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 Marcus Miller (926)

Marcus MILLER - Laid Black (2018)
Par TEEMO le 19 Septembre 2018          Consultée 808 fois

Il y a trois ans « Afrodeezia » voyait le jour et constituait un hommage très personnel aux racines de Marcus Miller. Celui-ci était secondé par quelques invités choisis avec discernement et nous embarquait dans une excursion sur les traces de ses ancêtres, aussi bien aux quatre coins de l’Afrique que sur les îles caribéennes. Pour « Laid Black » Miller propose sa propre vision de la musique noire actuelle, avec pour influences principales le hip-hop, le trap, le R&B et bien sûr le gospel et la soul qui ne l’ont jamais quitté. Comme d’habitude Miller semble organiser une réunion de familles en faisant appel à de nombreux musiciens, le tout dans un esprit très décontracté, très « Laid Back » !

C’est donc un nouveau chapitre qu’écrit ici Marcus Miller, bien décidé à poursuivre le voyage. Il est toujours réjouissant qu’un musicien qui a travaillé avec Miles Davis et d’autres pointures de l’époque porte un regard sur la musique d’aujourd’hui. Pourtant, il n’est pas sûr que les fans de la période « Tutu » et de la facette la plus jazz du bassiste y trouvent leur compte ! Mais il est certain que les nouveaux genres qu’explore Marcus ont leurs propres codes rythmiques, ce qui est une aubaine pour un bassiste. D’après une interview, le morceau qui clôturait « Afrodeezia », « I Can’t Breathe », est une collaboration avec le rappeur CHUCK D qui peut être considérée comme un lien avec « Laid Black ».

Si les premières écoutes semblent afficher une baisse de régime de la part de Marcus Miller et de son équipe, on constate bien vite que les différents styles abordés s’incorporent parfaitement à la palette de couleurs musicales du bassiste. Le touché unique et ce sens de la mélodie qu’on lui connaît se mêlent avec brio à la boîte à rythme de « Trip Trap » et de « Untamed ». Ces deux morceaux ne sont pas sans rappeler une des influences majeures de Miller : Kendrick Lamar. « Keep ‘Em Running » est aussi directement issu du monde du rap et le bassiste y invite d’ailleurs son fils, le rappeur Julian Miller, pour un duo plutôt réussi.

L’ensemble de l’album est assez « smooth », comme disent les anglophones. L’humeur est à la relaxation et à la contemplation. Les ballades qui sont légions sur ce nouvel opus, sont synonymes d’une grande sensibilité de la part du bassiste. Ainsi, on ne peut passer à côté de « Que Sera Sera », une composition des années 50 gorgée de gospel et de soul que Selah Sue interprète avec une prestance littéralement à couper le souffle. Marcus Miller sait aussi toujours plaire avec une élégante simplicité comme en témoigne le jovial « No Limit ». Notons que « Sublimity ‘’Bunny’s Dream’’ » et « Preacher’s Kid » sont des ballades que Miller dédie à deux membres de sa famille décédés pendant l’enregistrement de l’album. Inévitablement, quelque chose se dégage de ces atmosphères enivrées de tendresse qui mettent notamment en exergue les talents Miller à la clarinette-basse, mais aussi ceux de Alex Han, prodige du saxophone que l’on a pu découvrir sur « Renaissance ».
A plusieurs reprises Miller prouve que sa verve est intacte tant dans ce qui a trait à ses qualités de composition, que dans sa capacité à fournir une puissance de frappe. « Trip Trap », que nous évoquions plus tôt, frappe en effet très fort avec ses lignes de basse ardentes et ses cuivres tranchants. « 7 T’s » est une collaboration très funky avec Trombone Shorty, un as du trombone venu de la Nouvelle-Orléans dont le jeu est fort dynamique. Bref, les concerts prévoient d’être endiablés !

L’ombre Miles Davis plane toujours au-dessus de Marcus Miller, qui confie s’être récemment surtout penché sur ses enregistrements des années 50. Néanmoins, « Laid Black » suit le fil conducteur de sa carrière d’un grand éclectisme en portant un regard sur la musique noire contemporaine. Un projet certes ambitieux que Miller honore haut la main.

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1. Trip Trap
2. Que Sera Sera
3. 7-t's
4. Sublimity 'bunny's Dream'
5. Untamed
6. No Limit
7. Someone To Love
8. Keep 'em Running
9. Preacher's Kid



             



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