteindre les tops 10 des billboards les plus importants. C'est le jackpot ! J'avoue personnellement une nette préférence pour le single suivant, « Space age love song », assorti de sa touchante video avec une belle brunette qui me plaisait beaucoup. Sur un rythme rapide, un chant lancinant et addictif, et une guitare qui projette des notes cristallines mieux que The Edge n'aura jamais su le faire, un petit chef-d'oeuvre.

Pour le reste de l'album, je recommande particulièrement la stressante « Messages », avec ses jolis choeurs et sa guitare féérique qui tient la dragée haute aux singles précédents, encore une petite merveille, d'ailleurs ma préférée de cette livraison ! Encore une histoire de course avec « You can run » - on est souvent pressés chez les mouettes ! -. « You can run » et « Don't ask me » sont bâties sur le même modèle, avec toujours cette gratte d'airain qui revient, originale et novatrice. L'intro de « Standing in the doorway » penche plus vers une pop sophistiquée, puis une guitare volubile prend le pouvoir, avec un chant très habité de Mike. Toujours dans le speed, l'instrumental « DNA » a une belle allure et rappelle un peu certaines mélodies d'A-HA. « Man made » est enfin plus lent, mais toute aussi intéressante et fictionnaire. Finalement, seule « Tokyo » me semble légèrement en deçà du reste.

Quel beau premier album. A FLOCK OF SEAGULL impose un genre en mixant de manière efficace les synthés de Score et la guitare de Reynolds. Le genre est synth pop, sans le moindre doute, en plein accord avec la mode du moment. C'est un super moment à passer en 1982, et donc, une très bonne note pour ce premier album !

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   ERWIN

 
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   (2 chroniques)



- Mike Score (chant, synthés, guitare rythmique additionnelle)
- Paul Reynolds (guitare, chœurs)
- Frank Maudsley (basse, chœurs)
- Ali Score (batterie, percussions)


1. Modern Love Is Automatic
2. Messages
3. I Ran (so Far Away)
4. Space Age Love Song
5. You Can Run
6. Telecommunication
7. Standing In The Doorway
8. Don't Ask Me
9. D.n.a
10. Tokyo
11. Man Made



             



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