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- Style : A-ha, Duran Duran, Omd
- Membre : Dave Gahan , Yazoo, Martin Gore

DEPECHE MODE - Spirit (2017)
Par ERWIN le 10 Avril 2017          Consultée 1546 fois

Je confesse ne plus avoir le même attachement pour la musique des icônes de Basildon depuis le départ de Alan Wilder il y a... une génération donc... Pas un seul album ne m'ayant réellement séduit depuis Songs of faith and devotion. La situation est très claire, on repart de zéro pour me convaincre. Je n'évoque pas leur prestations live, qui ne m'incitent même plus à aller les voir en concert de nos jours... Bref, il faut tout de même reconnaître que parmi les cadors de la new wave, ils sont les seuls à avoir gardé un standing certain ainsi qu'une capacité à appâter les nouvelles générations. Nous avons à nouveau une pochette qui poursuit la quête des plus vilaines existantes, on a abandonné depuis longtemps tout espoir de ce point de vue.

Alors, nous avons un single, mais oui ! Et "Where's the revolution" nous ramène avec plaisir plus de 20 ans en arrière, de la synth pop de la plus grande tradition, et pour un aficionado comme moi, la jouissance n'est pas feinte, croyez-moi ! La guitare de Martin Gore abat de plus un boulot considérable pour donner au titre les aspects alternatifs qui séduiront la jeune population d'aujourd'hui. Voila un titre réussi assorti d'une video en noir et blanc que ne renieront pas les fans des années 80.. Il ne fait pas de doutes que Martin compose toujours aussi bien, c'est encourageant pour la poursuite de la découverte de l'opus.

D'ailleurs "Goin backwards" - aller à reculons - n'est-il pas révélateur d'une démarche chez eux à revenir vers quelque chose de plus qualitatif, à des valeurs plus proches de celles de leurs goûts de base ? Les souvenirs fusent, légions à cette écoute, on pense à "Behind the wheel" sur Music for the masses, même si le chant de Gahan et les backing de Martin ont évolué et que, malgré tout, ce n'est pas Wilder derrière la console. Le porte voix de ce même album se fait entendre sur la reptative "Scum", au refrain addictif même si déjà entendu. Ce petit rythme si Modien assurera certainement une efficacité maximale auprès des fameuses masses ! Je pointe d'une belle étoile le smoothy "The worst crime", avec une magnifique performance de Gahan au chant, qui ne force plus du tout sur sa voix pour la rendre enfin pleinement "authentique".

Nous retrouvons aussi avec plaisir les soliloquy chères à Martin Gore, on citera "The things you said", "Question of lust" ou "Sister night" pour situer. Ici, la mélancolique "Eternal" remplit son office c'est le cas de le dire tant le titre est cosmique. Certes d'une durée réduite mais cela ne joue pas sur la valeur de la composition dont les ondes sont tout simplement merveilleuses. "Fail" est peut-être moins mémorable, mais le petit blondinet dispense toujours autant d'émotions lorsqu'il chante ses compositions.

David Gahan, comme à l'accoutumée désormais, propose plusieurs compositions. C'est souvent là que le bas blesse, car son style d'écriture ne correspondait pas jusqu'alors à celui de son collègue. Du coup, quelle bonne surprise à la première écoute de "Poison heart", qui s'insère à merveille dans le continuum de DEPECHE MODE. La lancinance du titre, son orchestration minimaliste rappellent à foison les élans créateurs des grandes années de la fin des eighties. Là je dis Bravo ! Nous soulignerons aussi "No more", très réussie. On passe sur l'inconsistante "Cover me" pour conclure qu'on peut dorénavant compter sur Gahan pour perpétuer à son tour la postérité du groupe avec talent.

DEPECHE MODE était l'un des groupes majeurs de la New Wave des eighties, aujourd'hui, les collègues DURAN DURAN, A-HA ou OMD sont toujours là, mais aucun ne continue de rallier les suffrages comme le trio de Basildon. L'aspect résolument "Electro" de leur musique était probablement le plus apte à franchir les décennies pour s'adapter au mieux à l'évolution des modes. Je ne sais ce qu'il adviendra de cet opus, mais à mon sens, il est le plus réussi depuis la quadrilogie débutée avec Black celebration. Hautement recommandé !

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   (2 chroniques)



- David Gahan (chant)
- Martin Gore (guitares-claviers-chant)
- Andy Fletcher (claviers)


1. Going Backwards
2. Where's The Revolution
3. The Worst Crime
4. Scum
5. You Move
6. Cover Me
7. Eternal
8. Poison Heart
9. So Much Love
10. Poorman
11. No More
12. Fail



             



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