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 Simple Minds (1359)

SIMPLE MINDS - Real Life (1991)
Par ARP2600 le 27 Août 2015          Consultée 665 fois

Real Life des SIMPLE MINDS est un disque plutôt décrié, et on peut se demander pourquoi... Ils ont fait pire avant comme après, et il est en fait très correct. Il y a mine de rien pas mal de choses à dire à son sujet, car il est celui où Jim Kerr et Charles Burchill se sont retrouvés seuls membres historiques aux commandes et où ils ont établi le modèle de la suite de leur carrière, une recette efficace bien que certains aient critiqué son adéquation à l'air du temps, ce qui n'est pas une remarque pertinente car il n'y a aucun intérêt réel à suivre les modes vu qu'elles n'ont qu'un temps.

Or donc, le claviériste Mick MacNeil est parti un beau jour de 1990, pour ne plus jamais revenir. Pour être franc, il n'a jamais été celui qui avait le plus de personnalité, s'adaptant plutôt aux besoins du groupe : ses effets sonores sur Empires and dance n'ont pas grand chose à voir avec les ritournelles de New Gold Dream ni avec les nappes douces de Street Fighting Years, mais c'est quand même une perte assez triste. Rappelons que le batteur originel Brian McGee avait été le premier à partir, finalement remplacé par Mel Gaynor, qu'on retrouve sur la plupart des albums suivants, y compris celui-ci. Pour autant, son implication totale au sein du groupe n'est pas claire. Par exemple, il est juste crédité comme collaborateur sur Street mais reviens ici comme membre à part entière... pour donner l'impression d'un trio comme le montre la pochette ?

Quant à la basse, l'éviction de Derek Forbes en 1985 reste l'événement le plus grave de l'existence du groupe. Sa basse tranchante n'a jamais été correctement remplacée, sans parler de sa part de composition. Il est bien revenu un moment entre 95 et 98 mais le cœur n'y était sans doute plus. Si on excepte Neapolis paru pendant cette période, sa dernière contribution était Sparkle in the rain. Je ne pense pas que ce soit un hasard si ce disque a servi de socle pour la suite à long terme de leur carrière. C'était peut-être un peu de Forbes qu'ils voulaient retrouver, mais ils ont également dû se rendre compte que Once upon a time était d'un style bien trop démodable. Déjà sur Street on voit un retour d'une tendance pop-rock d'une puissance tranquille (notamment sur « Wall of love » ), mais la chose est bien plus évidente sur Real Life et de là, sur tous les suivants. Bien sûr, cela fait revenir une certaine proximité avec U2, y compris au niveau du chant.

La différence avec Sparkle in the rain, c'est précisément ce qui a été obtenu sur Street Fighting Years, quelque chose de plus doux, de plus charmeur, de plus diffus. Real Life a tenté de combiner les deux, avec ma foi un certain bonheur. Ce qui plombe Street, c'est la longueur des chansons, 11 pour 61 minutes de musique, sans avoir la richesse d'écriture suffisante pour cela, ce qui fait que ce disque se traîne un peu. Real Life, lui, comporte plutôt 13 titres pour 51 minutes, c'est très différent. On sent une toute autre dynamique, ainsi qu'une plus grande volonté mélodique. Real Life est un disque au son un peu plus simple que son prédécesseur, avec moins de résonance et de graves, mais plus de mordant. Le résultat est moins enveloppant mais plus efficace.

Ces douze chansons, plus un intermède, sont assez variées. Curieusement, les tempos ne sont pas tellement plus rapides que sur Street, mais on ressent plus de mouvement. Les titres rapides sont bien catchy, tout autant « See the lights » que « Stand by love », « Ghostrider » ou « Travelling Man ». On pourrait râler sur les chœurs un peu trop présents et commerciaux, mais ils donnent un meilleur effet que sur Once upon a time. Un truc qui me chagrine plus est l'auto-pompe de « Let the Children Speak » sur « Theme for Great Cities », d'autant qu'on peut parier que peu de fans de l'époque 86-92 ont pris la peine d'écouter le grand Sons/Sister. Sinon, ce qui est plutôt bien vu pour la construction de l'album est la structure semblable de l'ouverture « Real life » et du final « When two worlds collide ». On trouve de nouveau quelques éléments world, surtout sur « African Skies » bien sûr. Enfin, si le mélange sonore de ce disque reste agréable, il trahit quand même l'année... ne fut-ce que sur « Woman » où on n'est pas si loin du We can't dance de GENESIS.

Voilà, tout est très valable ici-dessus, sans grand génie, mais quand même agréable, du moins si on est dans l'ambiance. Il faut éviter d'écouter ceci après quelque chose de bien percutant ou à la production sèche, le mélange peut facilement rendre ce style des SIMPLE MINDS agaçant, mieux vaut être d'humeur détendue. Sinon, rien à signaler, c'est même peut-être leur album le plus pertinent après 1984, car plus résistant que Once, plus efficace que Street et parce que tous les suivants ne sont que ses clones.

Note : Ce disque porte le même titre que le premier album de MAGAZINE, la grande influence de leurs débuts. Comme c'est curieux...

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- Jim Kerr (chant)
- Charles Burchill (guitares, claviers)
- Mel Gaynor (batterie)
- Malcolm Foster (basse)
- Peter John Vettese (claviers)
- Andy Duncan (percussions)


1. Real Life
2. See The Lights
3. Let There Be Love
4. Woman
5. Stand By Love
6. Let The Children Speak
7. African Skies
8. Ghostrider
9. Banging On The Door
10. Travelling Man
11. Rivers Of Ice
12. When Two Worlds Collide



             



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